
Disgaea Mayhem est un spin-off de la série de Tactical RPG développé par Nippon Ichi Software et édité par NIS America. Le jeu est disponible sur PS5, Nintendo Switch 2 et PC depuis le 23 juillet 2026.
Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch 2 fournie par l’Éditeur.
Présentation
Après le dernier opus de sa série principale Disgaea sorti l’année dernière, NIS nous gratifie d’un titre que l’on n’a pas vraiment vu venir. Il faut dire que la série Disgaea fait partie du paysage vidéoludique depuis 2003, soit plus de vingt ans ! C’est peu dire que la série a pu se peaufiner au fil des ans et des opus. Toujours le même schéma à quelques nuances près : un univers et un humour totalement loufoque, un gameplay de Tactical RPG avec déplacement sur grille, et surtout une durée de vie colossale si on se laisse happer par tout ce que les différents softs ont à proposer !
Sauf qu’ici, Disgaea Mayhem est présenté comme un spin-off de la série principale et propose un gameplay totalement différent car nous passons à un titre beaucoup plus orienté Action-RPG voire un jeu de type Musou (Hyrule Warriors, Dynasty Warriors, etc).
Est-ce que le jeu tient la route malgré tout et est digne de la série principale ? Nous allons voir cela tout de suite !
Histoire
Disgaea Mayhem nous raconte l’histoire de N/A, un mercenaire peu bavard et taciturne qui se retrouve dans le sous-monde démoniaque au service de la princesse Tichelle suite à la mort du père de celle-ci et à la disparition du Flan Royal qui était conservé dans un frigo…


Sur la liste des suspects : les 6 Pourfendeurs. Jadis au service du roi, ils ont déserté à la mort de ce dernier pour diverses raisons (toutes plus ou moins loufoques). La princesse nous demande donc de retrouver le flan royal et d’identifier son voleur …


Autant le dire d’entrée, l’histoire de Disgaea Mayhem est totalement loufoque. Mais finalement, pour un univers comme Disgaea, ce n’est pas déconnant comme trame. Même le personnage principal se permet des vannes sur l’histoire et sur le fait que tout ce sous-univers est complètement barré.
Gameplay
L’action remplace la tactique
La grande différence avec la série principale se trouve au niveau du gameplay. Fini le Tactical RPG, place au bourrinage à la sauce Musou. Vous dirigez N/A sur une carte et vous devez vous débarrasser des vagues d’ennemis présentes. Ensuite, un boss apparaît et il faudra le terrasser pour valider la carte.



Pour combattre ses ennemis, N/A dispose de 8 armes différentes interchangeables entre chaque bataille. Entre l’épée, la lance, mais aussi le bâton magique ou le pistolet, il y en a pour tous les goûts (contact ou distance). Chaque arme dispose de 1 à 4 compétences avec un temps de recharge que N/A peut utiliser à tout moment.
La “nouveauté” des familiers
La nouveauté mise en avant pour Disgaea Mayhem est le concept des familiers. Ces derniers sont des monstres que vous pouvez recruter à la fin des cartes. Après les avoir assignés, ceux-ci vous accompagnent et se battent à vos côtés lors des affrontements.


Malheureusement, leur intelligence n’est pas très poussée et il arrive très régulièrement que ceux-ci ne fassent rien malgré le fait que vous êtes entourés d’ennemis, voire même des fois ils se bloquent derrière un obstacle et ne peuvent pas le contourner.
Chaque familier dispose d’une compétence de magicmorph. En gros, vous fusionnez votre arme et votre familier et, pendant un certain temps, vous disposez d’une arme beaucoup plus puissante et disposant d’une capacité ultime idéale pour finir les boss.


Nouveauté sympathique mais sans plus, car le comportement des familiers laisse à désirer, et surtout le drop de ces derniers est aléatoire, ce qui complique le fait de pouvoir trouver le familier le plus classe ou le plus puissant. Dommage.
En terrain connu : l’assemblée des monstres
En bon spin-off de Disgaea, plusieurs fonctionnalités ont été reprises et plus ou moins améliorées. Premier gros retour : l’assemblée des monstres, ici appelée Assemblée Sucrée. Où en échange de mana, vous pouvez proposer des “lois” qui vous accordent des bonus à la condition que les députés votent “pour” votre projet. Les projets sont plus ou moins difficiles en fonction de ce que vous demandez, bien évidemment.


Aucune nouveauté n’a été apportée à cette fonctionnalité. Vous pouvez toujours corrompre les députés avec des objets, et si le vote rate, vous pouvez toujours décider de battre les députés mais à vos risques et périls car certains ont un très haut niveau.


En terrain connu : le monde des objets
Véritable institution dans les jeux Disgaea : le monde des objets. En choisissant un objet, vous pouvez plonger à l’intérieur afin de l’améliorer et aussi améliorer N/A par la même occasion.
Si, dans les opus principaux, ce mode était limite obligatoire pour espérer s’attaquer au contenu HL, pour Disgaea Mayhem, je ne vous conseille pas de l’utiliser car les bonus gagnés facilitent beaucoup trop le jeu de base. Celui-ci n’étant déjà pas très dur, si vous farmez beaucoup le monde des objets, vous n’aurez plus aucun challenge. Vous voilà prévenus…
Aussi long qu’un Disgaea classique ?
SI les épisodes principaux de la série peuvent s’enorgueillir d’une durée de vie très conséquente (plusieurs dizaines d’heures voire centaines) pour vraiment tout finir, pour Disgaea Mayhem, c’est une douche froide. Huit épisodes avec chacun 3 niveaux et un post-game vraiment famélique. Cela représente environ 10 heures de contenu pour l’histoire principale, et il faut rajouter quelques heures pour le End Game.
Peut être que NIS ajoutera du contenu sous forme de DLC à l’avenir, mais pour l’instant cela fait cher pour une dizaine d’heures de contenu sachant que le jeu est vendu à 60 euros. Pour le coup, c’est un énorme point noir pour le jeu.
Direction artistique
Bande sonore
Les thèmes de la série principale sont repris dans Disgaea Mayhem pour le plus grand bonheur de nos oreilles, toujours aussi marquants et restant en tête. Les nouvelles pistes sont aussi de bonne qualité.
Tempei Sato, compositeur historique et iconique de la série Disgaea et d’autres titres de NIS, nous livre ici un ensemble de nouvelles pistes et le retour de pistes iconiques de la série.
Les voix sont également toujours de très bonne facture, que ce soit en anglais ou en japonais. Les acteurs vocaux choisis par NIS sont toujours excellents et ça fait plaisir.
Graphisme
Les graphismes de Disgaea Mayhem vont surtout dépendre de la plate-forme sur laquelle vous jouez. Ce test a été fait sur Switch 2 et c’est une douche froide. Les décors sont quelconques, vides, des textures sont parfois manquantes, etc. Quant aux personnages et aux monstres, il y a un flou autour d’eux et un scintillement permanent. Par moments, on se croirait revenu à l’ère de la PS2, même en mode “qualité”.


Par contre, tout ce qui est design 2D est d’excellente facture, les sprites sont superbes et les arts aussi.



À la vue des premiers trailers de Disgaea Mayhem, je m’étais dit que ce n’était pas une mauvaise idée que de faire un spin-off en Action RPG, et au niveau du gameplay cela tient la route. L’histoire et l’univers sont loufoques (comme le reste de la série) mais la réalisation graphique est catastrophique et la durée de vie est lamentable pour un Disgaea, même si c’est un spin-off. Si vous voulez vraiment le tester, prenez-le sur PS5 si vous en avez une, vos yeux vous remercieront. Bilan mi-figue mi-raisin pour ma part et pour le coup vraiment déçu de NIS qui nous a habitués à beaucoup mieux. Espérons qu’ils redresseront la barre avec leurs prochains softs.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Univers de Disgaea bien représenté
Humour toujours aussi loufoque et présent
Reprise des fonctionnalités de la série (assemblée, monde des objets…)
Bande son et OST au top
Les points négatifs
Qualité graphique honteuse sur Switch 2
Durée de vie lamentable pour un Disgaea (environ 10h)
Jeu beaucoup trop facile, surtout en abusant du monde des objets
Gameplay action très classique
Aucune vraie nouveauté pour cet opus




