Melobot : A Last Song

Décidément, nettoyer les planètes dans les jeux vidéo est devenu la norme en 2024. En effet, nous avons déjà aidé Ava et ses animaux, et c’est ici au tour d’une autre planète d’être sauvée, celle-ci étant rongée par une mystérieuse matière noire. Dans Melobot : A Last Song, nous incarnons un petit robot “mélodique”, programmé pour nettoyer la Matière Noire des plantes présentes sur cette planète. 

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Sans Fausse Note

Il y a longtemps, les humains ont exploité les Meloplantes pour leurs ressources et leur énergie, ce qui a entraîné la création de la Matière Noire et ses effets néfastes. Les machines ont pu prendre le contrôle et il a été impossible de les arrêter. Les redoutables Gardiens continuent, eux, de récolter la matière noire, et notre rôle va être de les arrêter. Melobot, que nous incarnons, est un petit robot mélodique pacifique, qui va se retrouver malgré lui à devoir nettoyer une planète de la terrible Matière Noire.

Notre seule arme sera la musique. Et ça tombe plutôt bien car les plantes, dites les Meloplantes, y sont sensibles. Chacune a sa propre mélodie et son propre rythme, qu’il nous faudra bien exécuter pour les assainir. Cependant, nos efforts seront fréquemment mis en échec par les Gardiens, ces terribles robots, moins pacifiques que nous, qu’il faudra affronter pour pouvoir continuer notre mission. Au fur et à mesure de nos explorations, nous découvrirons dans Melobot : A Last Song, des traces de nos prédécesseurs et nous en apprendrons plus sur cette planète et son histoire

Garder le Rythme

Melobot : A Last Song commence dans notre Melobase, un vaisseau sur deux étages, équipé de diverses stations pour nous aider dans notre mission. La Melobase nous permet de nous déplacer d’une zone à l’autre, mais aussi d’améliorer notre Melobot, distribuer nos points de compétence… mais aussi de discuter avec l’humain qui nous a confié notre mission. Ce dernier, notre créateur, est dans l’incapacité de faire le travail lui-même, ayant été lui-même contaminé par la Matière Noire lors d’un combat avec un Gardien. Il doit alors rester dans un caisson curatif afin d’éviter la propagation de cette dernière.

Notre Melobot n’est pas équipé pour le combat, nous allons donc devoir utiliser la musique pour parvenir à nos fins. Nous serons équipés d’un bouclier, qui, une fois détruit, ne protégera plus la vie de notre Melobot. Heureusement, il est possible de nous soigner et de rétablir ce bouclier à l’aide d’une mélodie. Rassurez-vous, lorsque nous “mourons”, nous sommes rapatriés au vaisseau et pouvons recommencer notre exploration, là où nous l’avions laissée.

Cette mécanique de Melobot : A Last Song, peut être décourageante car il faut à chaque fois refaire tout le trajet, avec un Melobot moyennement rapide, ayant une barre d’endurance assez restreinte … J’ai dit plus haut que nous n’étions pas équipés pour le combat. Cependant, nous avons la possibilité de nous débarrasser de nos ennemis, les Gardiens, en détruisant les robots boucliers qui les protègent, également à l’aide d’une mélodie, ou plutot d’une onde. À chaque Gardien anéanti, nous aurons un point de compétence disponible à dépenser dans notre arbre de compétence.

Dans notre quête, nous aurons aussi la possibilité de retrouver des vestiges de la précédente civilisation. Ces derniers se présentent sous la forme de zones à scanner, qui une fois analysées, nous donneront des informations. Nous allons voyager entre différentes zones, chacune ayant des particularités esthétiques bien marquées, mais aussi un biotope spécifique et des mélodies en conséquence. En effet, comme mentionné plus haut, chaque plante possède sa propre mélodie. Après les avoir écoutées une première fois, ces mélodies peuvent être réalisées à l’oreille pour les plus mélomanes d’entre-nous, mais les touches peuvent également être indiquées si vous le souhaitez. Ces options sont modifiables dans les paramètres du jeu, et heureusement ! De plus, le rythme sera très important, il faut commencer au bon moment pour chaque note, sous peine d’avoir un malus sur le score final.

Si la note est notée en bleu, c’est excellent, si elle est en gris, c’est moyen et si elle est noire, c’est que le timing est très mauvais. Selon votre capacité à réaliser les mélodies, vous aurez une, deux ou trois étoiles, à savoir respectivement musicien, expert ou virtuose. Chaque étoile récoltée vous permet de remplir une jauge (en haut à droite de l’écran). Sur cette jauge, on peut apercevoir les apparitions des Gardiens, qu’il faudra combattre, mais aussi le moment où la zone sera complètement nettoyée. Il est important de préciser que les Gardiens “apprennent” au fur et à mesure de nos affrontements. En effet, d’une zone à l’autre, leurs attaques vont varier et être de plus en plus difficiles. J’ai d’ailleurs trouvé que certaines de leurs attaques manquaient de clarté, comparativement aux premiers affrontements.

Une fois que chaque zone est assainie, nous retournons à la Melobase où un nouvel instrument nous est dévoilé. En effet, chaque zone aura son propre instrument, ce qui permettra de varier les rythmes, les mélodies et d’une certaine façon, le gameplay. Certaines mélodies sont plutôt simples à réaliser quand d’autres demanderont une certaine rigueur, surtout si vous visez les trois étoiles pour chaque plante (ce qui était mon cas), et vous demanderont de recommencer encore et encore. Melobot : A Last Song devient vite répétitif, malgré des zones et des instruments qui vont varier, des attaques de Gardiens qui vont également évoluer au fur et à mesure, car le schéma de base reste identique.  

La Planète En-Chantée

Melobot : A Last Song est visuellement très simple avec des traits lisses et des aplats de couleurs vives. Le jeu est parsemé d’aquarelles très jolies, très poétiques qui sont parfaitement en adéquation avec le style et le propos. L’idée de nous faire rechercher des traces des anciens habitants de la planète permet de renforcer le lore du jeu et d’aider à l’immersion. Cependant, j’ai rencontré quelques difficultés de game design directement liées aux graphismes choisis. En effet, bien que très joli, le style choisi est tout de même très lisse dans ses rendus de matières et rend le jeu assez plat, sans reliefs particuliers. Cela pose parfois des soucis dans l’appréhension de l’espace et on peut vite se retrouver à butter sur un objet qui nous empêche de passer quand d’autres accepteront que l’on passe à travers sans broncher.

Lors des phases de déplacements rapides (échapper ou courser un ennemi), cela rend les trajets un peu risqués et aléatoires car on peut, à tout moment, se retrouver bloqué par un objet de l’environnement sans que ce soit systématique avec tous les éléments du décor. De plus, le cadrage général du jeu, une vue assez éloignée et plongeante sur notre robot, bien que chouette afin de profiter d’un plan large sur l’environnement, oblige alors le jeu à passer en transparence lorsque l’on se retrouve derrière certains objets (montagnes ou autre), et malheureusement, cette transparence n’est pas toujours très bien gérée, et notre personnage est alors caché par un premier plan et il nous devient impossible de voir ce qu’il fait ou ce qui s’y passe.

Parlons maintenant de l’ambiance sonore, et, étrangement, le jeu est très… silencieux. Excepté les moments où l’on joue des mélodies (très jolies en passant), les chants d’oiseaux, ainsi que les moments d’affrontement, aucune musique ne va vraiment rythmer le jeu. Cependant, le thème de l’écran d’accueil est superbe, et les quelques mélodies parsemées çà et là également ! Remplies de nostalgie, et de mélancolie, parfaitement en accord avec le thème traité par le jeu.     

Pour conclure…

Melobot : A Last Song n’est ni le jeu le plus original de l’année, ni l’œuvre d’art la plus belle de ces derniers mois, et pourtant il parvient à dégager une certaine poésie. Son ambiance calme et reposante, en dehors de certaines phases de combat, installe une très chouette atmosphère rehaussée par la touche “jeu de rythme” très bienvenue.  

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Original et poétique

Gameplay facile à prendre en main

Expérience personnalisable pour les mélomanes

Les points négatifs

Répétitif

Déplacements trop lents

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