[Preview] Don’t kill them all

Don’t kill them all est un tactical RPG avec développement de civilisation. Le jeu est développé et édité par Fika Productions.

Cette preview a été réalisée sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Présentation 

Don’t kill them All est donc un jeu indépendant développé et édité par la société Fika Productions, basée à Quebec City au Québec, donc on peut se permettre un petit COCORICO pour ce jeu ! Le studio est très récent car la preview d’aujourd’hui concerne leur second jeu, le premier étant Ship of fools, un roguelike collaboratif édité par Team17 en 2022. À voir leur site Internet, on comprend qu’ils font des jeux qui leur tiennent à cœur pour en assurer la production tout en permettant à leurs collaborateurs de travailler dans une ambiance sereine et apaisée (ce qui transparaît sur leur site web).

Petit studio de 11 personnes, ils aspirent à créer des expériences mémorables et à enflammer notre imagination (rien que ça). Alors attaquons-nous à Kill them All et voyons si le pari est remporté !

L’Histoire de Don’t kill them all

Nous Ork depuis longtemps, nous tout casser et détruire pour bonheur chef de guerre Uroborok. Ça être cool, mais village tout nul et sans rien à y faire.

Un jour, Olive, un truc verdâtre qui parle, a été capturé près du village puis on a attaché elle à rocher. Chef de guerre a dit pas l’écouter donc on a continué à tout casser partout. Mais Olive a dit qu’en cassant pas tout, on trouverait des trucs qui serviraient à construire des trucs qui serviraient à construire d’autres trucs. Ça fait nœud au cerveau mais on a essayé.

Sais pas pourquoi mais ça a marché, alors Olive a été libérée. Elle devenue “coach de vie” pour apprendre nous à gérer… comment elle dit ? Ah oui… émotions positives. Donc maintenant, nous devoir être gentil avec animaux et ennemis quand expédition en rencontre. Ça pas facile mais nous faire effort mais nous avoir fait bétise…

Il était un gentil Ork

Vous l’aurez compris, l’histoire de Don’t Kill them All part d’un point de vue très personnel : et si les orks apprenaient à gérer leurs émotions et suivaient les recommandations d’un coach de vie ? Ce pitch de départ est non seulement original mais aussi totalement loufoque. Et je dois bien avouer qu’à la vue du premier trailer, j’étais bidonné de rire car je trouvais ça génial. Et je ne suis pas déçu. L’humour est omniprésent dans les dialogues et dans l’histoire mais aussi dans les interactions entre les Orks et leur environnement (mention honorable au bain de boue indispensable). 

Au fur et à mesure, l’histoire devient plus sombre, mais elle n’en reste pas moins intéressante, bien au contraire. Les Orks sont attachants et on se surprend à les apprécier et à les dorloter comme jamais on ne l’avait fait avant. Attendez-vous à quelques retournements de situation et à des références qui vous feront sourire !

Gameplay de combat 

Comme dit dans la présentation, Don’t Kill them all se distingue en deux parties de gameplay : l’exploration (la baston !!) et la construction (la pas baston…). L’énorme subtilité du titre, c’est que vous gagnerez beaucoup plus de ressources en ne tuant pas tout ce qui bouge (et même ce qui ne bouge pas).

Y’a pas de WAAAGH ??

La partie exploration du jeu est un classique tactical RPG. Vous contrôlez trois guerriers et un chef de guerre. Les trois premiers peuvent se déplacer sur la grille mais le dernier non. Le concept original, c’est que plus vous vous retenez de tout casser et plus la récompense sera élevée. Les ressources, qui servent pour la seconde partie, ne se trouvent que sur des emplacements, mais attention, il ne faut pas les détruire en tapant dedans et les ennemis ne doivent pas les taper non plus. 

Facile, me direz-vous ? Pas quand les Orks sont équipés d’armes qui tapent sur plusieurs cases en même temps, rendant le jeu beaucoup plus tactique qu’on ne pourrait le penser au premier abord. Surtout quand il s’agit de gérer la rage de ses Orks…

Pas besoin de PV quand on a la Rage !! 

Les Orks sont tellement badass qu’ils n’ont même plus de barre de points de vie mais une barre de Rage. Celle-ci se remplit en fonction de ce que subit l’Ork (une attaque ennemie égale 1 point de rage gagné, une ressource détruite 1 point de rage gagné également). 

Quand la barre est pleine, votre Ork ne meurt pas mais il devient incontrôlable et tape tout et n’importe quoi, même ses alliés et les blocs de ressources. Si tous vos Orks sont enragés, alors le raid est terminé et vous perdez toutes les ressources récoltées…

Quand un combat est terminé, vous récoltez les éventuelles ressources et vous pouvez avancer au combat suivant ou bien retourner à votre camp afin de ne pas gâcher vos ressources. 

Original ou pas ? 

Qu’on se le dise, si le jeu vous enjoint à faire preuve de mansuétude envers vos ennemis, rien ne vous empêche de les envoyer ad patres. Mais cela serait se priver de l’essence même de Don’t kill them all et de son gameplay qui se veut différent de tous les autres T-RPG, et franchement, c’est réussi. Les combats sont de plus en plus durs et certains sont vraiment très balaises, vous voilà prévenus.

Gameplay de développement du clan

Après avoir cassé des trucs et des ennemis dans les phases de combat, regardons un peu plus en détail la phase du gameplay de Don’t Kill them all où on va construire des trucs dans notre campement

Au fur et à mesure de l’avancée dans les raids et dans l’histoire, vous aurez la possibilité d’embellir votre campement avec de la décoration, mais le plus important reste de pouvoir construire ce que le jeu appelle des stations

Ces dernières peuvent servir à fabriquer des armures, des objets utilisables en combat ou encore des armes. D’autres permettent de descendre la rage des Orks. 

Chaque station va vous demander plusieurs ressources que les Orks trouveront, mais aussi du temps de construction, que ce soit pour construire la station ou l’utiliser pour construire un objet. Il va donc falloir gérer son temps car chaque action va coûter plus ou moins de temps : fabriquer un objet, une arme ou une armure prend 1h, faire un raid prendra 4h, etc.

La Direction artistique de Don’t kill them all

Orks beaux

En ce qui concerne les graphismes, Don’t kill them all présente des graphismes plus que corrects et a vraiment une patte graphique très particulière. Les têtes et les animations des Orks sont vraiment hilarantes et leur look évolue en fonction de leurs équipements. 

En ce qui concerne les environnements, il y a 5 zones totalement différentes dans l’aspect (désert, forêt luxuriante…) mais les structures d’exploration restent plus ou moins les mêmes.

Pour un second jeu pour un studio indépendant, le travail est vraiment remarquable. D’autant plus que la configuration nécessaire pour le faire tourner est vraiment accessible à énormément de configs, même des anciennes. 

Bande son

La partie musicale du titre est réduite à quelques pistes assez redondantes : zones, combat, exploration et campement. Pas de quoi faire une analyse très poussée malheureusement. Cependant, au niveau des sons, c’est une toute histoire. Entre les grognements des Orks, le bruit des armes, les hurlements et tout le reste, tout est parfaitement dosé et efficace. 

Pour conclure…

Pour un second jeu, c’est un coup de maître que le studio québécois nous offre avec Don’t kill them all. Avec ses deux aspects de gameplay différents, son originalité au niveau de l’histoire et sa réalisation impeccable, le jeu se place directement dans la liste des jeux indépendants originaux à faire, et ce de bon cœur. Tout y est réuni pour passer un excellent moment !

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Deux aspects totalement différents de gameplay

Un tactical RPG avec une originalité durant les combats

Une réalisation impeccable

Bande sonore hilarante

Histoire originale et très drôle

Patte graphique impeccable

Les points négatifs

Musiques plus qu’oubliables

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