
Battlefield fait son retour. 4 ans après Battlefield 2042 et 12 ans après Battlefield 3, qui était le dernier Battlefield sur la même période, EA revient avec ce nouvel épisode. Il promet de remettre le joueur sur ce qui avait fait la renommée du jeu. Et, après pas mal de polémiques et la levée des voix des fans, avec une campagne. Mais cette fois, ce n’est pas sous la signature de DICE que revient le jeu mais sous le nom Battlefield Studio. L’union de tout ce qui a fait Battlefield.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Aux portes de la guerre mondiale
Ce Battlefield 6 se passe aux alentours de 2028. Une milice privée dénommée la PAX Armata prend de plus en plus de place dans le monde. Au début de façon pacifique, mais très vite ces derniers se tournent vers la force. Personne ne connaît leurs plans. L’OTAN se retire de peur d’une escalade. Les pays quittent l’organisation les uns après les autres, ne laissant que quelques pays membres. C’est donc aux abois que notre histoire commence. On y incarne tout d’abord Murphy, un militaire sur une base décommissionnée au profit de la PAX.

One man army ?
Le one man army est souvent la norme dans les jeux de guerre. Mais dans Battlefield, ce n’est pas totalement vrai. On met un peu de côté le héros invincible comme dans Call of Duty Black Ops 6 pour passer sur un format rappelant son aîné, Battlefield V. On vivra le conflit au travers des yeux de plusieurs soldats comme Murphy ou encore Gecko, chacun évoluant avec une équipe différente.



Très vite, dès la première mission, on comprend que l’objectif est de faire vivre l’histoire, pas juste de tirer à tout va. On évolue au travers d’un script pour commencer. Certes, cela rend l’histoire assez linéaire, on n’a pas vraiment de recherche d’objectifs, mais cela participe à l’immersion. Les explosions bien calibrées, nos alliés ont un comportement plutôt réaliste avec la couverture des angles morts. La progression croisée. Sans compter les décors. Le début de la mission rappelant le soin apporté à la mission en avion de chasse dans Battlefield 3.
Clairement, Battlefield 6, au travers de sa campagne, propose de mettre au centre la narration, mais aussi l’immersion. La linéarité n’est pas un problème, on nous tire dans un conflit qui a pour but de sembler réaliste. Cela passe au travers des cinématiques, mais aussi de notre progression en mission. Les ordres criés autour de nous, les alliés ou ennemis qui subissent et parlent. Le fait de pouvoir être mis à terre aussi, ou même nos alliés. Il faudra alors se faire relever ou les relever. Tout ceci nous met dans l’ambiance d’une guerre ouverte, bien que le jeu propose aussi des conflits plus discrets comme au Caire.
Nos premiers pas
Bien avant d’aller dans la campagne ou tout autre mode de jeu, nos premiers pas dans Battlefield 6 se sont fait dans les menus. Le cœur du jeu, qui nous permettra de rejoindre et explorer les différents modes. Et, il faut le dire, ces derniers sont loin d’être ergonomiques. Ils reprennent une mode que l’on voit un peu partout comme dans Call Of Duty : les menus sous forme de cartes. Et c’est un enfer. Le menu est assez brouillon et trop complexe pour ce qu’il fait.


On explore un peu et on commence à découvrir les grandes lignes. Le mode de recherche personnalisée va vite devenir notre meilleur ami afin de faire des recherches un peu plus intelligentes que “je veux faire de la percée”. Bien évidemment, il ne propose pas que l’accès aux différents modes de jeu. On notera tout de même que la campagne force le jeu à se relancer comme si ce n’était pas le même logiciel, mais passons. Rapidement, on va aller se balader dans les options. Pour la majeure partie, pas de grande surprise. On peut tout régler comme on le souhaite pour correspondre à notre expérience de jeu. On peut notamment attribuer deux fois la même touche, ce qui est parfois intéressant (petite astuce, pour enlever une touche, il faudra maintenir la touche echap lors du choix de la nouvelle touche).
Pour finir, on retrouve un peu de personnalisations. Rien de fou non plus, mais largement suffisant. On peut modifier nos armes et équipements, mais aussi un peu notre apparence, comme les camouflages de nos armes, véhicules ou encore personnages. Contrairement au menu principal, ce dernier est quant à lui plutôt efficace. Il répond assez rapidement et permet de s’y retrouver facilement.
Préparation au combat
Il est temps de rentrer dans les détails. Tous les FPS modernes permettent de personnaliser son arsenal. Sans surprise, Battlefield 6 ne déroge pas à la règle. La partie personnalisation peut se diviser en plusieurs parties : notre soldat, notre armement et nos véhicules.

Personnalisation du soldat
On entame par la partie la plus légère, la personnalisation de notre identité. Tout d’abord, assez classique, notre soldat, ou nos soldats. Comme pour le reste du jeu, cela se divise en 4 soldats et en deux camps. Soit 8 soldats à personnaliser. On oublie les skins sortis de nulle part, les démons et autres bizarreries que l’on retrouve dans un Call of Duty. Battlefield reste assez sérieux. La plupart des soldats sont déblocables via la campagne ou des objectifs. Il est aussi possible de changer leur camouflage.
En plus de pouvoir personnaliser nos soldats, on aura aussi la main sur notre carte. Cette dernière nous identifie en jeu. Elle contient notre pseudo mais aussi un titre que l’on choisit parmi ceux débloqués. Des faits d’armes, mais aussi avec des fonds et pictogrammes personnalisés. Il faudra tout de même remplir plusieurs objectifs pour en avoir de nouveaux. Et c’est à peu près tout.
Armes et véhicules
Pour finir, le plus important, nos armes, et bien plus encore. Le menu est ici aussi divisé en plusieurs parties : une première pour les classes d’infanterie (elles sont même divisées en quatre pour chacune des spécialités) et une pour les véhicules. Pour chaque classe d’équipement et chaque véhicule, on peut préparer un set. Celui-ci sera automatiquement appliqué lors de notre déploiement sur le terrain.



Les armes comme les véhicules disposent de plusieurs emplacements. Ces derniers sont bien identifiés, ils permettent par exemple de changer les munitions, ou encore la crosse, le canon… Bref, de faire son arme idéale. Bien qu’il faudra du temps pour les débloquer. Pareil pour les véhicules, même si, sans surprise, le panel d’éléments est un peu plus restreint. On connaît bien ce système, ça marche, c’est fluide et efficace, donc rien à redire là-dessus.
Bien évidemment, au-delà de l’amélioration des performances, on retrouve aussi de l’esthétique. Un ensemble de camo est disponible aussi bien pour nos armes que nos véhicules, permettant de varier les plaisirs afin d’être le plus beau, ou la plus belle, sur le champ de bataille. Comme pour les améliorations, il faudra les débloquer au travers de différents défis.
Let’s fight
C’est bien beau tout ça, mais si on joue à Battlefield 6, c’est pour les combats ! Et c’est le moment. Le menu est sous forme de carte, divisée en 6 sous-menus. On va surtout être dans le menu Multijoueurs, mais il est toujours intéressant d’explorer ce que nous propose le jeu.
Trouver une partie
Qu’avons-nous dans les menus ? Tout d’abord la partie Rapport. Clairement les news à propos du jeu, les futures sorties et autres mises à jour. À l’heure actuelle, c’est anecdotique, mais il est fort probable que les évents soient annoncés dans cette partie. On retrouve dans le même genre la partie à la une. Et au vu de l’indicateur annonçant “XP complète”, il est fort probable que par la suite certains modes rapportent moins d’expérience, mais que tous les modes mis en avant permettent eux de gagner soit de l’expérience normalement, soit d’avoir un bonus.


On retrouve en onglet la partie Campagne, que nous avons déjà mentionné un peu plus haut, mais aussi la partie entraînement. Elle contient un peu tous les tutoriels ainsi que le stand de tir. Et pour finir, l’onglet communauté. Ce dernier permet à la communauté de créer des maps ou encore des modes de jeu. C’est plus une fenêtre vers des expériences plus fun. On peut notamment y retrouver des modes zombie improvisés par exemple.
Finalement, le mode multijoueurs. Il permet d’accéder à tous les modes de jeu. Chaque carte représente un seul mode. L’affichage de la taille des maps et de la durée d’une partie est un petit plus sympa. Bien que le “Bataille à grande échelle” soit assez discutable en soi. Par contre, si vous souhaitez varier un peu durant vos parties, le mieux est de passer par la recherche personnalisée. Elle permet de choisir les maps et les modes de jeu, ce qui est le plus confortable pour trouver le bon mode. On notera tout de même l’absence d’un mode hardcore, bien que cela ne soit pas trop dérengeant.
Les différents modes de jeu
Battlefield 6 propose au total neuf maps pour le moment et huit modes de jeu. On y retrouve une bonne variété entre cartes urbaines et cartes ouvertes. Pareil pour les modes, on retrouve les classiques matchs à mort par équipe ou par squad ou encore le mode conquête. Ces derniers sont assez classiques et connus.
Pour ce qui est des autres modes, on retrouve un mode “roi de la colline”, le but étant de prendre un point qui apparaît, le garder et passer au suivant. Ainsi qu’un mode domination où le but est de posséder le plus de points pour faire monter ses points et remporter la victoire.
Pour finir, il nous reste le mode percée, le mode ruée et expansion. Ces trois modes ne peuvent s’effectuer que sur certaines cartes, toutes plutôt ouvertes et propices à des combats de plus grande ampleur. Pour moi, les meilleurs modes, en particulier la ruée. Leur but étant de prendre des objectifs ou les faire sauter afin d’avancer de zone en zone, forçant l’ennemi à reculer pour progresser.
À l’assaut

C’est le moment. On choisit notre classe et Battlefield 6 s’ouvre à nous. La partie commence avec un petit effet cinématique au milieu de nos coéquipiers. Quelques secondes de tension avant le début des hostilités. Et c’est là où l’on se rend compte de la taille des cartes. Elles sont clairement petites comparées à d’autres Battlefield. On ne s’attendait pas à avoir des cartes au niveau de Battlefield 2, qui est beaucoup plus lent, mais là, on a des cartes extrêmement resserrées. Les deux spawn sont très proches des différents objectifs.
Ce côté serré conduit à plusieurs problèmes. Le premier, le spawn kill. Élément qui, à l’âge d’or des serveurs dédiés, était en général une bonne raison de ban. Mais aussi à la difficulté par moment énorme à prendre un objectif. Sur certaines cartes, nos adversaires apparaissent littéralement à côté de ce dernier, rendant la prise quasiment impossible. Sans compter par moments le spawn tellement proche pour les attaquants qu’il n’y a pas de possibilité d’en sortir.
De ce choix résulte une présence plus faible des véhicules sur la carte. En général, un hélicoptère de transport, un hélicoptère de combat, un char et un anti-aérien, quelques jeeps et quads. On est loin du côté guerre ouverte. Cela aurait été tellement plaisant d’avoir plusieurs chars se frottant les uns aux autres, forçant à ruser. Là, la plupart du temps, un ou deux ingénieurs autour du même char et ça passe. Pour le moment, on est donc mitigés sur les cartes. Il y a tout de même de bonnes idées avec la destructibilité des décors. Les cartes en zone urbaine sont plutôt bien pensées. La base est solide et notamment autour du gameplay.
Dans la peau d’un soldat
Passons au gameplay. Une fois en jeu, les sensations sont plutôt bonnes. Au début, on est un peu dépassé, notamment avec les armes de base qui manquent un peu de répondant. Mais heureusement, comme dans tous les Battlefield, le plus important reste les objectifs. Et une bonne variété de classes permet de faciliter la progression. Que ce soit l’ambiance générale, les différents mouvements, le rendu des armes, tout rend plutôt bien.



Néanmoins, le jeu ne favorise pas assez le combat en squad. Beaucoup de joueurs sont assez individualistes. Cela manque un peu de lenteur dans les combats pour encourager au travail d’équipe. Mais les différentes classes aident tout de même à renforcer le côté travail d’équipe. Sans compter que la prise d’objectif est assez avantageuse. Donc, les troupes en place vont avoir tendance à converger vers les points d’intérêt. On notera aussi l’ajout sur la façon de relever les gens. Le médecin garde son défibrillateur, mais il gagne une autre option, plus lente, et qui peut être utilisée par les autres membres de la squad, quelle que soit leur classe. On peut relever une personne tout en la tirant en arrière. Un vrai plus pour sortir un allié de la zone de feu pour le relever.
Pour ce qui est des véhicules, c’est une autre histoire. Les tanks buguent pas mal avec les terrains escarpés, rendant assez difficile la progression ou même la visée. Pour les hélicoptères et avions, on reste sur quelque chose d’assez proche de Battlefield 3 par exemple, donc pas de surprise. Seule petite différence, la possibilité de faire du dégât plus significatif avec certaines armes à feu.
Décors et optimisation

Cela semble être la maladie du siècle : l’optimisation hasardeuse des jeux. On citera notamment Borderlands 4 qui continue à subir des mises à jour, entre autres. Battlefield 6 ne déroge pas à la règle, bien qu’une mise à jour récente des drivers Nvidia semble avoir amélioré la situation. Pour une obscure raison, le jeu se met à consommer soudainement les 12 Go de vram de ma 3060. Bien que ce ne soit pas une carte ultra récente, on peut imaginer que toutes les cartes en dessous de 12 Go soient mises à mal. Et les cartes à 16 Go ne sont pas forcément monnaie courante, sans compter le budget.
On notera tout de même que l’expérience de jeu, même avec des graphismes bas, reste très bonne. Couplées aux sessions de ban intensif des différents cheats et chronus, les parties restent plaisantes. Et les maps sont bien soignées, que ce soit la lumière ou encore les décors. Il y a plein de petits détails dans la campagne comme dans le multijoueurs. Donc, il reste à voir si les récentes mises à jour sont stables et permettent de ne pas subir ces espèces de ralentissements.
Ce Battlefield 6 peine un peu à convaincre. Son expérience est en dents de scie. On y retrouve une campagne soignée et plaisante à parcourir, ainsi qu’un feeling plutôt bon pour tout ce qui est gameplay. Les modes de jeux variés sont toujours aussi plaisants mais la taille des cartes rend les parties souvent chaotiques. On soulignera tout de même une roadmap qui promet du nouveau contenu à chaque saison. Mais qui dit saison dit battle pass… À voir sur le long terme ce que proposera ce Battlefield, qui part néanmoins avec une base assez solide.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Campagne cinématique
Classes de soldat
Rez en tirant son coéquipier
Retour à un gameplay moins nerveux
Travail d’équipe
Les points négatifs
Spawn trop proches
Amélioration d’arme trop importante
Véhicules peut nombreux
Map un peu petite




