
Félicitations, vous avez un nouveau job ! Incarnez Emma qui vient de décrocher une place comme gardienne d’hôtel la nuit. Assurez vos gardes dans cet hôtel isolé et rentrez ensuite chez vous malgré ce qui vous est arrivé au travail. Un jeu d’horreur qui joue sur votre mental. Il y a fort à parier que vous allez devenir parano durant vos sessions. Inspiré du Thriller Coréen Door Lock, ce jeu vous fera frémir d’angoisse. Disponible sur Steam, Xbox et PlayStation depuis le 15 Juillet.
Ce test a été réalisé sur une version XBOX Serie fournie par l’Éditeur.
L’hôtel de la route 68 vous attend
Nightmare Shift vous plonge dans les ténèbres mais surtout dans une angoisse que l’on connaît tous, la nuit. Qui n’a jamais vu une ombre dans une rue en rentrant chez lui ? Qui n’a jamais sursauté au détour d’un couloir ? Le jeu se passe entièrement la nuit. Vous allez travailler à l’hôtel à la tombée de la nuit et vous rentrez chez vous la nuit. Le soleil vous ne le voyez pas puisque vous dormez.


Vous commencez donc votre première nuit à l’hôtel. Votre patron Andersson vous briefe rapidement et lorsqu’il s’en va, vous recevez votre premier client. Celui-ci a déjà une tête étrange mais vous êtes professionnel et vous l’enregistrez pour sa nuit.

Jusque-là tout va bien. Mais un autre client arrive et il se montre vite menaçant. Depuis ce moment-là, les prochaines heures mais aussi les prochaines nuits vont devenir de plus en plus anxiogènes.
Au détour d’une ruelle
Si l’hôtel bien qu’angoissant arrive tout de même à nous faire nous sentir en sécurité, l’appartement d’Emma dans Nightmare Shift est bien différent. On tape à la porte violemment, des gens nous suivent et pire encore… On fait des cauchemars. Il arrive un moment où la réalité et les rêves se mélangent et on commence à se demander qui nous en veut. Le client menaçant ? Andersson ? Le concierge ? Et bien sûr, tous des hommes. On peut y voir un message ? Et si finalement la plus grande peur d’Emma était la gent masculine ?


En tout cas Emma est nerveuse et on le ressent très vite dans l’histoire. Mais petit à petit, en avançant, on découvre des choses et l’énigme sur l’identité du stalker va progressivement se dévoiler.
J’ai vu un truc non ?
Cette phrase j’ai dû la prononcer un nombre incalculable de fois. Sous les traits d’Emma, vous avancez dans le jeu et que ce soit dans une ruelle ou dans l’hôtel, vous allez souvent apercevoir quelqu’un à une fenêtre et quand vous allez regarder à nouveau, plus personne. Et c’est là que vous vous demandez si vous devenez parano. Nightmare Shift vous plonge dans cette angoisse permanente d’être suivi, observé et la peur de l’agression se fait ressentir. Certains diront que le jeu est juste angoissant. Mais si vous avez déjà eu affaire à ce genre de situation, il y a fort à parier que vous allez vite vous angoisser.

Graphiquement passable mais une ambiance géniale
En termes de décors, Nightmare Shift offre une bonne ambiance. L’hôtel est isolé et l’appartement est plutôt bien fait. J’ai tout de même été surprise de tomber sur une ruelle qui ressemble trait pour trait à la ruelle d’Apartment No 129. En tout cas, cette ruelle est tout aussi angoissante et remplit son rôle à merveille.

Malheureusement, le design des personnages n’est pas top. Les développeurs ont voulu donner un côté réel au jeu et ça ne rend pas bien. Par chance l’ambiance n’en est pas affectée.
Côté sonore, rien à dire. Les bruits environnementaux font leur job et c’est tout aussi agréable de marcher dans ces endroits isolés en restant à l’affût.
Des choses à corriger
Quelques bugs peuvent se montrer agaçants notamment le fait qu’en fin de chapitre, nous avons des plantages. Ce n’est pas régulier mais ça arrive. Heureusement les sauvegardes sont régulières et donc vous n’aurez pas à recommencer le niveau à zéro. En ce qui me concerne, je l’ai eu une fois en fin de chapitre. Mais après discussion avec des joueurs de PC il semblerait que ce soit plus récurrent sur les ordinateurs.


J’ai aussi eu quelques soucis avec les interactions d’objets. Si sur PC c’est assez fluide, sur console à la manette, c’est un peu plus compliqué. Il va falloir par moments jouer avec le joystick pour tomber pile sur l’objet et activer l’interaction. Et enfin certains dialogues ne sont pas traduits ce qui est assez dommage, ça casse le rythme.
Mon avis sur Nightmare Shift
Il existe plusieurs types de jeux d’horreur. Gore, violent, angoissant, mais vous avez aussi des «trains fantômes», une sorte de promenade de santé avec juste des monstres qui font «bouh» ou bien encore des courses-poursuites où le monstre vous pourchasse durant tout le jeu. Nightmare Shift quant à lui est tout simplement un jeu de marche. Pas d’attaque ou de courses ! Juste des suggestions comme voir des ombres, faire des cauchemars. C’est clairement un jeu d’horreur chill. Oui, appelé comme ça c’est étrange je vous l’accorde. En tant que joueur vous avez surtout un rôle d’observateur. Vous allez partager les peurs d’Emma et juste assister à ce qui lui arrive sans rien pouvoir faire pour l’aider…

Si graphiquement le jeu a des lacunes, cela n’entache en rien l’ambiance de celui-ci. J’ai personnellement sursauté pour des choses parfois futiles, ce qui prouve que le job est fait.
Nightmare Shift se joue à la première personne ce qui rend le jeu encore plus immersif. Mais étrangement on s’attache vite à Emma. Le fait de suivre ses angoisses mais d’assister à ses cauchemars vous lie à elle d’une étrange façon.
La paranoïa s’infiltre dans votre jeu, qui en veut à Emma ? Ce Stalker est-il réel ? Et ces cauchemars, que peut-on en dire ? Nightmare Shift se fera un plaisir de jouer avec vos angoisses. La solitude n’est pas toujours bonne et encore moins la nuit. Alors quand vous travaillez dans l’hôtel, n’oubliez pas de vérifier les fenêtres. Quelqu’un vous regarde sûrement.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Une ambiance pesante et angoissante
Des décors très immersifs
Un personnage principal qui vous transmet ses peurs
Une histoire qui se dévoile petit à petit
Plusieurs fins possibles
Prix mini (<9€)
Les points négatifs
Soucis de traduction par moments
Un graphisme passable (surtout sur les personnages)
Manque de précision sur les interactions




