
Astro Colony, un nouveau jeu de simulation et d’automatisation. Développé et édité par Terad Game, ce sera le premier titre à leur actif. Proposant de prendre place dans l’espace, celui-ci vient directement dans la veine de jeux comme Satisfactory ou encore Techtonica. Il propose de prendre place dans l’espace et promet beaucoup.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Perdu dans l’espace
Dans Astro Colony, nous sommes un participant à une plateforme d’automatisation et de recherche dans l’espace. Tout va bien jusqu’à ce qu’une pluie de météorites détruise tout, nous laissant seul sur un bout de plateforme. Livré à nous-même ou presque, accompagné d’un petit drone qui nous guidera au début, il nous faut reconstruire.

On prend alors nos outils, et on fait nos premières récoltes. Armé de notre petite pioche, on commence à briser les différents débris flottants tout autour de nous. Mais il ne faut pas traîner, l’oxygène se fait rare. Très vite, on apprend à fabriquer le générateur à oxygène, seul appareil qui n’a pas besoin d’électricité. Il suffit de le fournir en oxygène pour recharger nos bouteilles.
Petit à petit, on découvre alors la profondeur du titre. Doucement, on nous apprend à récolter, fondre les matières premières, les transformer et en faire des matériaux de construction. Puis on découvre les attrapes astéroïdes et les tapis. Tout doucement, on commence notre automatisation.
Des débuts fastidieux
Comme beaucoup de jeux du genre, les débuts dans Astro Colony sont fastidieux. On commence par récolter à la main. Heureusement, assez vite, on obtient l’attrape astéroïde. Celui-ci permet d’attraper un astéroïde et de le briser. Cela aide un peu mais il faut alterner entre le manœuvrer et construire, le mieux étant d’essayer d’obtenir au plus vite l’attrape astéroïde automatisé. Il existe aussi une option de récolte supplémentaire : le minage. Mais nous y reviendrons.



On procède par étapes. Notre avancée se fait au travers des recherches. Cela conditionne notre progression et nous force à suivre une voie toute tracée. C’est une bonne chose, cela permet de suivre une ligne directrice. L’arbre de recherches possède plus ou moins trois branches principales qui se croisent. On y débloque assez rapidement l’attrape astéroïde, mais aussi les tapis et nos premières portes logiques.
Petit à petit, on obtient de nouveaux bâtiments, de nouveaux plans et tout un panel d’objets facilitant l’automatisation. Mais le point charnière reste les attrapes astéroïdes automatisés. Il suffit de les alimenter. Il est alors possible de les laisser faire ou de filtrer en fonction d’une ressource spécifique. Puis, via des tapis de transport, les emmener au stockage ou dans les différentes machines les utilisant.
Automatisation
L’automatisation est le point central de Astro Colony. On nous offre une multitude d’appareils, mais aussi des convoyeurs et autres éléments conditionnels. Le jeu offre pas mal de possibilités tout en restant relativement simple. Bien qu’au début on soit très limité par l’espace, peut-être le point un peu plus contraignant voire handicapant. Agrandir la plateforme est long.
Récolte et ressources
Étape une, obtenir des ressources. C’est aussi un bon moyen d’introduire le fonctionnement général de Astro Colony. Pour commencer, où trouver de précieuses ressources dans l’espace. Des petites météorites se promènent. Au début, il suffira de les miner avec notre pioche. C’est long, c’est pénible, mais heureusement ce n’est que passager. Très vite, on débloque l’attrape astéroïde.


Une fois notre première aide au minage débloquée, on avance plus vite. Mais cela demande tout de même d’être manœuvré. Sans oublier qu’il faudra une source d’énergie en plus. Cela permet tout de même d’accélérer le processus et d’avancer le temps que la météorite soit cassée. Vient ensuite la possibilité d’utiliser des îles qui dérivent, puis l’attrape astéroïde automatique qui laisse les mains libres. Petit à petit, il suffira alors de progresser et d’avancer. La progression vers l’automatisation se fait vite, et l’infinité de ressources enlève toute limitation. C’est dans l’ensemble plutôt fluide. Cela accélère la progression sans pour autant la faire aller trop vite.
Le début d’un empire
C’est bien d’avoir des ressources, mais il faut s’en servir. Mais pas d’inquiétude, il nous en faudra toujours plus dans Astro Colony. Au début, pour alimenter nos premières machines, puis pour en fabriquer de nouvelles, pour la recherche, pour certains matériaux évolués… Tout demande des ressources.
Petit à petit, on crée une machine qui va fondre notre fer, puis l’envoyer dans une autre qui va s’occuper de le transformer. Puis pour fabriquer pourquoi pas des cellules d’oxygène ? Ou encore des drones. On rapprochera certaines explications qui sont pour le moins succinctes, beaucoup trop succinctes. On ne comprend pas tout de suite comment certains éléments fonctionnent. On tâtonne mais on finit par trouver. On retrouve notamment ce genre de petit oubli pour les plateformes d’amarrage.
S’agrandir
On commence notre aventure sur une toute petite plateforme, reste de la base où nous étions. Très vite, cela limite, que ce soit pour le nombre de bâtiments ou tout simplement pour placer les routes et autres matériels de transport comme le courant. Pas le choix, il faudra donc améliorer notre plateforme.


Pour ce faire, on pourra l’agrandir avec des plateformes et des fondations. Il est aussi possible de faire des étages. Tout est personnalisable, que ce soit la structure en elle-même ou son design. Un système de personnalisation permet d’en changer l’apparence couleur pour créer des routes et autres. En plus de cette option, il est aussi possible de récupérer quelques îlots ou encore des planètes. En soi, ce sont des îlots plus grands avec un grand nombre de ressources. Pour ce faire, il faudra rapprocher notre base et utiliser des points d’amarrage pour relier les îlots. On pourra les utiliser aussi bien pour la construction que pour la récolte. C’est là que les foreuses entrent en action. Ces dernières permettent de récolter les différents points disponibles, ce qui n’est pas des plus utiles, les météorites étant largement suffisantes.
Le début de notre colonie
À ce niveau de Astro Colony, on cherche encore le côté colonie. Il faut attendre plusieurs heures de jeu pour enfin pouvoir en faire une : la station d’arrimage. En plus de permettre de relier les planètes, elle permet d’appeler des navettes. Contre un peu d’or, il est alors possible d’avoir des colons. Une fois choisis, il faudra attendre une navette, le timer se trouvant en haut à droite de l’écran.
On nous gratifie alors d’une cinématique. On y voit le point de vue d’un de nos colons devant une vidéo de présentation et, après quelques secondes, ce dernier est déposé sur notre plateforme. On peut alors les utiliser pour leur assigner des tâches. Mais afin de pouvoir appeler des colons, il faudra avoir construit la cantine et le matériel nécessaire pour fabriquer de la nourriture. Il semble aussi fortement judicieux d’avoir construit le générateur d’oxygène afin d’avoir un dôme où il ne sera pas nécessaire pour nos colons de se ravitailler.
C’est une mécanique intéressante qui intervient assez tard dans le jeu, mais qui étoffe les possibilités. On a donc la possibilité d’automatiser des tâches à l’aide des différentes machines, de convoyer nos ressources via des tapis ou encore des drones, tout en confiant certaines tâches à nos nouveaux colons.
Un air de satisfactory
Comme nous l’avons vu un peu plus tôt, Astro Colony se place dans les jeux de simulation et d’automatisation. Il ressemble notamment énormément à Satisfactory. Au-delà du système de jeu, les graphismes mais aussi le gameplay rappellent énormément le titre de Coffee Stains Studio. On trouve notamment un gameplay assez proche, ainsi qu’un système d’automatisation qui se ressemble. La grosse différence vient de la dimension spatiale, mais aussi de l’ajout de l’oxygène.
Une autre différence vient de la possibilité de voler. Néanmoins, cette partie est un peu contre-intuitive car le déplacement est assez rapide et hasardeux. Il en va de même de certains raccourcis, comme celui de la pioche, qui demande de maintenir le contrôle avec la touche “&”. On reste tout de même sur un gameplay plaisant, fluide, avec une progression plutôt intuitive.
Design épuré
Pour ce qui est des graphismes, Astro Colony ressemble énormément à Satisfactory. On retrouve le même style architectural pour les machines, ainsi que des modules pour notre plateforme assez simples. Il en va de même pour les îlots, ces derniers sont assez basiques. Ils sont plus un prétexte à nous fournir des ressources via une autre méthode. Les bâtiments ont quant à eux tendance à tous se ressembler.
Une chose est sûre, ce n’est pas sur ses graphismes que le jeu se démarque, mais plus sur la possibilité de créer une plateforme qui peut être quasiment un vaisseau. On peut en effet créer des sols, mais aussi des murs et un toit, sans compter la possibilité d’y placer des réacteurs. Ces derniers permettent à notre plateforme de se déplacer dans l’espace et de se rapprocher des îlots les plus gros. Il est alors possible de s’y rendre comme on a vu plus tôt.
Malheureusement, le jeu est un peu vide, en particulier au début. Comme il n’y a pas de terre, le jeu se limite aux différents astéroïdes qui flottent autour de nous et à notre plateforme. C’est vraiment au fur et à mesure que l’on joue que notre construction prend de l’ampleur et, par conséquent, que le jeu gagne un petit peu d’intérêt. Sans compter la présence de nos colons, qui viennent ajouter du vivant dans notre colonie.
Astro Colony nous propose sa version du jeu d’automatisation. On peut le comparer à Satisfactory ou encore un Techtonica mais dans l’espace. Bien que le jeu propose des éléments intéressants comme les colons par exemple, la possibilité de faire en sorte que notre plateforme puisse se déplacer ou encore le système d’amarrage des îlots, il manque tout de même d’originalité. On trouve un jeu assez similaire à Satisfactory, qui a du mal à se démarquer. On reprend les mêmes mécanismes, avec des éléments différents, et quelques logiques qui changent. Néanmoins, le jeu reste intuitif, plaisant, et propose une nouvelle dimension pour la construction de notre base. C’est vraiment le point positif qui lui permet de se démarquer un petit peu.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Automatisation
Liberté et personnalisation
Très complet
Les points négatifs
Tuto un peu floue
Rythme assez lent




