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Il est certains jeux qui sont attendus comme le messie. C'est le cas d'Octopath Travelers. Développé par Square-Enix et distribué en Europe par Nintendo, il est désormais disponible en exclusivité sur Nintendo Switch depuis le 13 juillet 2018.

Octopath Traveler

Certains jeux sont attendus comme le messie et c’est le cas d’« Octopath Traveler ». Développé par Square-Enix et distribué en Europe par Nintendo, il est désormais disponible en exclusivité sur Nintendo Switch depuis le 13 juillet 2018.

Merci à Vautour013 pour ce test ! Vous pouvez le retrouver sur sa chaîne YouTube ainsi que sur sa page Facebook !

Histoire

Le jeu a été présenté pour la première fois le 13 janvier 2017 sous le titre « Project Octopath », en même temps que l’annonce de la date de sortie de la console. S’il n’a pas montré grand-chose à l’époque, il avait tout de même intrigué les spectateurs par sa patte graphique, mélange de 2D et de 3D, de pixel-art et d’effets lumineux modernes. Il nous est de nouveau apparu en septembre 2017 via une démo permettant de jouer à 2 des personnages jouables dans la version finale. Ce test a permis aux développeurs de prendre le pouls sur leur jeu et de prendre en compte les remarques des joueurs afin de l’améliorer.

Une deuxième démo est sortie juste après la présentation E3 de Nintendo, en juin 2018. Arborant son titre définitif, celle-ci nous invite à découvrir les 8 protagonistes du jeu pour une durée de 3 heures de jeu.

Octopath Traveler, comme son nom l’indique, nous permet de suivre l’histoire de 8 personnages différents, chacun ayant une classe, une aptitude spéciale et un talent différent. Vous aurez ainsi le choix entre Ophilia (Prêtresse, Guider et Appel), Cyrus (Érudit, Scruter et Étude), H’aanit (Chasseuse, Provoquer et Capture), Thérion (Voleur, Voler et Crochetage), Alfyn (Apothicaire, Questionner et Préparation), Primrose (Danseuse, Séduire et Appel), Olberic (Guerrier, Défier et Défense accrue) et Tressa (Marchande, Acheter et Collecte). Chacun de ces personnages commence dans une ville différente et dispose de son propre scénario. Au fil de l’aventure, vous croiserez les autres protagonistes et pourrez les intégrer à votre équipe. À ce moment-là, vous aurez également la possibilité de faire leur scénario depuis le début, sans avoir à recommencer votre partie.

Pour chaque personnage, il y a 4 chapitres. Cela peut paraître peu, mais multiplié par 8 protagonistes, on arrive quand même à 32 chapitres ! Sachant que l’écart de niveau entre le chapitre 1 et 2 est d’environ 23, le joueur a le temps de récupérer tout le monde et de commencer les 8 histoires avant de se plonger dans la suite.

En plus des histoires principales, vous aurez des quêtes annexes à effectuer un peu partout. Celles-ci ne sont guère longues, mais mettrons en avant les aptitudes spéciales de chaque personnage afin de les résoudre, comme par exemple découvrir des indices avec l’aptitude « Scruter » de l’érudit. Attention cependant, car ces aptitudes n’ont pas systématiquement un taux de réussite de 100%, cela dépendra du PNJ sur lequel on la lance, mais aussi du niveau du personnage. On peut bien sûr les utiliser même sans quête annexe sur n’importe quel PNJ ayant une icône de bulle au-dessus de la tête.

Gameplay

Le gameplay est à la fois simple et complexe. Nous avons affaire à un système de jeu tour par tour, à savoir que chaque personnage et monstre attaquera l’un après l’autre suivant un ordre précis défini par une statistique de vitesse. Il est également possible de gagner en initiative au tour suivant en se défendant.

Vous aurez le choix entre l’attaque de base, avec votre arme (plusieurs types d’armes, dépendant de la classe du personnage, comme les bâtons, les haches, les arcs…), les aptitudes de classe, le talent de classe (par exemple, « Appel » permet de faire appel à un PNJ précédemment recruté via l’aptitude spéciale « Guider » ou « Séduire », ce PNJ ne restera que quelques tours et ne pourra être appelé qu’un certain nombre de fois en tout), utiliser un objet, se défendre ou bien fuir. Un système plutôt classique en somme.

À cela, il faut ajouter un système de faiblesses aux ennemis. En effet, sous chacun d’eux se trouve une barre avec un bouclier et un nombre puis des cases, vides lors des premières rencontres. Le nombre dans le bouclier représente le nombre de coups que doit se prendre l’ennemi pour passer en état « Faille », un état où il ne peut plus bouger pendant 1 tour et où sa défense est réduite. Ce ne sont pas n’importe quel coup qui peut amener à ce point, il faut que le coup soit d’un type dont l’ennemi a une faiblesse. Pour cela, 2 possibilités : tester différentes attaques ou utiliser une aptitude permettant de les découvrir (comme « Analyse » de l’érudit). Lorsque vous découvrez une faiblesse chez votre opposant, cela apparaîtra dans une des cases vides et restera affiché lors des prochaines confrontations. Chaque ennemi a un certain nombre de faiblesses qu’il vous faudra exploiter afin de les battre.

Il reste une dernière mécanique : l’exaltation. À chaque tour, vos personnages gagneront 1 point d’exaltation. Vous pourrez, via la touche R en utiliser jusqu’à avoir un bonus x4. Vous serez ainsi en état d’exaltation. Cela ne dure qu’un seul tour et votre attaque sera plus puissante, dépendant du bonus attribué (x2 à x4 donc) et vous ne gagnerez pas de point d’exaltation ce tour-ci. Cet état et ces points sont indépendants pour chaque personnage.

Le côté complexe du jeu consistera donc à trouver les faiblesses des ennemis, les mettre en état « Faille » et les frapper en passant en mode « Exaltation ». Le système rappelle un peu celui de Bravely Default, où il fallait stocker des tours pour pouvoir faire jusqu’à 4 attaques consécutives en un seul tour, mais remanié.

Niveau difficulté, si le début du jeu n’est pas difficile, les premiers boss nous prouvent le contraire. À noter que le niveau des ennemis s’adapte au nombre d’équipiers et à leurs niveaux, ce qui fait que le premier chapitre de chaque personnage n’aura pas la même difficulté (le premier se fera entre les niveaux 1 à 4 environ, le second entre les niveaux 5 à 8, le troisième entre les niveaux 9 à 12…). L’avantage de ce système est que le levelling est moins ennuyeux puisqu’on ne peut pas simplement battre tous les ennemis en un seul coup à cause d’une trop grande différence de niveau. Non seulement le niveau des monstres augmente, mais aussi leur classe. Ainsi, on combattra au début un Rat des forêts I, puis au fil de la montée en puissance, ils seront remplacés par des Rats des forêts II puis III, leur donnant accès à plus de résistance, mais aussi des attaques plus dévastatrices.

Technique

L’idée de base d’« Ocotopath Traveler » est : et si on avait eu la technologie actuelle pour faire des effets de lumières sur les jeux de l’ère 16bits (Super Nintendo, Megadrive) ? C’est exactement ce que nous propose le jeu et il le fait bien ! Des graphismes pixel-art 16 bits très soignés, des décors magnifiques, des effets de lumière et de focus à la pelle, mais correctement utilisés et magnifiant la 2D… pour qui aime le pixel-art, le jeu est magnifique.

La bande-son rappellera aux plus anciens les pépites de l’ère 16 bits avec de très beaux thèmes, ici en qualité CD, pas de musique MIDI ou Chiptune. Les effets sonores sont aussi de belle facture.

Le jeu est intégralement traduit en français, pour notre plus grand bonheur. La traduction a l’air d’être de qualité, à ce jour, je n’ai vu qu’une seule faute d’orthographe : « de les chevaliers » au lieu « des chevaliers ». Pour accompagner le texte, nous avons droit à un doublage anglais, mais aussi japonais et sans téléchargement supplémentaire.

Sur le plan technique, « Octopath Traveler » a été développé avec l’Unreal Engine 4. Il tourne en mode TV en 720 p et en mode portable en 576 p. C’est un peu faible, mais cela ne se ressent pas du tout. Le tout fonctionne à 30 images par secondes, ce qui est amplement suffisant pour un RPG de type tour par tour. Gageons que les développeurs suivront leur jeu et tenteront d’améliorer la résolution dans un futur patch, d’autant qu’une nouvelle version de l’Unreal Engine 4 est sortie entre temps avec des optimisations pour la Switch !

Le titre prend en charge les vibrations HD. Si cela peut paraître complètement inutile au premier abord, attendez de ressentir une porte qui s’ouvre ou se ferme et vous serez conquis. Alors oui, cela reste gadget, mais tout de même du plus bel effet.

Pour les autres spécificités de la Switch, on peut faire des captures d’écran, mais pas de vidéos, ce qui n’avait rien d’étonnant sur la dernière démo l’est quand même plus sur le jeu final. Encore une fois, il y aura peut-être un patch qui apportera le support de la fonctionnalité plus tard.

Conclusion

« Octopath Traveler » a réussi son pari : nous faire revivre l’âge d’or des RPG japonais de l’ère 16 bits, mais avec des effets modernes. Vous entrainant dans l’histoire de huit personnages différents, vous passerez une bonne cinquantaine d’heures sur ce titre mélangeant habilement les styles rétro et moderne. Certes, c’est une direction artistique qui ne plaira pas à tout le monde, mais elle a le mérite de proposer quelque chose d’innovant et personnellement, je suis conquis. Le jeu occupe un espace de 3 Go sur la mémoire de la console (ou de la carte SD) avec sa mise à jour 1.0.2 et vous coûtera environ 45 € en version boîte et 59,99 € en version eshop.

Les notes de la redaction
Les points positifs
  • Direction artistique unique
  • Textes en français
  • Un bon nouveau RPG à l’ancienne
Les points negatifs
  • Le prix de la version eshop
  • Aucune interaction entre les 8 persos

Une réponse à “Octopath Traveler

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