Duck Detective : The Ghost of Glamping

Dans mon test du précédent opus de Duck Detective, appelé The Secret Salami, je finissais sur l’espoir d’une suite. Et je suis donc très heureuse de vous annoncer qu’elle est belle et bien là ! Le studio berlinois reprend les meilleurs ingrédients de Duck Detective : The Secret Salami (à savoir des personnages hauts en couleurs, du point and click, une OST de fou, une ambiance polar et, bien entendu, Eugene Macquacklin, notre détective favori) pour nous proposer cette nouvelle œuvre (avec de nouveaux personnages secondaires !) : Duck Detective : The Ghost of Glamping. 

Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch fournie par l’Éditeur.

Life Wasn’t Easy

Notre accro au pain de mie préféré se retrouve en colocation malgré lui avec Frederson, dit Freddy, le crocodile qui lui voue une admiration sans faille depuis l’opus précédent, et avec qui il fait désormais équipe. Ce dernier souhaite faire une surprise à Eugene en leur payant une virée en glamping pour rejoindre la petite amie de Freddy, déjà sur place pour son travail. À peine arrivés, les deux acolytes sont informés d’un vol. Ils décident de s’emparer de l’affaire.

Du Pain sur la Planche

Nous commencerons par choisir entre deux modes de difficulté : soit le mode difficile, où les mauvaises réponses ne seront pas mises en surbrillance, soit le mode facile ou histoire, où les mauvaises réponses seront mises en surbrillance. Pour le reste du gameplay, c’est sensiblement la même chose que pour The Secret Salami. Mais pour celles et ceux qui n’y ont pas joué, voici un petit rappel :

Duck Detective : The Ghost of Glamping est un point and click dont le gameplay consiste à analyser divers éléments dans les différentes zones du jeu (ici un glamping donc) que l’on va pouvoir explorer. Les indices et informations récoltées seront consignés dans notre cahier d’enquêteur, dans lequel nous retrouverons diverses autres informations essentielles (les Deducktions, les rencontres, l’inventaire, et la carte). À partir de ces différentes pistes, nous allons devoir tirer des conclusions et résoudre les différentes énigmes qui vont se dresser devant nous. Pour ce faire, nous avons différentes façons de procéder.

La première va être d’analyser différents personnages à l’aide d’une loupe et des vibrations de la manette. Le but est de récolter le nombre d’indices requis. Les informations apparaissent au fur et à mesure du passage de notre loupe sur le personnage, pour accentuer l’effet de cette dernière.

La seconde méthode consistera à récupérer des mots-clés lors de conversations, interrogatoires, et fouille des lieux, dans le but de compléter par la suite des phrases lacunaires dans notre cahier, à la façon de The Rise of the Golden Idol. Une fois remplies, ces propositions vont se valider et devenir des hypothèses en bonne et due forme. Rassurez-vous, si vous êtes bloqué, il est possible de déverrouiller les indices par palier. Il y en aura trois pour chaque phrase à compléter. De plus, la map nous indiquera, à l’aide d’un point d’exclamation, si une information est disponible.

Le principal défaut que je reprochais au jeu dans le premier opus était de ne pas pouvoir réinitialiser complètement les mots insérés dans les phrases lacunaires. En effet, il arrive que l’on ait besoin de remettre un texte à zéro pour y voir plus clair, et ici ce n’est pas possible. Ce petit bémol n’a pas été changé dans The Ghost of Glamping, donc il faudra à nouveau compiler avec ça.

Glamping Sauvage

J’ai testé Duck Detective : The Ghost of Glamping sur la Switch, tant en mode portable que sur l’écran de télévision, et dans les deux cas le jeu est vraiment très joli. Comme pour le premier, l’ambiance et le gameplay invitent cependant à y jouer sur le format portable, ce dernier offrant une expérience plus intimiste que l’on ne retrouve pas de la même manière sur un écran plus imposant. Le style graphique a peu évolué entre les deux jeux, il s’agit toujours d’un jeu en 3D isométrique, avec des aplats de couleurs, et est toujours aussi soigné et joli. Les animations sont toujours très agréables et certaines interactions maladroites sont possibles.

En effet, si Eugene passe trop près d’une fontaine, par exemple, celle-ci va couler. Ou s’il passe près d’une chaise de bureau, elle tourne sur elle-même. C’est comme ça pour presque tous les éléments de décor, ce qui rend l’environnement très vivant, dynamique et drôle ! À titre personnel, je ne pense pas qu’il ait fallu jouer au premier volet pour comprendre et apprécier celui-ci. Cependant, lorsque l’on a fait The Secret Salami, il y a un attachement certain aux deux personnages principaux qui nous fait d’autant plus apprécier leurs retrouvailles pour une nouvelle affaire.

Petit bémol, cette fois encore malheureusement, nous nous retrouvons avec un titre entièrement en anglais, que ce soient les doublages ou les sous-titres. Dommage que des sous-titres en français ne soient toujours pas disponibles, vu la quantité de texte à lire, les jeux de mots et les quelques subtilités, cela aurait permis de profiter d’autant plus de l’œuvre. Malgré cela, les doublages sont encore une fois excellents et très qualitatifs. Eugene a toujours sa superbe voix grave, et Freddy nous offre des gammes hautes et criardes, qui vont si bien au personnage. À ce titre, j’aime beaucoup les remarques de Freddy sur les investigations que l’on mène, toujours très rigolotes, qui nous gratifient d’échanges croustillants entre les deux comparses

Ne Pas Faire un Canard

Concernant la musique, nous sommes encore dans le même style que le premier opus, à savoir une musique feutrée et jazzy. Les différents thèmes musicaux ont été composés par Sviatoslav Petrov. Ce compositeur d’origine ukrainienne a fait ses classes dans une école de Venise, puis au Japon. Il apprend le violon dès l’âge de quatre ans, participe à de nombreux concours qu’il gagne. Par la suite, il élargit ses horizons pour s’intéresser à la musique électronique, ce qui lui permettra de travailler sur des compositions plus éclectiques, voyageant entre du plus classique, de la pop, ou même du rock. Certains morceaux du jeu vont être en adéquation avec les moments de gameplay ou les dialogues, ce qui est vraiment très agréable et rend le tout très cohérent.

Pour conclure…

Cette fois encore, Duck Detective est un vrai coup de cœur avec ce The Ghost of Glamping. On y retrouve tous les ingrédients du premier, dont la musique, les doublages, l’ambiance et l’humour qui font de ce point and click ce qu’il est, c’est-à-dire une petite pépite !

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

L’ambiance 

Les doublages 

Le monde interactif et vivant 

La musique

Les points négatifs

Ne pas pouvoir réinitialiser les textes lacunaires 

Pas de sous-titres en français

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