Jeux Vidéo et Inclusivité : Célébrez le mois des fiertés !

Chaque année, le mois de juin est le théâtre de nombreuses représentations de la communauté LGBT+. Rassemblements, logos aux couleurs arc-en-ciel et comme ici, articles orientés sur le sujet. Parce que le monde du jeu vidéo est comme tout art, à l’image de nos sociétés, il tend donc aujourd’hui à représenter de plus en plus d’inclusivité. Et ceci, pour le plus grand bonheur des personnes concernées ! En effet, s’il n’est pas nécessaire de s’identifier au personnage pour jouer à un jeu, se voir représenté ajoute toujours un petit plus et c’est parfois d’ailleurs ce qui va nous donner envie de lancer un jeu. Alors si vous voulez vous faire une petite idée de ce qui existe de plus inclusif dans les jeux vidéo, vous êtes au bon endroit.

Les incontournables

Jeux Vidéo et Inclusivité : Célébrez le mois des fiertés en combinant diversité et renommée. Certains jeux voire licences ont su se démarquer au-delà de leur aspect inclusif. On pense bien entendu à The Last of Us, où les deux opus se veulent de plus en plus représentatifs des diverses minorités. Plus encore, la série vient ajouter encore plus d’inclusivité, Neil Druckmann montre donc une réelle volonté à n’invisibiliser personne.

Toujours dans l’univers de Sony, c’est Aloy qui a s’est éloigné des clichés féminins du jeu vidéo en jouant en premier lieu la carte de l’héroïne solitaire et totalement indépendante dans la saga Horizon. Cependant, l’ajout DLC Burning Shores renverse cet aspect de sa personnalité en affichant un rapprochement avec Seika.

De son côté, BioWare s’est toujours montré inclusif et ce, même avant 2010. Avec Baldur’s Gate, Mass Effect et Dragon Age. Côté Battle Royale, nous retrouvons beaucoup de représentations dans le lore d’Apex Legends. De son côté, Fortnite a profité du mois de juin pour vendre des skins aux couleurs arc-en-ciel et même créer un l’événement Rainbow Royale.

Les spécialistes du genre

Si même dans les jeux inclusifs, la grande majorité des personnages sont représentés comme hétérosexuels, certains univers inversent la tendance. On pense tout d’abord à Life is Strange dont l’une des lignes directrices est de mettre en avant les minorités. Si Deck Nine a suivi ce courant en reprenant la saga, notamment dans le DLC Wavelenghts avec le personnage de Steph, DON’T NOD reste cependant le spécialiste du genre. S’engageant dans Life is Strange 2 à dépeindre de manière poignante les problématiques liées au racisme visant les Mexicains aux États-Unis, le studio met aussi plus discrètement en lumière les actes homophobes, particulièrement dans un contexte religieux. Avec sa dernière création Lost Records : Bloom & Rage, DON’T NOD a encore une fois prouvé qu’on pouvait faire un jeu ultra-inclusif sans ajouter une lourdeur aux personnages. Le tout en transcrivant fidèlement le vécu particulier des adolescentes vis-à-vis de la découverte de l’amour et de la sexualité, sujet qui concerne finalement tout le monde.

Quand on parle de lourdeur de personnage, on peut penser à Dustborn. Si on est encore dans un milieu hyper-inclusif, la façon dont cette facette des personnages est traitée est loin d’être naturelle. Quantic Dream nous a pourtant habitués à des personnages bien écrits lorsqu’on repense à Detroit : Become Human par exemple. Jouer la carte de la diversité n’est donc pas toujours une chose aisée, surtout dans un jeu où les mots et les relations humaines sont des éléments centraux.

De la tragédie au romantique, en passant par la comédie

Tout n’est pas toujours gay et certains jeux axent leur histoire sur des faits tragiques. Marquant et dérangeant, The Town of Light est de ces jeux à ne pas faire si on est un peu sensible. Comme dans Gone Home, on y découvre à différents degrés, la façon dont l’homosexualité est rejetée. Un peu moins tragiques, les histoires de Lizbert et Eggabell dans Bugsnax et d’Adira et d’Hana dans Kena : Bridge of Spirit se ressemblent en tout point. Leur monde est sur le point de s’écrouler lorsque l’une d’entre elles décide de partir pour trouver une solution, mais tout ne se passe pas comme prévu.

Dans un registre beaucoup plus léger, entre Jeux Vidéo et Inclusivité : Célébrez le mois des fiertés, certains jeux ont choisi d’intégrer des personnages LGBT+ pour les tourner en dérision. Bien connu pour se moquer de tout et de tout le monde, South Park nous a même concocté tout un chapitre sur Mr.Esclave. Bien stéréotypé, toujours dans l’exagération et la surenchère, il dépasse de très loin le personnage de Zimos, qui lui aussi représente de façon comique et très grossière le libertinage très cliché des gays.

Restons avec volition pour parler romantisme. S’il est difficile de faire de lien entre cet adjectif et les créateurs de Saints Row, c’est parce qu’il faut plutôt aller voir du côté d’Agent of Mayhem. On y retrouve l’attachante Friday toujours à se soucier et à s’inquiéter pour la sécurité de sa chérie. Plus mignon encore, Haven qui dès le départ, nous permet de choisir un couple hétérosexuel, gay ou lesbien, nous plonge en pleine lune de miel. Constamment main dans la main, nos amoureux.ses vivent le grand Amour. Isolé sur une planète le couple a choisi de tout quitter par amour, ne pouvant être ensemble sur leur astre d’origine.

La simulation, au plus près de la réalité.

On ne fera pas mieux que les Sims en ce qui concerne la représentation. La licence s’est grandement améliorée au fil des années pour nous proposer aujourd’hui une expérience plus proche de la réalité. Et ce, car les joueurs ont le choix, tant dans le design de leurs personnages que dans la construction de leur vie. Dans le même registre, Stardew Valley nous permet aussi de former la famille de notre choix. Plus décalé, le jeu de simulation de date Dream Daddy : A Dad Dating Simulator, nous envoie dans la peau d’un père célibataire à la recherche de l’homme de sa vie.

Si certains personnages sont inscrits dans une romance uniquement homosexuelle, une grande partie des relations se voient influencées par nos choix. D’un côté, il y a les choix liés à la conception même de nos personnages comme dans les Sims ou Saints Row par exemple. D’un autre côté, le choix se fera tout au long de l’histoire, comme dans Life is Strange, Lake ou encore This Bed We Made.

Pour conclure…

On retrouve de la diversité dans tous les genres de jeu et sur toutes les plateformes. Si certains studios se démarquent sur le sujet, de plus en plus de créateurs prennent soin d’intégrer toujours plus de personnages différents. Si on aborde principalement les minorités de la communauté LGBT en ce mois de juin, il ne faut pas oublier non plus que les représentations de personnes racisées et/ou en situation de handicap sont tout aussi importantes.

Loin de couvrir l’ensemble des jeux LGBT, de nombreuses autres créations méritent que l’on souligne leur implication sur le sujet. Malheureusement, ne pouvant pas jouer à tous les jeux pour dénicher toutes les pépites, (une vague histoire de seulement 24 heures dans une journée et de plateforme), je vous invite à suggérer votre sélection dans l’espace commentaire. Et surtout, bon mois des fiertés à tous.tes !

Vous devriez Lire aussi
Dead Take

Dans le même genre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur GeeksByGirls

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture