
Incarnez la Princesse Zelda propulsée dans le passé d’Hyrule. Accompagnée du Roi Rauru et de dix-sept autres personnages jouables afin d’affronter Ganondorf qui, encore une fois, sème la pagaille dans le royaume. Une suite directe de Tears of The Kingdom, Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau est un spin-off qui fait son petit effet. Attention, si vous n’avez pas joué à Tears of The Kingdom, vous risquez de vous spoiler. Retrouvez le nouveau Hyrule Warriors exclusivement sur Switch 2 le 6 novembre 2025.
Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch 2 fournie par l’Éditeur.
Muso Kesako ?
Avant de vous parler de Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau, il me semble important de vous définir un Muso pour ceux qui ne connaissent. Les Muso, ou Musou, sont des jeux vidéo très populaires au Japon et on ne peut pas juste dire que ce sont des hordes d’ennemis à affronter. Parmi les plus connus, nous avons les Dynasty Warrior. Si l’histoire du jeu en général n’est pas des plus recherchées, Hyrule Warriors chamboule tout. Depuis qu’ils sont arrivés chez Nintendo, nous avons à chaque épisode une histoire et très honnêtement Les Chroniques du Sceau flirte avec le jeu d’aventure en plus de son côté Muso.

Mais alors, on fait quoi dans un Muso !? On parcourt de grandes map et on suit les ordres. Des quêtes sont mises en place comme des prises d’avant-postes, des gens à sauver, mais surtout on en prend plein les yeux ! On tape dans la masse, on enchaîne les combos et surtout on fait le show.
Le voyage de Zelda !
ATTENTION : Spoiler !
Si vous n’avez pas joué à Tears of The Kingdom, passez les lignes. Pour les autres, vous souvenez-vous dans le jeu quand Zelda et Link explorent les ruines au début ? Zelda disparaît dans un éboulement et… plus rien. Les Chroniques du Sceau vont vous raconter où était Zelda et ce qu’elle a vécu, le tout sous une forme de Muso telle qu’on aime dans Hyrule Warriors.



Nous rencontrons Rauru et Sonia, le roi et la reine d’Hyrule dans un passé lointain. Quelle surprise pour eux de trouver une jeune femme sans connaissance dans les plaines. Rapidement, ils lui font confiance et nous commençons le jeu avec les entraînements aux combats de Zelda sous la surveillance et la bienveillance de nos souverains.
Il est où mon LINK ?
J’étais obligée de mettre ce titre ! Je crois que pendant une heure mon époux, qui a grandi avec Link, n’a pas arrêté de me poser la question. À l’heure où je vous écris, il est encore dans le déni en apprenant que le Golem Mystérieux serait potentiellement le Link de l’époque. Ce qui est normal puisque Link est actuellement dans Tears of The Kingdom. Pour le coup, j’apprécie qu’on laisse la logique prendre le pas sur le fan service. Oubliez donc Link pour le moment.


Vous avez donc dix-neuf personnages jouables pour vous faire oublier l’absence des personnages que nous connaissons bien.
- Zelda
- Rauru
- Mineru
- Agraston
- Qia
- Raphica
- Ardi
- Calamo
- Golem Mystérieux
- Typhan
- Quino
- Lago
- Cadlan
- Vence
- Pinnec
- Sholani
- Ronzi
- Braton
- Pastos
Si pas mal de ces noms ne vous parlent pas, sachez que vous allez les rencontrer durant tout le jeu et, rapidement, on s’attache à eux. J’ai un petit coup de cœur pour Ardi personnellement.
Bienvenue sur la tablette pru’ha
Votre menu de choix se passe dans la célèbre tablette. Vous avez la carte de l’univers et à chaque fois que vous avancez dans le jeu, des missions se débloquent. Si, au début, vous avancez de façon linéaire, dès que Ganondorf débarque, on n’a plus de choix. Pour certaines missions, il faudra donc faire d’autres choses avant ou bien récupérer durant les missions des ingrédients qui vous permettront d’avancer et de débloquer la suite.



Outre les affrontements, vous avez les « améliorations ». Ici, on ne sélectionne pas le personnage pour lui donner de l’expérience. On attend sagement au fil de l’histoire que les points d’intérêt se débloquent et on sélectionne. Vous aurez alors une boîte de dialogue qui vous informe d’un bout de lore puis ce que vous allez gagner en livrant les items demandés. Un cœur, une attaque en plus, une arme… Bref, vous ne pourrez pas améliorer qui vous voulez quand vous voulez et ce n’est pas plus mal ! Mine de rien, cela évite de favoriser un personnage et d’être mal quand on tombe sur une mission sans notre chouchou.

Vous avez aussi les quêtes murmures. Ici, rien de spécial à faire à part relever les défis durant les affrontements. Ça peut être « prendre trois avant-postes dans une mission » ou bien « sauver trois commandants », etc. Vous aurez ensuite un petit cadeau. Et, bien sûr, un Muso sans arme n’en serait pas un, vous allez rapidement débloquer les camps, l’armurerie et autres petits points intéressants. Pour améliorer vos armes, il vous faudra des joyaux mais aussi de l’acier que vous récupérerez durant les missions.


Fluide, dynamique, mais redondant !
Il fallait bien que je trouve du négatif, sinon ça n’aurait pas été drôle. En termes de combat, Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau reste dans la lignée des autres opus. On bourre dans les hordes, on cherche à casser les protections des adversaires et on croise quelques trésors pour ensuite infliger le coup de grâce à des boss de fin de niveau.
Si les combats sont tops, au début ils restent un peu redondants du fait de ne pas avoir débloqué de combos en plus. Petit à petit, on prend le pied et là on affronte les ennemis comme il se doit.

Mais ce qui brise un peu tout, c’est l’enchaînement des missions. On se lance dans un combat, une scène cinématique de début, de milieu et de fin, puis hop on retourne sur la tablette. Soit vous enchaînez, soit vous faites les petites missions à côté. Mais parfois, alors que vous êtes en pleine scène mémorable, on vous envoie faire deux autres missions qui n’ont rien à voir à côté pour pouvoir enchaîner sur la suite. C’est un peu la douche froide.
Mon avis sur Hyrule Warriors : Les Chroniques du Sceau
Comme toujours, on peut jouer à deux, il suffit d’appuyer sur le joystick sur la tablette et hop on se lance.
Graphiquement, le jeu est très propre et on reste dans l’ambiance de Breath of The Wild et de Tears of The Kingdom. Pareil pour l’ambiance sonore, à aucun moment vous n’êtes dépaysé. Mais si, comme mon compagnon, vous vous attendiez à jouer Zelda, Link et des personnages que vous connaissez, vous allez être déçu. Ici, nous sommes sur des personnages exclusifs à la période où se déroule le jeu.

En ce qui me concerne, je suis ravie de pouvoir jouer Zelda et d’en apprendre un peu plus sur les fondations du royaume. J’ai mes petits coups de cœur et je dois avouer que la VF est géniale. La voix française de Kevin Costner pour Rauru ! Vous me régalez les amis.



Côté point négatif, je dirais la redondance. Si, dans Hyrule Warriors premier du nom, j’ai pris mon pied et notamment grâce à ses nombreux modes de jeu, ici je me suis un peu plus ennuyée. On connaît l’issue des combats, il n’y a pas de surprise. J’aurais aimé aussi pouvoir améliorer mes personnages comme je le souhaite et pas devoir suivre des missions de livraison pour cela.
Un spin-off nécessaire et intéressant ! Pouvoir découvrir ce qu’il se passe pour Zelda durant l’aventure de Link dans Tears of The Kingdom, mais surtout découvrir les fondements d’une guerre que l’on découvre dans un autre jeu, moi je dis bravo ! Depuis que je découvre l’univers Zelda, je trouve que la princesse est souvent reléguée au rang de victime alors que la licence porte son nom. Mais depuis quelques années, on lui donne enfin un rôle intéressant et ce Hyrule Warriors est pour ELLE !
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Un spin-off qui a de l’importance dans la chronologie des jeux
Dix-neuf personnages jouables et exclusifs à l’histoire
Une VF génialissime
Gameplay fluide et plein de surprises
Un Muso plein d’action comme on les aime
Graphiquement très beau
Les points négatifs
Redondant (normal pour un Muso)
Un titre de sélection pas assez ludique
Trop de coupures entre les scènes importantes
Aucun personnage habituel (Link, Impa, etc). On découvre les personnages du passé
Caméra capricieuse
Pas confortable en mode portable (trop petit pour un jeu aussi grand)




