
Découvrez ce Resident Evil-like à la sauce russe ! Après trois Ebola, voilà arriver Ebola Village ! Découvrez ce village aux sombres secrets, résolvez les nombreuses énigmes et surtout armez-vous pour survivre. Un jeu vidéo made in Russie développé par une seule et unique personne. Le jeu vous rappellera grandement le célèbre Resident Evil. Disponible depuis le 13 mai 2025 sur Steam et le 23 janvier 2026 sur Nintendo Switch, Xbox Series et PlayStation pour 19,99€.
Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.
Un travail de fan en solo
Ebola Village est la suite des trois autres épisodes développés par Indie_game. Ce studio de jeu indépendant est géré par une seule et unique personne, Viktor, âgé de 32 ans. Il est passionné de jeux vidéo. Spécialiste des Survival Horror, il a fait le choix de développer en solo. Mais il n’exclut pas l’idée d’un jour former une équipe.


Pourquoi je vous raconte ça ? Tout simple pour que vous vous rendiez compte de la qualité de son travail. Certes, pour beaucoup, Ebola Village ne sera qu’un copier-coller de notre Survival Horror préféré, mais ce n’est pas le cas. Voyez-le plus comme un jeu fait par un fan pour les fans. Ce n’est certes pas la qualité des RE et autres Survival actuels, mais ça a le mérite de nous replonger dans les années 90. Les mécaniques, les caméras capricieuses et les créatures qui nous surprennent, c’est ce qu’on a aimé à l’époque des Silent Hill, Dino Crisis et Resident Evil. Si, comme moi, vous avez aimé tous ces jeux, à coup sûr vous allez aimer celui-ci.

Prendre son courage et à demain !
Maria, allongée en sous-vêtements dans son lit sûrement rempli d’acariens et de tout un écosystème vu l’insalubrité de son appartement, décide suite à un flash info de s’habiller (Si si, vous avez noté l’importance de ce détail). Dans les années 90, les héroïnes en petites culottes, c’était important. Et de partir dans un village isolé. Pourquoi ? Sûrement parce que sa mère y est et qu’elle veut voir si elle va bien malgré le chaos qui règne dehors.



Après un petit tuto dans l’appartement, nous partons au village et nous voilà pris au piège. Peu de lumière, des bruits sinistres et plein de portes fermées à clé. Voilà ce qui vous attend pour la suite de l’aventure. Rapidement, Maria va se trouver une arme et quelques plantes pour se soigner.


Très vite, l’ambiance vous rappellera le grand Resident Evil 4 (pas le Remake). Les habitants hostiles, le village semi-abandonné et, bien sûr, un petit rappel des célèbres clés du deux. Pour le coup, je suis d’accord sur le côté Fan-game. Mais là, on est un peu trop dans le RE-like.
On se met en condition pour jouer avant
En lançant le jeu, outre les soucis de traduction « Télécharger le jeu » au lieu de «Charger le jeu», vous allez pouvoir regarder un « film » qui fait office de préquel au jeu. Pour simplifier les choses, voici le lien.
Cela ne vous rappelle pas le bon vieux RE1 ? L’opening en prise réelle avec Wesker Moutarde ? Je dois vous avouer que j’ai retrouvé mes douze ans en regardant ce court-métrage. Grâce à lui, vous allez découvrir l’univers EBOLA et ce qui s’est passé avant le flash info.
Un univers comme on les aime
Ebola Village n’est pas juste un Survival Horror. Comme dit plus haut, il est développé par une seule et unique personne, ce qui déjà est hallucinant quand on voit le travail effectué sur cette licence indépendante. Quatre épisodes qui se suivent dans une continuité comme nos jeux de l’époque. C’est ce qui fait son charme au final, pouvoir replonger dans des jeux où juste l’ambiance suffisait à nous donner des frissons. Dans Ebola Village, autant vous dire que plus d’une fois j’ai angoissé à l’idée de descendre dans un sous-sol car je n’avais plus de place dans mon inventaire ni de balles. Et c’est ce qui manque maintenant. Les Survival Horrors sont plus abordables, plus de soin, de munitions, sauf si vous jouez en mode hardcore. Ebola nous replonge dans ce stress perpétuel d’économie de place, de munitions et de soin. Si on ne peut pas tuer la créature, on ne la tue pas ! Malheureusement il faut aussi cohabiter avec les soucis de traduction et quelques lag de textures.



La chasse aux munitions
Dans ce village isolé de Russie, nous avons des habitants mais aussi des créatures. On ne sait pas trop ce que c’est en fait. Les yeux blancs, la peau très pâle, on pourrait dire des zombies mais ils parlent et on est sur le virus Ebola, donc…
Bref, on ouvre l’inventaire et on découvre que l’on a quelques cases de libre. En avançant, vous allez agrandir votre sacoche, donc pas de panique. Niveau munitions, comme dans les classiques,vous récupérez ça dans le village et vous allez donc devoir fouiller pour ne surtout pas vous retrouver à cours de balles. Fusil, pistolet, vous avez tout ce qu’il faut là-bas. Ne vous inquiétez pas, la Russie fait bien les choses pour vous accueillir.

Question soin, on est sur des plantes. Orties, menthe, vous les combinez pour faire plus de soin (vous avez le % de soin dans le descriptif). Petit point noir sur l’effet blessure. Quand les créatures vous attaquent, votre écran s’assombrit et devient rouge, ce qui peut gêner pendant que l’on vise où qu’on survit. On reste bien sûr en mode année 90 et clairement on ne peut pas esquiver ou repousser les ennemis, ce qui peut être agaçant, surtout que quand ils vous attrapent ils deviennent un peu trop collants à mon goût.


Mon avis sur EBOLA VILLAGE
Eh bien, ce n’est pas mauvais ! De base, quand je me suis lancée dans l’aventure, c’était pour le côté fan. Je voulais me replonger dans un Survival Horror des années 90 en attendant Resident Evil Requiem. Je ne m’attendais pas à grand-chose, juste de quoi me divertir. Eh bien, contre toute attente, je me suis bien amusée. Une durée de jeu égale à ceux de l’époque (2h-5h en fonction de votre façon de jouer) et des énigmes qui vont vous retourner le cerveau par moments.

Est-ce qu’il vaut ses 20€ ? Non, je dirais plutôt 10 car mine de rien pour le même prix on peut se plonger dans un Silent Hill ou Resident Evil moins récent et plus stable. Ebola a ses atouts, certes, mais il n’amusera que les fans du genre. Malgré tout, il faut avoir conscience que ce jeu est développé par une seule personne et du coup rien que pour cela on peut saluer le boulot. Graphiquement, il n’est pas moche (du moins niveau décors) mais les monstres sont horribles, désolée. L’histoire n’a rien d’original et pompe totalement les codes des années 90. Finalement, Ebola vous divertira une soirée, rien de plus. Au mieux, il donnera envie aux Speedrunner de se lancer dessus.
Ambiance glauque, village abandonné saupoudré d’un fan service à la russe. Ne voyez pas Ebola comme un jeu hommage aux années 90 mais plutôt comme une rétro-expérience dans l’univers des Survival Horror de l’époque. Un nanar qui amuse et qui fera rire les joueurs qui aiment les Survival Horror. J’ai eu de bons fous rires personnellement. Un jeu qui fera le boulot pour une dizaine d’euros.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Un jeu graphiquement sympa créé par une seule personne
Une ambiance qui rappelle les jeux des années 90
Un RE-like fait par un fan pour les fans
Les points négatifs
Une histoire absolument pas originale
Trop de ressemblance avec certains jeux (on aurait aimé une signature perso de la licence Ebola)
Des monstres parfois trop collants (pas d’esquive, pas de possibilité de les faire lâcher)
Un poil cher pour ce qu’il est
Des traductions bien trop approximatives par moments
Des soucis de textures par moments




