V Rising

Créé en 2009 en Suède, Stunlock Studios sort V Rising en accès anticipé sur PC en 2022. C’est pour sa sortie sur PS5 en Juin 2024 que j’ai eu la chance de le tester. Dans V Rising , nous incarnons un vampire affaibli par un long sommeil, qui va devoir reforger son empire et survivre dans un environnement hostile, une forêt peuplée d’humains très équipés contre notre race, de monstres en tout genre, et même de quelques chasseurs de vampires professionnels.

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Dans de Beaux Draps…cula

Auparavant, humains et vampires cohabitaient, jusqu’à l’arrivée de Dracula et de sa faim de pouvoir démesurée. Certains vampires lui résisteront, d’autres rejoindront la bannière du seigneur des ténèbres. Les hommes, quant à eux, créeront l’Église de Luminance, dotée d’un pouvoir de lumière sainte, qui leur permettra de repousser les vampires dans les ombres, mais aussi d’utiliser d’autres techniques, comme l’ail, tout simplement. Les Humains parviendront alors à repousser tous les démons.

Jusqu’au jour où le cri d’un Hérault retentit et réveille les vampires endormis depuis longtemps. L’histoire qui nous est servie en début de partie semble réellement servir de prétexte au monde dans lequel nous allons évoluer, plus qu’à créer un réel but pour le jeu, elle ne sera en effet que peu présente dans les développements scénaristiques du récit. Comme mentionné plus haut, dans V Rising, notre protagoniste est un vampire, personnalisé par nos soins lors de la création de personnage, affaibli par les siècles de sommeil et qui doit survivre dans un monde hostile. Ici, point d’équipement à trouver pour augmenter ses statistiques, mais bien des plans et des ressources. Notre vampire est un artisan touche à tout qui va tantôt se fabriquer une armure, tantôt un baume, ou encore se construire un château. 

De Vampire en Pire

Après avoir créé notre personnage, on commence dans un ancien cimetière qui va faire office de tutoriel. Ici, nous allons apprendre les bases du combat, du farming, du craft, et de la façon de fonctionner de V Rising. Personnellement, j’ai trouvé que le tutoriel était plutôt inégal. Quelques fois bien détaillé, quelques fois il ne nous donne aucune information. Si l’on est un nouveau joueur de ce type de jeu, ce qui est mon cas, la prise en main peut être assez contraignante et il va falloir s’accrocher et ne pas avoir peur d’aller fouiller dans les (nombreux) menus et même en ligne pour comprendre certaines mécaniques qui n’auront pas été expliquées dans le tuto ou au cours de la partie. V Rising est jouable en solo mais est nettement plus optimisé pour le mode multijoueur en ligne.

On comprend vite que tout a été articulé autour de cet élément de gameplay. En effet, la difficulté du mode solo est telle que très vite on tombe dans un jeu type die and retry si l’on n’a pas quelques compagnons pour nous aider, et le jeu devient vite répétitif. Il est d’ailleurs possible de jouer soit en PVE (contre l’environnement), en formant une équipe, ou encore en PVP (contre d’autres joueurs). Cette dernière option est la plus contraignante à mon sens, car le monde de V Rising est déjà hostile de base, avec les nombreuses créatures ayant un niveau élevé (même en niveau facile), mais aussi le soleil qui, vampire oblige, va nous faire de beaux dégâts et peut même nous transformer en un joli tas de cendres, si l’on ne reste pas sagement à l’ombre ou à la douce lueur de la lune pour optimiser nos mouvements.

J’ai trouvé cet aspect très intéressant car cela ajoute un réel plus à l’immersion et cela permet également de donner un rythme et de structurer ses phases de jeu et de déplacement. Cela aurait également été intéressant que la puissance de nos pouvoirs lors des moments nocturnes s’en ressente également. En plus de se protéger du soleil, de crafter son équipement, de farmer les éléments dont on aura besoin pour ce dernier, de construire son château, nous allons avoir la possibilité de nous nourrir des diverses créatures qui peuplent la map. Ce faisant, le sang ingéré va modifier le nôtre et lui conférer divers bonus selon le type de créature mangée, les boss offrant des pouvoirs de vampire spécifiques permanents disponibles via la roue de pouvoirs et de compétences.

En effet, un loup n’aura pas les mêmes statistiques et n’offrira pas les mêmes bonus qu’une araignée, ou un villageois, par exemple. Ces bonus passifs seront disponibles par paliers, donc au plus on va se nourrir, au plus nos bonus vont augmenter jusqu’à atteindre un palier offrant un bonus selon la classe de sang ingérée. Le bestiaire d’ailleurs, tant au niveau des boss que des créatures qui peuplent la map, est très varié. Les combats offrent aussi leur lot de technique, ou d’armes à utiliser dans tel ou tel contexte. L’épée (craftée par nos soins) va être utile pour un type d’ennemi, quand la masse (craftée, elle aussi, par nos soins) le sera pour un autre.

Nosferatour du Propriétaire

Contrairement à la plupart des jeux, nous n’aurons pas d’XP accumulée qui va nous permettre de monter de niveau. À la place, c’est notre château qui devra être amélioré pour pouvoir y ajouter diverses options au fur et à mesure de sa croissance. Pour ce faire, il faudra des ressources, des ressources, et encore des ressources. En effet, la base du jeu, qui pour rappel est quand même un jeu de survie, reste le craft et le farming. C’est même presque plus prépondérant que les combats. Tout doit se crafter. Absolument tout. Je pense que c’est tout autant un point positif du jeu qu’un point négatif. Cet aspect, selon le type de joueur que vous êtes peut vraiment être rebutant.

Et c’est d’ailleurs l’une des choses les plus frustrantes et décourageantes du jeu : lorsque l’on meurt, notre inventaire reste là où on est mort. Donc pour le récupérer, il faudra retourner à l’endroit en question. Cela peut vite rendre fou car les ressources étant indispensables pour évoluer, il suffit que l’une d’elles, indispensable, soit dans l’un des inventaires abandonnés, et cela peut vite se transformer en allers-retours incessants. Les plans s’obtiennent soit en finissant les missions, comme récompense, soit en tuant des boss ou dans les bureaux de recherche. Ces derniers pourront être ajoutés à notre château lorsque celui-ci aura atteint un certain niveau.

La création de notre château commence par le fait de trouver, dans certaines zones propices à la construction, un cœur de château, une espèce de structure qui va être alimentée par les essences de sang, et permettre par la suite aux divers ajouts que l’on va apporter de bien fonctionner. Mais attention, si le château n’est pas alimenté assez souvent, il disparaîtra au bout d’un temps. Pour les plus téméraires, il y a également la possibilité de rendre notre château visible et donc attaquable et prenable par d’autres joueurs pendant un temps limité.

De quoi créer de chouettes moments de gameplay avec des amis, par exemple, à la façon d’une capture de drapeaux. Beaucoup de choses sont cependant modifiables et réglables dans les paramètres, comme par exemple la rotation de la mini-map, les effets sonores ou encore les commandes, ce qui permet d’avoir une expérience aussi unique qu’elle nous ressemble. Au niveau des graphismes, V Rising nous offre de belles ambiances, tant de jour que de nuit. La musique, bien qu’agréable, n’offre cependant pas de thème entêtant ou inoubliable

Pour conclure…

Exigeant, V Rising ne nous rend pas la tâche facile. La prise en main est d’ailleurs complexe, il faut s’accrocher pendant les premières heures du jeu pour en comprendre et intégrer toutes les mécaniques. Bien qu’agréable, le système de farming et de craft peut aussi être vite rebutant pour certains tant il a une ampleur démesurée dans le jeu. 

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Farming et Crafting

Personnalisations

Jeu Multi

Diversité des pouvoirs

Les points négatifs

Exigeant

Jeu de niche

Farming et Crafting

Vous devriez Lire aussi
E3 2019 : Conférence Electronic Arts

Dans le même genre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur GeeksByGirls

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading