Final Fantasy XVI – PC

Final Fantasy XVI arrive sur PC un peu plus d’un an après la sortie PS5. Après cette longue attente, les joueurs PC vont pouvoir mettre la main sur ce titre dont la série est légendaire, et arpenter les terres de Valisthéa. On retrouve ce même schéma avec Final Fantasy XV qui était sorti sur PC après coup. Celui-ci ayant laissé une impression mitigée aux joueurs.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Une fois n’est pas coutume

Pendant longtemps, les titres Square Enix ont boudé le PC. Arrivant petit à petit sur le support au travers de portages. Une chance pour plein de joueurs qui n’ont pas de console. En effet, on voit une tendance à sortir ces portages de plus en plus vite. Au début 4 à 5 ans après la sortie du jeu sur console pour environ un an pour Final Fantasy XVI.

On y retrouve donc le jeu de base ainsi que ses deux extensions vendues à part. On aurait pu imaginer une édition définitive avec tout compris. Néanmoins, les prix sont plutôt corrects pour un AAA. Avec un prix de 69,99 € pour le pack complet, soit le prix d’un gros jeu de nos jours. Et au vu du contenu annoncé, soit environ 38 heures pour finir le jeu annoncé par How Long To Beat, cela semble correct.

Il est donc temps d’installer et de lancer le jeu. Avec un bon 150 Go sur le disque dur, on retrouve un jeu de taille raisonnable. Surtout compte tenu du contenu. Par contre, le premier lancement a été un peu chaotique. Un temps de chargement gigantesque pour installer les derniers shaders, sur mon PC, proche d’une heure, et quelques plantages me forçant à recommencer mais, une fois cette étape fastidieuse passée, il était temps de jouer. Une fois ce premier lancement compliqué effectué, tout s’est bien passé, et le jeu semble ne pas être si gros consommateur de ressources que cela.

Nos premiers pas

Après une série de menus afin de régler nos préférences, nous voilà enfin lancé. On incarne Clive. Fils de la famille Royal de Rosalia, et gardien du Phoenix, alternant entre le passé et le présent sur les premières heures de jeu. Durant ce début entrecoupé de flash-back, nous assistons à la mort de notre frère et par là même, à la disparition de son primordial.

C’est donc en tant que Mercenaire esclave que nous continuons notre vie dans le but de trouver l’assassin de notre frère. Et l’éliminer. C’est donc dans un monde empreint de trahisons et de drames que nous allons évoluer. Vous pourrez notamment retrouver notre review complète de la version console de Final Fantasy XVI.

Les premières impressions une fois en jeu sont plutôt bonnes. Il a l’air fluide avec une configuration qui n’est pas non plus hors norme, mais l’espace reste assez limité pendant les premières heures, et entrecoupé de cinématiques et autres phases de jeu plus contemplatives qui sont exceptionnelles.

Renégat

C’est donc après tous ces événements, et un petit couac lors d’une mission pour notre propriétaire que notre aventure commence vraiment. Tout d’abord, au travers de missions, ou plus exactement de Stages. Mais aussi petit à petit autour de missions d’exploration. Cela nous permet enfin de voir si le jeu tourne bien. Encore une fois, l’optimisation semble assez propre. Dans les phases de combat ou d’exploration, le jeu est majoritairement fluide et mon PC n’a pas particulièrement chauffé ou tourné plus que d’habitude.

On peut dire que nous sommes loin de l’optimisation hasardeuse de Final Fantasy XV bien que Final Fantasy XVI ne soit pas, à proprement parler, un monde ouvert. Au début notamment, le jeu nous laisse très peu de marge de manœuvre réduisant l’exploration au minimum. Et ceci sur de longues heures, environ 22 heures dans mon cas. Même après cela, les zones explorables ont une utilité pour les quêtes secondaires, et quelques autres éléments mais ne semblent pas regorger d’éléments à découvrir par soi-même. Elles semblent même un peu vides par moments.

Pour ce qui est des villes, c’est une autre histoire. Heureusement, il ne se passe rien demandant de bons réflexes car celles-ci subissent une bonne perte de frame rate. Assez pour que ce soit visible. Lors de notre exploration de celles-ci, on ressent cette espèce de lag quel que soit le support.

Mise en situation

Faisons un petit jeu avec un comparatif de ce Final Fantasy XVI. Sur ma config actuelle soit 16 Go de Ram, avec une RTX 3060 de Gigabyte (pour 12 Go de Vram) et un Ryzen 7 1800X, le jeu tourne bien. Comme évoqué plus haut, à part dans les villes aucun lag n’est ressenti, et peu de baisses de frame dans l’ensemble en qualité maximum.

On retrouve à peu près le même résultat en passant par le service Now de Nvidia. Le jeu tourne bien, il m’a même fait gagner un peu de temps avec les premiers lancements. Les mêmes ralentissements se font sentir dans les villes malheureusement. Il semblerait que quelque chose soit peu optimisé une fois dedans et crée cette gêne.

Pour finir, qu’en est-il du Steam Deck ? Le jeu pour le moment est en non testé. Il n’a pas non plus eu le droit aux optimisations de la console puisqu’il vient de sortir. Néanmoins, le jeu se lance. Un petit plantage la première fois, mais après ça plus de soucis. Il tourne plutôt bien en qualité médium. On retrouve le même schéma que sur PC avec les baisses de frame en ville, mais à part ça, le jeu est fluide et même avec une qualité moindre il est beau. Il doit bien évidemment être un peu moins joli sur un écran plus grand, mais c’est plus qu’acceptable.

Clavier ou manette ?

Comme tout passage du monde de la console à celui du PC, la question ultime se pose. Faut-il jouer à Final Fantasy XVI au clavier, ou à la manette ? Bien évidemment, nous avons testé les deux périphériques. Sur la majeure partie du jeu, un clavier souris a été utilisé et c’est plutôt convaincant. La prise en main est assez intuitive, les touches plutôt bien disposées. À part quelques touches, quasiment aucun changement n’a été nécessaire. Il faut aussi désactiver la caméra automatique dans l’idéal, celle-ci rend les déplacements un peu hasardeux.

Comparé à la manette, j’ai même préféré le clavier souris. Les touches étaient plus logiques. Notamment pour les sorts placés sur A et E pour le clavier contre une séquence R2 + X ou Carré (A ou X sur manette Xbox). Cela donne un petit avantage pour moi, permettant d’être plus serein pour aborder le jeu.

Effectivement, Final Fantasy XVI a beaucoup de touches. Au total il y a une bonne dizaine de touches différentes utilisées demandant à tout moment de lâcher la caméra. Ou les déplacements pour y accéder avec une manette. Pour une fois, un jeu console semble plus adapté au monde du PC. Il reste tout de même plus qu’agréable avec une manette bien que j’aie préféré le clavier.

Et le jeu dans tout ça ?

Sans surprise, je vais donner mon avis sur le titre de Square Enix. Vous pouvez bien évidemment retrouver le test console de Final Fantasy XVI. Pour ce qui est de mon expérience, j’ai reçu le jeu avec ses deux extensions nommées Echoes of the Fallen et The Rising Tide. Mais malgré quasiment 30 heures de jeu, je ne suis pas arrivé aux extensions.

Une longue quête

Le moins que l’on puisse dire est que le jeu est très long. Après 25 heures de jeu environ, nous avons enfin débloqué la majorité des fonctionnalités du jeu. La dernière étant les mises à prix. Ces dernières sont commanditées par un Kupo qui épingle plus ou moins tous les monstres qui l’ont regardé de travers. Celles-ci fonctionnent un peu comme les primes de Final Fantasy XII d’une certaine façon.

Mais vous l’aurez compris, il y aura fort à faire avant. La quête principale est très longue, et nous débloque de nouvelles mécaniques progressivement. Que ce soit les pouvoirs de titan, ou encore les éléments comme les primes. Bien racontée, et surtout documentée, celle-ci est très dense. Le jeu nous offre plusieurs outils pour nous y retrouver. Tout d’abord The Thousand (Les Mille Tomes) contient les informations des différents lieux et personnages.

On retrouve aussi un PNJ qui lui, nous donnera les différents déplacements des personnages ainsi que les liens entre eux. En plus de cela lors d’une scène, ou en mission, appuyer sur F1 donne accès aux informations des personnages présents, mais aussi concernant les créatures ou encore la zone où nous sommes. Square Enix met vraiment en avant l’histoire, et tous les petits détails. Et bien que la profondeur des personnages soit assez variable, ils ont tous leur petite ligne et explication de qui ils sont, leurs liens causant des conséquences dans l’histoire. On peut même se dire qu’un système de choix aurait pu être très puissant dans ce Final Fantasy XVI.

Réputation et scoring

Au-delà de l’histoire, il y a pléthore de choses à faire. Tout d’abord les quêtes secondaires. Celles-ci rapportent de la réputation qui débloque des récompenses. Apparaissant au fil de notre histoire, elles sont de petits objectifs indiqués avec un point d’exclamation dans une bulle verte. Certaines avec un + permettent quant à elles de débloquer des éléments secondaires dans le jeu (je vous recommande de les faire dès que vous les voyez).

Ces quêtes ne sont pas l’élément principal. La cachette nous donne aussi accès à une étrange pierre. Celle-ci permet de modifier l’apparence de notre personnage. Ou encore de s’entraîner. Mais surtout de rejouer les missions, et de scorer. Chaque stage est divisé en tronçons. Il faudra faire des combos, et aligner les esquives parfaites pour atteindre le rang S.

Ce contenu ajouté à l’histoire permet d’avoir une durée de vie plutôt monstrueuse. Et bien qu’il soit arrivé sur nos PC bien plus tard, le prix reste pour le coup plus que raisonnable pour un tel contenu.

Équipement et forge

Dernier point à aborder, l’équipement. Et celui-ci est assez simpliste. Peut-être un peu trop à mon goût. Nous pouvons juste changer notre épée. Ainsi que les brassards et la ceinture. Pas de changement esthétique, si ce n’est pour notre lame. Un système de forge assez simple permet d’améliorer notre équipement. Celui-ci au cours de l’aventure nous permet de fabriquer à chaque fois les meilleurs équipements, dans la première moitié en tout cas.

Il est fort probable que ce système soit un peu plus évolué plus tard dans le jeu mais il ne semble pas le point central de notre aventure. Les Primordiaux et leurs compétences par contre, si. La majeure partie de notre puissance va venir de cette partie entre le choix des compétences que l’on améliore, mais surtout de celles que l’on prend au combat.

Finalement, le jeu est clairement orienté vers l’action. Notre faculté à esquiver les attaques passera clairement avant la puissance de notre équipement. Des fois, le jeu se montre un peu exigeant même si Final Fantasy XVI est loin d’un Dark Souls ou d’un Elden Ring.

Pour conclure…

Ce portage de Final Fantasy XVI sur nos PC est une belle réussite. Pour ce qui est du jeu lui-même, quelques aspects des RPG sont survolés et la difficulté peu élevée. Mais, la durée de vie est assez énorme. Sans compter que l’histoire et les graphismes sont à la hauteur de Square Enix. Pour ce qui est du portage en lui-même, le jeu est fluide, il ne consomme pas forcément énormément de ressources. Seules les villes semblent avoir un souci. Effectivement, celles-ci impliquent une baisse de framerate.

La  note  de la  rédaction

4-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Sublime

Combat fluide

Combats cinématiques impressionnants

Histoire digne d’une tragédie

Durée de vie

Dans l’ensemble bien optimisé

Les points négatifs

Baisse de frame rate dans les villes

Combat par moments long et répétitif

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