Terra Memoria

Après un premier jeu sorti en 2018 sur Nintendo Switch et PC, on retrouve la seconde création du studio indépendant français La Moutarde, Terra Memoria. Toujours avec un fort accent sur la création musicale, et le pixel art, nous partons à l’aventure à Terra dans ce RPG cosy, mignon et addictif. 

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

C’est trop Cristal !

À Terra, le monde dans lequel se passe le jeu, les matériaux utilisés comme source d’énergie sont les cristaux. Ces derniers, emplis de magie, permettent de faire fonctionner toute une ville, à l’instar de l’électricité. Mais un jour, une pénurie de cristaux va faire se réveiller les Carcasses, robots des temps anciens devenus hostiles, et amener six personnages (Moshang, Syl, Alto, Ed, Opale et Méta) à se rencontrer et à former une équipe pour enquêter sur la disparition des cristaux et protéger les différentes villes des assauts des machines, et par la même occasion leur permettre d’accomplir chacun leur quête personnelle. Terra est divisée en près de 11 zones que nous allons pouvoir explorer petit à petit

La Communauté du Pin’s

La majorité du gameplay de Terra Memoria va consister à se rendre d’un point A à un point B pour résoudre une quête. Sur le chemin, les héros croiseront sur leur passage soit des temples où il faudra résoudre diverses énigmes, soit de petites flammes colorées qui, lorsqu’elles entrent en contact avec eux, les lancent dans un combat au tour par tour contre des énnemis divers et variés, différents selon la zone où ils se trouvent, soit encore des habitants des différentes zones à aider. Pendant nos périples, nous aurons la possibilité de passer d’un personnage à l’autre et lors des dialogues, le personnage choisi n’aura aucune influence sur le déroulement de celui-ci.

De plus, si nous entamons une conversation qui a un lien avec un personnage que nous n’avons pas choisi d’incarner à ce moment, ce dernier va apparaître de lui-même et remplacer celui que l’on avait choisi pour poursuivre la conversation. Comme dans tout bon jeu de ce type, nous allons croiser, au détour d’une rue ou d’un sentier, un coffre, que l’on pourra ouvrir. Ce dernier nous permettra d’obtenir soit des ressources pour des recettes de cuisine, soit de l’argent, ou encore des pin’s. Ces derniers vont nous permettre d’augmenter nos statistiques. Nous aurons également la possibilité de pêcher, même si cela se résume à appuyer sur une touche, sans mini jeu de pêche.

Les combats se font donc en tour par tour, nos personnages et les ennemis étant placés sur une timeline, qui va servir à connaître l’ordre d’attaque de chacun. Lors de nos explorations, nous aurons également la possibilité de nous reposer aux divers feux de camps dispersés çà et là dans le monde, ou dans les auberges quand nous nous trouvons dans un village. Lors de nos temps de repos, c’est à ce moment que nous allons passer les niveaux et accumuler l’XP gagnée lors de combats. Mais nous aurons également la possibilité de cuisiner, voire de forger des pin’s afin d’améliorer nos personnages.

Cuisiner va nous permettre, par exemple, d’augmenter de manière permanente les points de vie des personnages, alors que forger les pin’s, permettra d’obtenir des bonus (et des malus dans certains cas) sur nos attaques, nos défenses, nos pouvoirs… D’ailleurs, il est dit très clairement dans le jeu que si l’on se retrouve en galère dans un combat, il suffit de cuisiner assez de plats pour augmenter nos points de vie, et/ou farmer avec des ennemis plus faibles afin de gagner de l’XP avant d’aller se reposer pour monter de niveau. Cuisiner va vite devenir une habitude pour permettre une évolution rapide et facile de nos personnages. Chaque plat permet de gagner un certain nombre de points de vie et est ponctué d’un mini jeu de rythme lors de la cuisson du plat choisi.

Ces mécaniques vont nous permettre de voir une réelle évolution de nos héros lors des combats. Les ennemis vont être équipés d’un bouclier qu’il faudra détruire, généralement une attaque permet de diminuer de 1 ou de 2 la résistance du bouclier, mais ils vont également être sensibles à certains pouvoirs en particulier. Concernant les pouvoirs, nous avons la possibilité de viser un seul ennemi, le pouvoir est alors plus concentré et donc va faire plus de dégâts, par contre cela va nous faire rejouer moins rapidement qu’avec un pouvoir qui peut viser plusieurs cibles à la fois, faire moins de dégâts, mais va permettre de détruire les boucliers de plusieurs ennemis en même temps pour les rendre sensible à toutes les attaques.

Parmi les six personnages que nous allons pouvoir incarner, trois vont être des combattants avec chacun sa spécialité, et les trois autres vont être des soutiens qui vont permettre de modifier les caractéristiques des autres. Plusieurs combinaisons vont alors être possibles (on peut d’ailleurs sélectionner nos préférées dans le menu), chacune étant générée automatiquement au lancement d’un combat, et sera dès lors unique, ce qui va rendre le gameplay varié, bien que répétitif sur la longue, les confrontations étant vraiment très fréquentes lors des phases d’exploration.

C’est d’ailleurs l’un des points faibles du jeu, les combats pouvant être vraiment trop fréquents, je me suis retrouvée à essayer d’éviter de croiser un ennemi, et par lassitude, d’accélérer le combat à l’aide de la touche prévue à cet effet. Concernant les puzzles, je les ai trouvés intéressants bien qu’étant plutôt faciles, d’autant qu’ils deviennent vite indispensables car c’est par ce biais que l’on pourra permettre à certains de nos personnages de gagner un nouveau pouvoir. 

Terra Medieva

Terra Memoria est un jeu que l’on pourrait considérer comme étant en 2,5D, en vue de ¾. Les différents personnages sont en pixel art, alors que les environnements, bien qu’étant en pixel art sont plus “lisses”. Pas de doublages ici, mais des phylactères à lire, qui vont se parer de petits effets visuels selon le ton employé par le personnage.

De plus, des codes visuels seront utilisés dans le jeu pour faciliter notre compréhension, comme par exemple, les bâtiments dans lesquels nous pouvons entrer vont avoir leur porte d’entrée toute jaune, ou les ressources que l’on peut ramasser ou cueillir vont scintiller. L’univers visuel ne brille pas par son originalité même s’il reste très joli, voguant entre la licence Zelda et le steam-punk médiéval à la Arcane, le tout saupoudré d’univers très cinématographiques comme le western, l’Asie médiévale ou le steampunk. On est donc en terrain (très) connu mais cela ne m’a pas gênée outre mesure.

Devant le Jukebox

Très vite, nous allons nous rendre à Caumanse, une nouvelle ville fondée par des PNJ, que l’on va pouvoir modifier de A à Z. En effet, nous allons pouvoir la personnaliser, construire des bâtiments, faire des chemins, planter des arbres, des fleurs,… Toute cette partie, ainsi que le menu du jeu m’a rappelé Animal Crossing New Horizon. La carte étant particulièrement conséquente pour un jeu de ce type, c’est très appréciable d’avoir la possibilité de voyager rapidement. Cela peut se faire via les voyages en train, en se rendant dans une gare.

On sent un intérêt particulièrement poussé pour la musique et le sound design de la part de l’équipe. L’ambiance sonore du jeu est d’ailleurs très agréable et la musique est entêtante à souhait (surtout celle des combats), tout en étant variée et recherchée. En effet, selon les environnements et/ou les protagonistes, la trame sonore varie d’un style médiéval à un style western ou encore à du reggae, et encore bien d’autres…

Le menu du jeu est très complet et très instinctif. De plus, toutes les informations concernant les quêtes sont retranscrites dans le carnet de bord, ce qui permet de se remettre en contexte lorsque l’on passe d’une quête à une autre. J’ai aussi particulièrement apprécié que ce studio français réussisse à tirer son épingle du jeu en osant des références à Kaamelott, aux Inconnus, ou encore à une fameuse publicité des années 90 pour “DE L’EAU !!”… Ceci ajouté à une bonne dose d’humour grâce aux dialogues et aux dépliants touristiques que l’on doit ramasser lors de notre entrée dans une nouvelle zone, rend Terra Memoria très agréable et très léger. J’ai également beaucoup aimé les conversations au coin du feu lors du repos bien mérité de nos amis, ces derniers apprenant à se connaître, et à se dévoiler au fur et à mesure de l’histoire.

Pour conclure…

Après 15 bonnes heures de jeu, j’ai pu finir Terra Memoria. Une durée qui me semble correcte car le jeu devient répétitif à partir d’un certain moment. Ce jeu a su me séduire par son univers coloré et teinté d’humour et de références amusantes. Le choix graphique de la 2,5D fonctionne parfaitement et nous place directement dans l’héritage des JRPG en tour par tour qu’il revendique pleinement. Le gameplay oscille entre exploration, combats et petites énigmes, le tout poursuivi par une bande de personnages attachants auxquels le studio a pris le temps de développer un background intéressant et des quêtes qui leur sont dédiées. 

La  note  de la  rédaction

3-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Humour

Cosy

Prise en Main Rapide

Beauté générale

Les points négatifs

Répétitif au bout d’un moment

Combats trop automatisés

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