
The Last Case of John Morley est un jeu d’enquête narratif nous plongeant dans les années 40 dans la peau de ce détective privé qui va travailler sur sa dernière affaire. Une sombre histoire de meurtre, vieille de vingt ans.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.
Une Dernière Danse
John Morley se réveille à l’hôpital, suite à sa précédente affaire. Le détective reçoit, peu de temps après sa sortie, la visite de Lady Margaret Fordside. Cette dernière lui demande de résoudre une affaire : trouver qui a tué sa fille il y a vingt ans auparavant. C’est ainsi que débute l’aventure de John Morley dans le manoir Fordside, un lieu mystérieux figé dans le temps.

La Nuit Tous les Chats sont Gris
Je ne vous cache pas que je ne suis pas friande des jeux horrifiques, et les jumpscares ont d’ailleurs beaucoup d’effets sur moi. Heureusement, The Last Case of John Morley n’est pas un jeu d’horreur à proprement parler, et les quelques notes d’humour très britanniques et pince-sans-rire permettent d’alléger certaines situations. Il s’agit plutôt d’un jeu narratif interactif, avec quelques moments de tension, mais rien d’effrayant. Tout se joue au niveau des ambiances, mais nous y reviendrons plus bas. Nous incarnons donc le détective John Morley en vue à la première personne.


Ce dernier aura le chic pour arriver de nuit à chaque lieu qu’il devra visiter. Évidemment… Le jeu est linéaire, et les zones vont se débloquer au fur et à mesure de l’enquête. Le manoir, par exemple, ne sera pas accessible dans sa totalité, mais se dévoilera au fur et à mesure des indices récoltés, et donc des zones que l’on va réussir à déverrouiller. The Last Case of John Morley a des airs de walking simulator. J’ai aussi retrouvé une très légère vibe qui m’a fait penser à L’Amerzone, que j’avais beaucoup apprécié, même si les deux styles de jeux sont relativement différents. The Last Case of John Morley consiste principalement à se déplacer dans différents environnements, à fouiller différents documents et objets pour trouver des indices ou des codes. Ce dit plus haut, certaines zones sont inaccessibles tant que l’on n’a pas trouvé comment y accéder.



Très vite, je me suis équipée d’un calepin et d’un crayon pour prendre des notes qui pourraient s’avérer utiles pour la suite. J’ai trouvé les différentes énigmes assez simples et les indices faciles à trouver. Et pour cause : on est clairement plus dans un jeu narratif que dans un jeu d’enquête ou de puzzle pur. Il sera possible d’interagir avec plusieurs éléments pour les inspecter (icône œil) ou les prendre (icône main). Certaines portes demanderont plus de logistique (icône rouages), car il faudra trouver un objet, une clé ou un code pour déverrouiller la zone. À certains moments clés de l’enquête, certains éléments seront fluorescents, et en interagissant avec ces derniers, nous pourrons, à l’aide d’un sixième sens (?), revivre des épisodes du passé comme si nous y étions. Les scènes pourront être reformées et la piste remontée en suivant les différents indices en surbrillance qui apparaîtront.



Ambiance Scandale
Concernant les graphismes, nous allons évoluer dans de belles ambiances. Le jeu est d’ailleurs assez beau avec de belles lumières, de belles couleurs et de jolis effets de flou ou de lumière. Il est cependant très sombre, et j’ai dû aller faire un tour du côté des paramètres pour augmenter significativement la luminosité. La direction artistique nous plonge dans les années 40 avec beaucoup de justesse. On y retrouve tous les standards du roman noir ou du polar tels que l’imper, le chapeau, la décoration, la musique jazz, le détective mal dans sa peau…



Lorsque je suis arrivée au cœur du manoir, j’ai laissé échapper un “Wow !” tellement l’ambiance est mystérieuse, tout en étant très belle à la fois. J’ai également beaucoup apprécié les écrans de chargement qui nous narrent l’histoire de John Morley et nous expliquent les lieux dans lesquels nous allons évoluer au fur et à mesure. C’est très immersif et cela permet de se plonger dans l’ambiance avant d’y être réellement. Au niveau du scénario, j’ai trouvé que certaines choses étaient plutôt prévisibles… Et pourtant, le twist final est vraiment surprenant et fait son petit effet. Le menu de The Last Case of John Morley nous dévoile petit à petit les différents personnages avec qui nous allons être en relation, et ce que l’on sait d’eux.



Nous aurons également un onglet qui regroupe tous les indices que l’on aura découvert au fur et à mesure de notre enquête. The Last Case of John Morley est disponible en anglais sous-titré en français. Passons maintenant aux quelques points négatifs que j’ai pu relever. J’ai malheureusement trouvé certains graphismes un peu datés au niveau de certaines textures et animations faciales. J’ai également remarqué beaucoup de clipping, avec des objets qui apparaissent au compte-goutte dans les décors, ou une erreur dans le nom d’un personnage, qui apparaît avec un L au lieu d’un D, ce qui peut prêter à confusion. J’ai également eu certains sous-titres qui disparaissent aussitôt qu’ils étaient apparus, avant que j’aie pu les lire.




The Last Case of John Morley est une chouette découverte. Avec une durée de vie aux alentours des 3 heures de jeu, nous serons baladés dans différents lieux, chacun avec une ambiance qui lui est propre. Les énigmes, bien que simples, permettent de pimenter notre exploration. L’histoire est également très sympathique et est enrichie par les nombreux documents que l’on pourra lire au fur et à mesure de nos découvertes. Il s’agit néanmoins plutôt d’un jeu narratif, type walking simulator, que d’un jeu d’enquête pur et dur. Ici, pas de gros casse-têtes ou de théories alambiquées, on se laisse simplement guider.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Histoire et twist final
Ambiance visuelle et immersion réussies
Prise en main très simple
Se termine en quelques heures
Les points négatifs
Beaucoup de soucis techniques mineurs
Sous-titres qui disparaissent avant d’avoir pu être lus




