Star Overdrive

Caracal Games, studio indépendant italien composé de dix personnes, a pour ambition de proposer des jeux uniques, ambitieux et innovants. Avec à leur actif quelques jeux comme Downward, Okunoka ou encore 2021 : Moon Escape, ils travaillent également avec d’autres éditeurs pour l’optimisation et le portage de titres tel que Martha is Dead pour la Nintendo Switch. Star Overdrive est leur tout nouveau jeu, édité par Dear Villagers, qui a déjà édité Terra Memoria ou, dernièrement, Caravan SandWitch, tous deux chroniqués par mes soins, et que j’avais beaucoup apprécié. J’espère qu’il en sera de même pour celui-ci !

Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch fournie par l’Éditeur.

Bios, notre héros, est bloqué sur une planète extraterrestre, Cebete, avec son Hoverboard, à la recherche de sa compagne. En suivant ses traces, il va devoir résoudre des puzzles, combattre divers ennemis et explorer ces terres sauvages pour développer ses compétences ainsi que les pouvoirs de son Keytar

Bios de Nice

L’originalité de Star Overdrive vient surtout du mode de déplacement de Bios, notre héros, qui se fait sur un Hoverboard, mais également par le système de combat, qui se fait à l’aide d’un Keytar. Plutôt original, mais détaillons tout cela…Commençons par parler de l’Hoverboard, indispensable pour nos déplacements, qui est tout d’abord conçu uniquement pour aller d’un point A à un point B, en surfant dans le sable plus rapidement qu’à pied. Mais par la suite, nous pourrons débloquer des améliorations pour surfer sur l’eau ou certaines surfaces métalliques. La conduite est vraiment satisfaisante, rapide et addictive. Nous aurons la possibilité, quand nous serons dans les airs, de réaliser des figures à la manière d’un Tony Hawk. En plus d’être stylées, ces dernières rechargent l’endurance et nous donnent un coup de boost à l’atterrissage, très appréciable. Mais ce n’est pas tout.

L’Hoverboard peut, évidemment, être personnalisé dans son côté pratique. En effet, lors de notre aventure, nous devons ramasser divers matériaux (solides, mous, technologiques, aliens, et j’en passe…) ainsi que trouver et déverrouiller des coffres contenant du matériel qu’il sera possible de combiner dans un atelier pour créer des pièces qui vont être bénéfiques à la partie du véhicule que l’on souhaite améliorer (les ailes, le moteur…), cela afin de rendre l’Hoverboard plus robuste et performant. Ces améliorations vont également influer sur “le lien” qui nous uni à l’appareil. Mais les diverses choses ramassées peuvent également nous permettre de le personnaliser ! Couleurs, motifs, et même néons sont de la partie ! Ces styles sont notés sur la carte, de quoi les trouver facilement lors de votre exploration sur la planète Cebete.

Enfin, notre « planche » nous donnera accès à une activité bien particulière, des courses contre la montre. Il s’agira d’un circuit à réaliser dans un temps imparti en usant au maximum du relief du terrain afin d’exécuter vos plus belles figures et ainsi profiter de vos boost le plus souvent possible tout en gardant le cap sur le circuit imposé. Bien que l’idée ne soit pas mauvaise et que ces courses soient satisfaisantes dans l’ensemble, j’ai trouvé qu’elles pouvaient également s’avérer particulièrement pénibles, surtout au niveau des contrôles qui manquaient de répondant.

Passons ensuite au Keytar, qui fait ici office d’arme en plus d’être un instrument bien rétro comme on les aime. Si vous ne savez pas ce que c’est, un Keytar est un mix entre un synthétiseur (KEYboard) et une guitare (guiTAR), très à la mode dans la musique des années 80. Lors d’un combat, nous pourrons utiliser ce Keytar qui se transformera en une sorte de sabre laser oversize. Par la suite, nous allons trouver des cassettes spéciales qui, une fois introduites, nous donneront des pouvoirs divers (aimanter des objets, par exemple). Ces pouvoirs seront surtout utilisés pour la résolution des puzzles dans les mines, bien que certains soient également utiles en combat.

Mon désert, mon Arrakis, ma Dune

Et des combats, il y en aura. Pas énormément, mais certains seront non négligeables puisque des matériaux rares seront lootables une fois les ennemis éliminés. Il est à noter que, bien que ces combats ne soient pas difficiles en soi, la roue de sélection de pouvoir, façon Red Dead Redemption, n’est malheureusement vraiment pas ergonomique (en tout cas en pleine action ou lorsqu’il faut passer rapidement de l’un à l’autre.) Autre bémol, l’impossibilité de locker un ennemi en particulier lors d’une mêlée, par exemple avec des animaux aliens plutôt agressifs, toujours en bandes, et qui attaquent tous en même temps !

À ce propos, le bestiaire de Star Overdrive est plutôt varié, mais reste restreint (en tout cas dans les zones que j’ai eu le temps de parcourir) vu la planète sur laquelle nous nous trouvons (composée majoritairement de sable.) Et qui dit planète avec du sable dit… Dune. Je ne vous en dis pas plus, mais vraisemblablement l’œuvre de Franck Herbert a inspiré les développeurs… Un petit point sur l’exploration en monde ouvert qui donne vraiment envie de s’aventurer dans tous les recoins de la planète. Cependant, d’une à l’autre, les zones vont être similaires, tout comme les tâches à effectuer : puzzles, loot, courses contre la montre, combats…

Enfin, dernière grosse notion concernant le gameplay, déjà évoquée plus haut : les Mines. Comme leur nom l’indique, il s’agit de cavités souterraines dans lesquelles il faut s’introduire pour y résoudre un puzzle (des donjons, en somme). Pour limiter nos déplacements, l’Hoverboard sera inutilisable dans ces dernières, ce qui nous forcera à utiliser nos pouvoirs et nos neurones ! En effet, les énigmes, bien que n’étant pas très compliquées, sont très variées et plutôt créatives.

Arriver à les résoudre nous permet d’obtenir une sphère de pouvoir, mais elles peuvent également servir de tutoriel pour un éventuel nouveau pouvoir dont la cassette associée aura été trouvée dès notre entrée dans la mine. Petit bémol cependant, qui semble récurrent, la vue éloignée manque de précision et il arrive que l’on ne voie pas si certains interrupteurs ont bien été actionnés une fois que l’on s’éloigne d’eux. Normalement visibles par des lumières qui passent dans des tuyaux, ces derniers restent noirs lorsqu’ils sont vus de loin, ce qui prête à confusion.

En plus de toutes ces notions, différents collectibles seront à trouver en plus de ceux énoncés plus haut. Par exemple, les sphères de pouvoir que l’on trouvera lors de la résolution des sites miniers (donjons puzzles à la Zelda), qui correspondent à un point de compétence, utilisable dans un arbre de compétences pour améliorer le bouclier de Bios, par exemple. Mais également des cassettes, audio cette fois, qui seront soit des morceaux musicaux, soit des fragments du journal audio de notre bien-aimée. Toutes ces informations, ainsi que celles énoncées plus haut concernant l’Hoverboard, le Keytar… se retrouvent dans le menu de Star Overdrive. On y trouvera également la carte et le journal de quête. 

Technologie à Induction !

Visuellement, Star Overdrive est très joli, et pourrait être qualifié de mix entre un effet dessin et de la 3D. Star Overdrive virevolte entre le style cyberpunk, tech, rock, et pulp, mais va aussi lorgner dans un style plus rétro à la Kingdom Heart par exemple. Les environnements sont très jolis, bien que peu variés sur les portions de carte que j’ai pu débloquer, j’espère que les autres zones seront plus diversifiées par la suite. En parlant de la carte, les zones qui ne sont pas encore découvertes sont noires, ce qui, je trouve, est peu esthétique. Le reste de la carte est assez joli bien que manquant de clarté sur l’écran de la Switch. En effet, l’image est légèrement floue, comme si elle manquait de définition, et le zoom pourrait être un petit peu plus poussé à mon goût, surtout pour les petits écrans.

Pop Façon Keytar-ing

Côté musique, on varie entre de l’électro, de la musique atmosphérique et mystique. Keytar oblige, on se retrouve avec une belle gamme musicale aux styles variés à l’image des cassettes que l’on va collecter pendant notre aventure. Surfer sur l’Hoverboard, faire des figures avec de la musique métal, c’est vraiment très stylé ! Pour rester dans cette ambiance, le sound design se pare également de quelques bruitages, comme lorsque l’on ramasse un objet, un son que je vais appeler “technologique” typique se fait entendre. La vue à la troisième personne est, à mon sens, un bon choix car elle permet de profiter des décors, de la vitesse de notre Hoverboard et de son design.

Cependant, comme dit plus haut, Bios est plus éloigné de nous que la normale, ce qui le rend petit sur l’écran de la Switch en mode portable. J’ai également trouvé que l’exigence concernant l’interaction avec l’environnement était plutôt incomplète. Je dis incomplète car d’un côté, une emphase est mise sur la difficulté de surfer sur certaines surfaces (l’eau ou le métal par exemple). Et d’un autre côté, lorsque nous y arrivons enfin, il n’y a pas spécialement de mouvement spectaculaire de matière, comme des vagues lorsque l’on est sur l’eau, le sable qui se soulève lors de notre passage, ou des étincelles sur le métal.

Ces quelques éléments auraient été gratifiants (en plus d’avoir la joie de traverser les étendues auparavant inaccessibles), et auraient également participé à la vie et à l’immersion du monde dans le jeu. Le HUD est minimal, ce qui est parfait pour l’immersion. Tout est visible en bas à droite de l’écran et regroupé en un seul bloc : vie, bouclier, mini-map et boussole. De nouveau, je trouve que la lisibilité de la carte pourrait être améliorée, surtout que dans l’HUD, sa taille est encore plus restreinte que dans le menu. Pour une fois, j’aurais apprécié pouvoir rendre l’HUD légèrement plus grand, ce qui aurait été plus adapté pour l’écran de la Switch.

Focus sur le Mode Photo

Star Overdrive se dote d’un mode photo pour nous permettre d’immortaliser nos plus belles figures d’Hoverboard. C’est un ajout qui manque souvent à ce type de jeu et que je suis contente de retrouver ici. Les options, bien que classiques, permettent déjà de faire des clichés intéressants, et de mettre en lumière le travail des développeurs.

Pour conclure…

J’ai beaucoup aimé Star Overdrive, bien qu’étant imparfait sur plusieurs points, il se rattrape avec son originalité, son ambiance et des puzzles variés et diversifiés. Avec une D.A. qui “surfe” sur les grandes tendances de ces dernières années (musicalement, on vogue entre les Gardiens de la Galaxie et le travail récent de Hans Zimmer, et visuellement on baigne dans de la rétro-sf bien chiadée), le jeu est particulièrement plaisant à parcourir en mélangeant des gameplays comme des figures à la Tony Hawk, des donjons à la Zelda ou encore un peu de “chasse” aux créatures à la Monster Hunter (toutes proportions gardées). Visuellement très agréable tout en semblant simple dans son rendu, il mérite qu’on y jette un œil curieux.

La  note  de la  rédaction

3-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Puzzles variés et diversifiés

Impression totale de liberté sur l’Hoverboard 

Personnalisation de l’Hoverboard

Surprenante référence à Dune

Les points négatifs

Manque de répondant des contrôles lors des courses

Répétitif dans sa structure 

Manque de définition sur certains points

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