Sunny Café

Dans ce visual novel, Sunny Café, issu d’un studio indépendant hongkongais, nous allons découvrir la vie de jeunes étudiants taiwanais qui se rencontrent dans un café. Des amitiés vont se créer, peut-être même des romances… Installez-vous confortablement, prenez une boisson chaude, c’est parti !

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Doux Comme un Cappuccino

L’histoire de Sunny Café se déroule à Taïwan, nous incarnons Bowen Wu, fils de deux spécialistes du café. Ces derniers sont partis en voyage et notre héros travaille dans leur établissement après sa journée de cours. Là, il va retrouver d’anciennes connaissances, comme son meilleur ami Alvin ou sa sœur Camilla, mais aussi y rencontrer de nouvelles personnes, comme Kathy, étudiante, ou Bella, influenceuse à succès.

Sunny Café propose une histoire d’amour plutôt convenue avec les quiproquos et triangles amoureux habituels du genre. Nous allons être confrontés à des situations et problématiques en tous genres propres aux adolescents, comme le choix des études, le travail, le soutien des parents dans les choix de leurs enfants,… Nous allons également retrouver tous les archétypes de personnalités habituels, comme par exemple le moqueur, le timide, ou encore le studieux. Tous ces “déjà-vus” du genre plombent quelque peu l’expérience de jeu, car l’histoire, bien que s’appuyant sur le thème original du café en toile de fond, reste très convenue et manque d’originalité.

Plutôt Fruité ou Épicé ?

Le gameplay de Sunny Café est excessivement simple et restreint, on comprend vite que l’on n’est pas sur un jeu d’action, mais plutôt un jeu contemplatif. Peut-être un peu trop… Le gameplay est même secondaire, les moments où l’on utilise la manette avec plus d’une seule touche se font rares. Par exemple, les quelques manipulations nécessaires afin de préparer et servir le café, m’ont plutôt donné l’impression de n’être que de rares pauses au milieu de (nombreux) dialogues n’offrant aucun gameplay, si ce n’est celui de passer à la phrase suivante. En effet, il s’agit principalement de dialogues à lire et à faire défiler.

De temps en temps, il faut sélectionner une réponse pour orienter la suite de l’histoire et obtenir l’une des fins possibles. Puis, quand le jeu nous invite à le faire, il faut aller derrière le comptoir, choisir le bon café selon les goûts de la personne qui nous le demande pour obtenir une bonne impression. Les patterns sont presque toujours les mêmes, les memory games sont très faciles également. De plus, il n’y a aucun enjeu lors du gameplay, à part avoir une note moins bonne. Cependant, les mini-jeux sont tellement simples, répétitifs, et les solutions données à chaque fois, qu’il est difficile d’avoir une note très basse. Nous avons aussi de temps à autre, lors des dialogues, des éléments en rapport avec le café, qui apparaissent et sur lesquels on peut interagir pour obtenir plus d’informations.

Du grain à Moudre dans Sunny Café

D’un point de vue graphique, avec Sunny Café nous sommes complètement dans les codes du light novel avec des personnages fixes adoptant deux ou trois positions différentes sur un arrière-plan en 2D. Bien que le jeu soit hongkongais, le chara design et les arrières plans épousent complètement les codes visuels du manga. Le fond reste souvent le même selon la scène, et les personnages évoluent dessus. Le tout est ponctué d’une musique smooth jazz entêtante.

Malheureusement, pour la version PS5 de Sunny Café, j’ai trouvé que certaines images de fond avaient une qualité discutable. En effet, avec une console nextgen et un grand écran, les fonds peuvent à certains moments être flous ou pixélisés. J’ai beaucoup aimé les petits grains de café qui sautent du curseur lorsque l’on clique. C’est très ludique et ça ajoute une touche mignonne. J’ai aussi beaucoup aimé le changement de musique lors d’une scène délicate du jeu, qui nous fait prendre conscience de l’importance du moment et de la suite à venir.

Doux ou Amer Comme la Vie

L’histoire de Sunny Café se passe à notre époque, ce qui est sous-entendu par l’un des personnages qui est influenceuse sur “Mystagram”. Cela permet d’autant plus de s’identifier aux personnages. J’ai beaucoup aimé le rythme des journées où le ton du chapitre que l’on va vivre est donné en fonction du temps qu’il fait dehors. Une bonne idée de la part des développeurs car cela permet de varier les chapitres entre-eux. Les dialogues sont parlés uniquement en chinois, et les sous-titres sont en anglais. Ce qui peut être un frein pour certains.

Nous sommes vraiment immergés dans le monde du café, et nous allons y apprendre plein de choses sur ce sujet. J’ai beaucoup aimé la remise en contexte historique qui nous explique l’arrivée du café à Taïwan pendant l’occupation des Japonais, mais aussi la provenance des différents grains ainsi que leurs caractéristiques. D’autres détails sont également présents, bien que plus techniques, comme la taille de la mouture du grain qui va influencer le parfum du café, tout comme le temps d’infusion de l’eau. Cependant, j’ai trouvé dommage qu’au fur et à mesure de ma progression dans le jeu, toute cette dimension culturelle et historique s’estompe.

Nous allons également explorer le passé de Bowen à travers des flashbacks où il goûte du café pour la première fois avec sa maman, où nous aurons droit à une réflexion poétique sur l’amertume du café et de la vie. D’autres leçons de vie seront distillées tout au long de Sunny Café, comme par exemple, tout un dialogue sur le fonctionnement d’un établissement, sa publicité, et sa façon de se différencier de ses concurrents,…

L’une de mes plus grandes déceptions est arrivée en milieu de jeu. En effet, jusque-là les protagonistes pouvaient vivre des rendez-vous en dehors du café et nous les suivions à travers quelques dialogues lors d’une visite d’un parc d’attraction. Plus tard dans le jeu, ces moments ponctuels en dehors du café sont complètement effacés par des ellipses, et nous passons directement au chapitre suivant. Cela donne malheureusement l’impression que la narration s’accélère en milieu de jeu et cela crée une impression de ventre mou, ou plutôt de fuite en avant qui rompt complètement avec le rythme délayé par le jeu jusque-là (le jeu occulte par exemple un rendez-vous amoureux, que l’on aurait aimé vivre). Heureusement, vers la fin, le jeu retrouve son rythme posé.

Pour conclure…

N’étant pas une habituée de ce type de jeu, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de texte, de dialogues, et trop peu d’interactions. Sunny Café est plutôt court, il m’a fallu 6h pour le terminer, mais je trouve qu’il n’en faudrait pas plus, au risque de devenir ennuyeux. Cependant, on sent la volonté du studio de partager son intérêt pour le café de façon ludique et agréable à travers les yeux de jeunes étudiants. Si vous aimez les thèmes culinaires et les histoires d’amour, vous serez conquis par l’approche de ce jeu.

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Thème original du café

Musique entêtante

Ambiance cosy

Personnages variés

Les points négatifs

Mini-jeux trop faciles

Gameplay limité

Certains arrière-plans de mauvaise qualité

Histoire convenue

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