Gori : Cuddly Carnage

Introduire un chat comme protagoniste dans un jeu vidéo, c’est commun, mais surtout ça permet d’ajouter une grosse dose de mignonnerie au jeu. Et cela, même si le jeu est grossier au possible. Gori : Cuddly Carnage, représente exactement ce mélange de mignonnerie et de barbarie. Oubliez les jeux bateaux et innocents comme Cat Quest ou Stray et préparez-vous plutôt à découvrir une merveille du gore avec cette création plutôt bien énervée signée Angry Demon Studio.

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Murder Party

Tuer, trucider, zigouiller… C’est tout ce que vous devez attendre au départ de Gori : Cuddly Carnage. C’est d’ailleurs ce que nous vend en priorité sa bande-annonce ensanglantée. Un jeu qui n’est pas destiné aux âmes sensibles avec sa dose de giclées de globules rouges et de corps déchiquetés. Ce hack’n slash nous propose des tueries de masse sur des jouets qui en auront après votre fourrure. Jouant de l’opposition entre l’univers enfantin et le chaos, les développeurs ont composé un cocktail détonant mélangeant licornes, décors et thématiques amusantes dans un monde postapocalyptique où les jouets ont été victimes de mutation.

Ces jouets qui seront nos ennemis pendant toute notre aventure, se diversifient au cours des niveaux. Ajoutant de nouveaux adversaires tout en gardant les ennemis des niveaux précédents, Gori : Cuddly Carnage ne nous propose pas moins d’une vingtaine d’ennemis, dont les boss de fin. Chaque ennemi a ses propres forces et faiblesses qu’il faudra découvrir de soi-même pour les exploiter à notre avantage. Aux aspects les moins ragoûtants, les jouets arborent tout une esthétique gore. Entre cerveaux, chair à vif et cicatrice à la monstre de Frankenstein, les développeurs ont cherché ce qu’il y avait de plus repoussant pour leurs créatures.

Une histoire de jouets 

La compagnie Cool Toyz a embauché le professeur Y pour créer des ultranimaux. Cependant, la création des jouets qui sont surtout ultra-toxiques a plongé le monde dans le chaos, annihilant toute forme de vie. Enfin presque. Votre créatrice, le professeur Y a survécu et vous devez la retrouver. Plus vous avancerez dans les niveaux, plus la sombre vérité sur la société Coll Toyz et les jouets sera révélée. 

Gori navigue entre les niveaux et son vaisseau CH1-P en utilisant un téléportœuf, permettant de faire le lien entre le hub principal et le reste de l’aventure. Dans le hub se trouvent diverses salles, se débloquant uniquement lorsque Gori trouve les 3 morceaux de clef dispersés dans chaque niveau. Les salles reprenant les thèmes des niveaux mettent à disposition du joueur une boutique d’amélioration, un camp d’entraînement, un glossaire, une exposition des licornes sauvées et une salle finale dévoilant un potentiel futur pour Gori : Cuddly Carnage. 

Les chats ont neuf vies.

Gori : Cuddly Carnage vous coincera dans des zones de combats où des dizaines et des dizaines d’ennemis s’acharneront sur vous. Si la difficulté du jeu n’est pas très élevée, même en mode Carnage de doudous où la jauge de vie et de carburant descendent vite, il y a fort à parier que la mort attendra au bout d’un moment tous ceux s’essayant aux difficultés les plus élevées. Le gros point noir de Gori : Cuddly Carnage vient cependant mettre à mal le peu de difficulté que propose le jeu. En effet, victime d’énormément de bugs, le jeu plante et alors que Gori affronte un boss en mode extrême, relancer le jeu le fait revenir au début du combat. Fâcheux me diriez-vous ? Pas tellement, car grâce à cette relance du jeu, la difficulté du combat chute, mais à la fin, la difficulté extrême sera tout de même comptabilisée pour obtenir les 3 étoiles liées à la difficulté. 

Si Gori : Cuddly Carnage peut totalement être terminé en difficulté Chat d’intérieur, soit le plus facile possible, le joueur souhaitant finir le jeu à 100 % ou chasser les trophées/succès devra obtenir toutes les étoiles de chaque niveau. Quatre items permettent d’obtenir chacun 3 étoiles. Le temps de réalisation, qui poussera les plus lents à réaliser un speed run, le combo maximal, le score maximal et enfin, la difficulté utilisée. Gori devra aussi trouver les trois clefs qui d’une part ouvriront les portes du hub, mais qui lui permettront surtout de sauver les licornes qui n’ont pas muté. 

Gori : là où on ne l’attend pas

Afin d’intégrer une boule de poils si mignonne dans un jeu aussi gore, Angry Demon Studio a fait le choix de graphismes déstructurés. Les textures sont rêches et les différences de saturation, en dehors des éléments du décor avec lesquels Gori peut interagir offrent un environnement à la fois coloré et agressifs. Contrastant totalement avec ces graphismes, les cinématiques nous offrent un rendu bien plus net et plus joli.

La bande-son de Gori n’est pas transcendante, mais les bruitages et les dialogues provenant de la sortie audio de la console et de la DualSense nous offrent une expérience de jeu très ludique et immersive. Cette utilisation du haut-parleur de la DualSense est très appréciable pour un petit jeu indépendant de ce genre.  

Rendant honneur au genre hack’n slash, Gori dispose de mécaniques de combat rapides et de combos permettant de faire un maximum de dégâts en un minimum de temps. Tranchant, écrasant ou encore transperçant, notre petit félin ne fait qu’une bouchée de ses ennemis à l’aide de Franck, son skate parlant. Loin de n’être qu’une arme, Franck est avant tout un moyen de transport. Flottant à basse altitude, il aide Gori à atteindre tous les objectifs en grindant des rails, en plaquant des wall ride ou encore en réalisant des ollies ou des dash. Angry Demon Studio fait encore honneur à la DualSense en utilisant le retour haptique lors des combats et des déplacements. Une façon de ressentir encore plus le broyage de licornes et on apprécie vraiment.

Gori créé la surprise

Gori est un véritable défouloir et c’est ce qui le rend si addictif. Faciles à prendre en main avec des niveaux toujours attrayants et bien rythmés entre parcours et combats, les concepteurs de niveaux ont parfaitement bien équilibré le jeu pour le rendre ni trop long, ni trop court. Avec une moyenne de 30 minutes par niveau, Gori nous offre tout juste le temps d’une session pour ceux qui n’ont pas excessivement de temps pour jouer. Avec huit niveaux, on obtient donc une durée de vie entre 4 à 5 heures pour l’histoire, facilement doublé si vous tentez d’obtenir toutes les étoiles. En effet, pour obtenir l’étoile de la plus haute difficulté, vous devrez refaire tous les niveaux. Gori nous donne donc l’occasion de refaire le jeu dans n’importe quel ordre. Les niveaux 1 à 7 proposent également de sauver des licornes qui n’ont pas muté. Pour cela, notre potit chat devra retourner sur les scènes du jeu où des défis l’attendent : atteindre un combo de 500 000, tuer tous les ennemis dans un temps record, subir un minimum de dégâts etc. La réussite de ces défis sera cotée du bronze à l’or. 

Il n’y avait vraiment pas besoin d’utiliser un chat pour faire apprécier Gori : Cuddly Carnage ! Offrant un mélange de mécanismes basiques et d’un peu de réflexion, Gori capte notre attention entre deux salves d’ennemis pour nous forcer à trouver le chemin qui nous mènera au Professeur Y. Un chemin parsemé d’un peu de réflexion et d’observation, mais aussi de dextérité qui ne nous pousse pas dans nos retranchements, mais qui ne nous offre pas non plus la solution sur un plateau. Le tout dans un environnement diversifié, pour que le joueur ait toujours l’impression de découvrir quelque chose de nouveau. C’est cette recette qui arrive à faire de Gori : Cuddly Carnage un bon jeu, qui n’a pas besoin d’artifice ni même d’être un gros jeu pour plaire.

Pour conclure…

Gori : Cuddly Carnage est une belle surprise. Proposant une expérience vidéoludique courte, mais efficace, broyer des licornes et rider sur un skate bavard devient vite addictif. Un jeu indépendant qui a su trouver le moyen d’offrir une expérience plus que ludique à partir d’une recette simple : du massacre en masse avec quelques variantes pour diversifier un peu le jeu, mais pas trop pour ne pas perdre le joueur.

La  note  de la  rédaction

3-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

L’aspect Hack’n Slash

Les couleurs et la direction artistique

L’histoire

L’utilisation de la DualSense

Les points négatifs

Le grand nombre de bugs

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