
Little Nightmares VR : Altered Echoes est un jeu de plateforme / aventure où nous incarnons Dark Six, une mystérieuse version altérée de l’héroïne du premier jeu. La dimension VR du jeu nous fait voir le monde distordu de la licence directement comme si nous y étions, pour le meilleur… et surtout pour le pire. Le jeu est disponible sur PC via SteamVR, sur Meta Quest 3 et sur PlayStation 5.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 (avec le PSVR 2) fournie par l’Éditeur.
Aux premières loges
J’ai une certaine affection pour la licence Little Nightmares. Son esthétique assez unique et dérangeante m’a marquée dès le premier opus, et j’avais adoré faire la critique du second en 2021. Seulement, mon amour pour le Nulle-part a rencontré quelques obstacles récemment. Un troisième opus assez moyen, notamment, dû grandement au changement de l’équipe aux commandes. Alors qu’en sera-t-il de cet épisode exclusif aux plateformes VR ?


Little Nightmares VR : Altered Echoes s’ouvre sur un moment clé du deuxième jeu, quand Six se fait attraper par l’Homme filiforme. Le pouvoir de ce dernier semble donner naissance à Dark Six, une version presque fantomatique de l’iconique silhouette encapuchonnée. Nous nous retrouvons aux commandes de celle-ci, directement en première personne. Un seul objectif : échapper aux horreurs qui nous poursuivent, et retrouver la trace de Six.


Autant dire que comme dans tout jeu Little Nightmares, ce sera plus facile à dire qu’à faire ! Nous sommes minuscules par rapport à l’échelle des objets de ce monde. L’immersion VR vient renforcer cette sensation de gigantisme. La licence a toujours réussi à vendre l’illusion sans problème, mais voir à travers les yeux de Dark Six est impressionnant. Seul bémol : sa capuche triangulaire fait office de vignette permanente à l’écran. Et impossible de la désactiver dans les options, même pour les plus habitués à la VR.


Souvenirs anciens et nouveaux
Au cours de ses cinq chapitres, Little Nightmares VR : Altered Echoes nous fait voyager dans plusieurs sections du Nulle-part. Les deux premières reprennent deux des ennemis les plus emblématiques de Little Nightmares II, l’Homme filiforme et la Maîtresse. Échapper à leurs poursuites incessantes faisait froid dans le dos, surtout quand il faut physiquement mimer les mouvements comme l’escalade. Heureusement, le jeu ne contient presque aucun jumpscare gratuit, privilégiant son ambiance.


Les deux chapitres suivants nous font traverser une gare et son train bondé de Résidents, puis un manoir obscur truffé de pièges. L’occasion pour Little Nightmares VR : Altered Echoes d’introduire deux nouveaux ennemis uniques à cet opus, le Conducteur et le Photographe. Leur design est réussi, mais les mécaniques pour leur échapper restent assez basiques. C’est un problème récurrent du jeu sur lequel je reviendrai plus tard. La prise de risques est rare, même pour un jeu VR.


Le dernier chapitre du jeu nous confronte à la boîte à musique étrange de Six, et à sa forme monstrueuse qui apparaît dans le deuxième jeu. De quoi créer quelques situations un peu inquiétantes où il faut naviguer dans le noir, armé d’une simple boîte d’allumettes. La fin du jeu, énigmatique dans ses révélations, s’atteint ainsi en un peu moins de trois heures. Comptez peut-être un peu plus de temps si vous décidez de chasser toutes les partitions de musiques cachées dans les niveaux.


Mon avis sur Little Nightmares VR : Altered Echoes
J’aimerais arriver sur cette partie du test en disant que je recommande chaudement le jeu, mais je ne pense pas y avoir trouvé mon compte. Par exemple, tout l’intérêt d’un jeu VR, c’est de jouer autrement qu’en pianotant sur sa manette. Little Nightmares VR : Altered Echoes propose malheureusement une gamme d’interactions relativement basiques avec ses environnements. S’il est possible d’attraper certains objets pour les lancer, cet usage en pratique pour des puzzles se compte sur les doigts d’une main.


On passera bien plus de temps à tendre les mains pour escalader, se hisser, ou encore pousser certains objets sur roulettes. Le seul autre puzzle notable qui me vient en tête est ce moment dans le train où il faut se débrouiller pour mettre les bons ingrédients dans une horrible soupe. Le reste du jeu consiste à échapper aux Résidents de la même manière : soit en jouant à 1, 2, 3 soleil, soit au cours de séquences de fuite assez redondantes.


C’est dommage, surtout qu’en 2026, on se retrouve encore et toujours avec des jeux VR ne faisant qu’effleurer la surface de ce qui rend le matériel intéressant. Je me suis vraiment posée la question “est-ce que la VR apporte quelque chose à ce jeu ?”. Et ce, alors que je suis souvent fervente défenseuse de cette technologie. En l’état, Little Nightmares VR : Altered Echoes aurait clairement pu exister du temps des balbutiements de la VR. Difficile donc de recommander à un fan de la série ne possédant pas déjà un casque VR d’investir pour une expérience aussi limitée.

Little Nightmares VR : Altered Echoes est un jeu que je ne recommanderais qu’aux fans les plus aguerris de la licence. À condition néanmoins de déjà posséder le matériel VR et de bien vouloir passer outre son gameplay un peu daté.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Le sentiment d’échelle
Revoir des monstres familiers sous un autre angle
L’ambiance sonore très réussie
Les points négatifs
Gameplay VR trop limité
Pas de possibilité de régler certaines options d’accessibilité / confort
Expérience un peu courte
Scénario confus




