Kathy Rain 2 : Soothsayer

Petit flash-back : la licence Kathy Rain fait son apparition en 2016 avec la sortie du premier opus éponyme, créé par le studio suédois Clifftop Games. Dans le premier volet, nous incarnions Kathy Rain, étudiante en journalisme dans les années 90, qui devait retourner dans sa ville natale pour résoudre un mystère. C’est encore une fois équipée de son fidèle carnet de notes et de sa moto, le tout sur une bande-son originale et du pixel art comme on l’aime, que Kathy Rain fait son retour pour de nouvelles aventures avec Kathy Rain 2 : Soothsayer !

Ce test a été réalisé sur une version PC (Steam Deck) fournie par l’Éditeur.

Daughter of Anarchy

Nous sommes en 1998, et Kathy Rain n’est désormais plus étudiante, mais détective privée à son propre compte. Une affaire de tueur en série, qui se fait appeler Soothsayer (L’Augure), fait beaucoup parler d’elle dans la ville de Kassidy. On promet d’ailleurs une belle récompense à qui aura résolu l’affaire. Voilà l’opportunité que recherchait Kathy qui enfourche sa moto pour une nouvelle enquête !

Point and Kick(starter)

D’entrée de jeu, nous sommes notifiés qu’il est préférable d’avoir joué au premier volet. Heureusement, les développeurs ont tout prévu et permettent à celles et ceux qui n’ont pas fait la première histoire (c’est mon cas) de regarder un bref résumé du déroulé de cette dernière.

Avec Kathy Rain 2 : Soothsayer, nous sommes sur un point and click dans la plus pure tradition. En effet, Kathy va explorer son environnement, le commenter, et éventuellement prendre des objets dont elle pourrait avoir besoin avec elle d’un simple clic sur l’objet en question. Ces derniers seront consultables et utilisables via le menu de son sac à dos. C’est d’ailleurs de cette façon que commence le jeu : nous sommes dans l’appartement de Kathy Rain et nous apprenons à faire sa connaissance en explorant ses affaires. Nous apprendrons, entre autres, que nous avons affaire à une motarde, portée sur la boisson, qui n’a pas sa langue dans sa poche.

Chaque session de jeu est divisée en journées. Pour chaque jour, une série de tâches seront à effectuer pour que la journée se termine, et que Kathy rentre chez elle dormir, puis passer au jour suivant, et donc au nouveau chapitre. Mais pas de panique, comme toute détective qui se respecte, Kathy consigne toutes ses découvertes dans son carnet d’enquête, sous-divisé en trois parties. La première sera dédiée aux sujets qui peuvent être abordés lors de nos interviews avec les différents PNJ, la deuxième se consacre quant à elle à regrouper divers numéros de téléphone de contacts qui pourraient être utiles (pour rappel, nous sommes dans les années 90 et l’utilisation d’Internet ou des téléphones mobiles n’est pas encore la norme), et enfin la troisième et dernière partie contient notre to do list. J’ai beaucoup aimé que ce carnet soit dynamique.

Je veux dire par là que lors d’une interview, par exemple, si le PNJ dit qu’il ne sait pas nous aider sur un sujet, les autres thèmes en lien avec ce dernier vont se griser pour nous signaler qu’il ne pourra pas nous aider sur ces derniers non plus. Tout comme l’ajout de numéros de téléphone ou le retrait de certaines pistes va également se faire tout seul au fur et à mesure de notre avancée. De plus, vu la (longue) liste de tâches à faire en une journée, ou de sujets pouvant être abordés, un simple clic sur ces derniers permettra de nous remettre le contexte. Kathy s’empressera de nous rappeler de quoi il s’agit. Lors d’une conversation avec un PNJ, nous aurons la possibilité (comme dit plus haut) de lui soumettre des sujets de discussions consignés dans notre carnet.

Mais nous aurons également la possibilité d’interagir d’autres façons avec eux. En effet, il sera également possible de les interroger sur les objets que l’on a ramassés et qui se trouvent dans notre sac à dos, mais également sur l’environnement alentour. Cette façon de procéder est très complexe et dynamique, et ajoute du réalisme et un côté terre à terre au jeu. Il arrivera dans certains cas, généralement quand un sujet plus important est abordé, qu’une liste de questions prédéfinies s’affiche en bas de l’écran. Nous pouvons sélectionner chacune d’entre elles pour obtenir des réponses. J’ai cependant trouvé dommage que les questions abordées ne soient pas grisées pour nous notifier qu’elles avaient déjà été posées au PNJ, pour plus de clarté. Tout comme le carnet s’autogère au fur et à mesure de nos conversations, il en est de même pour les divers lieux que Kathy peut visiter.

En effet, lors de la visite d’un lieu, l’une ou l’autre extrémité de l’écran nous invitera à retourner sur Kassidy, ou un autre lieu. Se faisant, un écran de Kathy sur sa Katmobile apparaît avec sur la gauche de l’écran diverse tuiles représentant chacune un lieu. Il suffit de cliquer sur l’une d’entre elles pour nous rendre à l’endroit souhaité. Attention, malgré que le jeu soit un point and click, donc un jeu plutôt calme, il arrivera cependant qu’il y ait quelques fulgurances et tensions qui nécessiteront des réflexes et une certaine rapidité d’action.

De plus, le titre se pare de quelques mini-jeux assez chouettes afin d’obtenir la sympathie de certains PNJ. Pour terminer cette partie, j’ai testé Kathy Rain 2 : Soothsayer sur le Steam Deck et comme souvent avec ce type de jeu point and click (Duck Detective par exemple, ou encore Leila dernièrement), le côté intime et immersif est renforcé par le côté portatif de la console

Pix’Hell’s Angels

Dès la page d’accueil de Kathy Rain 2 : Soothsayer, l’ambiance est à son maximum. Le superbe pixel art de Kathy sur sa Katmobile accompagné d’une OST nous plongeant dans les années 90 rend vraiment nostalgique, sans tomber dans le niais. C’est exactement ce qu’il fallait ! Ajoutons à cela le système en point and click et nous avons ici une superbe alternative aux Chevaliers de Baphomet. Kathy Rain 2 : Soothsayer propose une vue latérale en pixel art. Ce dernier est sublimé par les ajouts de lumières dynamiques et réflexions de surfaces. J’ai beaucoup aimé que lorsqu’un personnage s’exprime, son portrait soit affiché en haut de l’écran avec le texte associé dans un encart.

Pour déplacer Kathy, il suffit de cliquer sur le sol pour la faire avancer, ou sur un objet pour qu’elle s’y dirige d’elle-même. J’ai également beaucoup aimé la possibilité de parcourir les documents que l’on trouve : notes, lettres, journaux, etc. Cela nous plonge vraiment dans la peau de Kathy et nous met vraiment à sa place d’enquêtrice, c’est bien ficelé et cohérent. Tout comme la mécanique de demander à un PNJ si on peut lui emprunter tel ou tel objet plutôt que de la prendre sans poser de question. De nouveau, cela renforce l’immersion et le côté relationnel existant entre les personnages.

J’aime beaucoup le look punk, motarde, et désinvolte de Kathy, très stéréotypé des policiers et enquêteurs dans la littérature, mais cette fois modernisé et féminisé. Elle coche même la case de l’addiction (qui, contrairement à Eugene Macquacklin, n’est pas du pain, mais de l’alcool tout simplement). Ces codes, généralement attribués aux hommes, sont donc ici bel et bien assumés par Kathy, qui se voit alors affublée d’une attitude généralement attribuée à la gent masculine. Le titre est disponible en anglais sous-titré en français, c’est dans cette version que j’y ai jouée. Les doublages sont incroyables et très justes, avec la petite touche d’ironie qui va bien, typique des stéréotypes de détectives privés. Le langage utilisé est décontracté et très naturel.

Pour conclure…

Kathy Rain 2 : Soothsayer est une très belle réussite ! Un point and click concocté aux petits oignons, à la D.A. très soignée, et en plus très ergonomique (contrairement à d’autres jeux du style, je ne me suis pas retrouvée à tester tous les objets de mon inventaire pour résoudre une énigme par exemple. Ici, tout est logique et cohérent). Ajoutons que l’ambiance pixel art couplée à la musique nineties en fait un point and click comme on les aime, rempli de nostalgie.

La  note  de la  rédaction

4-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Ambiance 90’s

Bien ficelé et cohérent 

Doublages au top 

Direction artistique 

Les points négatifs

Pas de surlignage des questions déjà posées

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