
Alors que Borderlands 3 est sortie en 2019, la suite du célèbre opus sort finalement en 2025, soit 6 ans après le précédent. Enfin 2K nous ouvre les portes vers un nouveau chapitre des terres apocalyptiques de Pandore et plus encore. Peut-être pour y retrouver d’anciennes connaissances de l’univers déjanté de Borderlands. Mais c’est aussi un pari après 6 jeux parfois en dents de scie de revenir pour un nouvel épisode.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Borderlands en bref
Borderlands est le résultat d’une longue série de 3 jeux et deux spin-off, chacun racontant quelques parties de l’histoire. Le premier épisode nous introduit à l’univers de Borderlands et à sa planète hostile, Pandore. On y incarne un chasseur de l’Arche, ce qui sera le point central de chacun des épisodes, nos aventures nous menant à découvrir petit à petit le secret des arches.

Borderlands en bref
L’Arche y est décrite comme renfermant des centaines de richesses mais aussi le pouvoir, la force, des armes ainsi que des technologies dépassant l’entendement. Malheureusement, cela nous conduit à libérer une créature ayant pour objectif de détruire l’Arche, Pandore et tous ceux qui y vivent. Par chance, les chasseurs parviennent à la refermer. C’est alors que Borderlands 2 prend place quelques années après les événements du premier. On y joue 4 nouveaux chasseurs mais, très vite, notre quête s’éloigne un peu de l’Arche pour notre survie.
On y affronte le beau Jack qui essaye d’ouvrir l’Arche par tous les moyens, nous prenant pour cible jusqu’à trouver de précieux alliés avec les Pilleurs écarlates, une bande de rebelles dirigés par Roland, l’un des anciens chasseurs de l’Arche, un ancien soldat devenu chasseur. Finalement on vient à bout du beau Jack. Ce qui nous conduit à Borderlands 3 où on affronte deux sirènes, Troy et Tyreen. On y découvre que les Arches sont multiples et renferment les secrets d’anciennes races alien.
Side story
Pour ce qui est des deux autres épisodes, Pre Sequel comme son nom l’indique, est une préquelle à Borderlands 2. On y découvre le Beau Jack et comment il a pris le pouvoir d’Hyperion pour mener sa chasse à l’arche. Pour finir, Tiny Tina Adventure est quant à lui un hors-série. Il met en avant le DLC du même nom au travers d’un jeu où Tiny Tina est le MJ d’un jeu de rôle déjanté où l’on retrouve plusieurs de nos héros dans des rôles pour le moins spéciaux.
Bienvenue sur Kairos
Kairos est la planète où ont lieu les événements de Borderlands 4. On y retrouve 4 nouveaux chasseurs de l’arche, chacun avec leur capacité. La planète qui était cachée du monde en est révélée à la suite des événements de Borderlands 3. Après que Lilith se soit sacrifiée pour téléporter la lune loin de Pandore, cette dernière se retrouve à côté de Kairos, y faisant de nombreux dégâts en plus de la révéler à l’univers.



Notre présence sur Kairos reste assez floue au début. Il est possible de trouver des event ou des enregistrements qui nous font découvrir le passé de nos personnages et la raison de leur présence. Mais notre aventure ne commence pas sans heurts. On fait nos débuts dans la prison du gardien du temps, un dictateur qui se donne le droit de vie ou de mort sur tous les habitants au travers d’une puce. Cette dernière, implantée dans chacun des habitants, permet de les contrôler et si besoin les tuer. Par chance, on arrive à s’évader avec un jeune apprenti chasseur de l’Arche qui finira par mourir, nous laissant son ECHO 4. Notre seule chance d’échapper au regard du grand méchant.



Très vite, alors que l’on échoue sur une plage, on retrouve une vieille connaissance : CL4P-TP, ou Claptrap pour les intimes. Ce dernier nous initie aux dangers de ce nouveau monde, forçant notre pauvre chasseur à découvrir et subir cet allié pour le moins agaçant. Il nous explique les bases de cet open world mais aussi une des forces présentes : les déconnectés. Ce sont l’équivalent des sadiques, une sorte d’armée de décérébrés qui se sont retirés la puce de force, endommageant leur cerveau.
Un monde ouvert
Contrairement à ses aînés, Borderlands 4 est un monde ouvert. Et là, il y a pas mal de choses à dire. À première vue, cela peut sembler être une bonne idée mais, malheureusement, il faut nuancer cette nouveauté. Premier problème : l’optimisation. Le jeu est très mal optimisé. Étrangement, cela ne semble pas n’être qu’une question de puissance. En effet, pas mal de personnes avec des grosses cartes graphiques ont subi d’énormes lags quand une 3060 fonctionne plutôt bien. On ressent aussi particulièrement ces problèmes entre deux zones.


Effectivement, bien qu’il soit sans temps de chargement, Borderlands 4 est divisé en zones. Et le changement de zone est souvent un peu fastidieux, comme si on avait un temps de chargement camouflé. Dans mon cas, cela se traduisait par une grosse perte de frames pendant plusieurs secondes. Pour ce qui est du reste, le jeu reste jouable bien qu’il ait demandé à placer tous les curseurs quasiment au minimum en termes de qualité. Par chance, cela reste tout de même très joli grâce à la direction artistique en cell-shading. Néanmoins, on est loin du vrai potentiel du titre.
Pour ce qui est de l’open world en lui-même, des quêtes mais aussi des events, des collectibles et plein de petits éléments y sont cachés. On y retrouve des statuettes de Marcus, des tags de l’arche, des capsules cryptées et j’en passe. Et il faut être honnête, cela ne donne pas forcément envie. Je trouve personnellement que les collectibles sont souvent une méthode facile de faire de la durée de vie artificielle. Sans compter que certains sont une vraie plaie à remplir. Tout de même, la notion de recherche d’Arche est plutôt sympa et aurait pu être un peu plus mise en avant plutôt que de trouver des graffitis.
Un monde vaste
La planète de Kairos est dans l’ensemble assez vaste. Et les premiers déplacements y sont assez longs, demandant de longues minutes de marche avant d’obtenir votre véhicule. Par chance, on l’obtient assez vite. Pour ce qui est du monde en lui-même, on débute sur une zone verdoyante, plutôt luxuriante. On y passera pas mal de temps. Elle sert de zone un peu tutorielle, nous proposant les bases de l’exploration, l’introduction du système éclair et des autres mécaniques de base du jeu.
Pour ce qui est de la carte globale, celle-ci se divise en quatre grandes zones. Notre zone de départ est dénommée le versant. Elle comprend une faction d’exilés que le Maître du temps a laissée plus ou moins en paix. Nos premiers alliés. On y découvre notamment notre ultime objectif : récupérer la puce des trois lieutenants du méchant pour entrer dans la quatrième zone nommée dominion, notre objectif final. Entre-temps, nous allons explorer la brûlure de Carcadia, les restes calcinés suite à l’arrivée de la lune, et le mont Terminus, pour un total de trois biomes lors de nos aventures.



Au début, l’exploration de Borderlands 4 est assez grisante, mais, très vite, on a l’impression que beaucoup de choses se ressemblent. L’avantage que proposent les zones instanciées des premiers Borderlands était une plus grande diversité puisqu’il n’y avait pas besoin d’une forte cohérence. Et comment dire que comparé au Borderlands 3 qui se composait de plusieurs planètes et exposait tellement de lore secondaire, ce dernier épisode fait un peu fade niveau exploration. On court, on tue, on finit un objectif, encore et encore. Heureusement que les quêtes et certains personnages viennent rehausser l’expérience qui manque un peu de piquant.
Aider son prochain
Comme pour les précédents volets, on pourra lors de nos explorations trouver plein d’objectifs secondaires. Représentés par des symboles bleus, ceux-ci sont divers. Tout d’abord, la collecte, qui est bien plus présente dans cet épisode. Il faudra retrouver un ensemble de collectibles, comme évoqué plus haut, mais cela reste assez artificiel. Ce sera soit des enregistrements echo, soit des tags, soit des figurines de Marcus. À part les enregistrements qui apportent plein de détails sur le lore des personnages, de la planète, ou de ce qui s’est passé, le reste est plutôt inutile, sauf pour les complétionnistes.



Ensuite, nous avons plusieurs éléments plus de l’ordre de l’événement comme les combats de boss et les arches, qui sont aussi un petit défi. Ces dernières sont présentes à raison d’une par zone et demandent de retrouver des fragments de clé au nombre de deux. Pour finir, il est possible de refaire les boss ou encore de ramener certains collectibles rapportant de généreuses récompenses. Ces derniers sont à ramener à pied et c’est un enfer. De longues minutes de marche pour finir par perdre notre capsule dans un trou car la tenir bloque beaucoup d’actions.
Pour finir, on trouve aussi des quêtes secondaires. C’est là que réside le gros de l’intérêt d’explorer. On y aide les habitants de Kairos, souvent pour des quêtes absurdes comme se faire reproduire des créatures pour des raisons douteuses. On y découvre la vie sur la planète, certains de ses habitants, des éléments cachés… Bref, elles apportent un petit truc en plus, chacune donnant des récompenses, que ce soit de l’argent, des armes, ou encore du skin.
Gameplay et talents
Pour ce qui est du gameplay, Borderlands 4 reprend la majeure partie de ses aînés, que ce soit les déplacements, les sauts, ou encore les glissades. On y retrouve tout ce qui fait un Borderlands. On peut, comme à chaque fois, équiper jusqu’à 4 armes et un utilitaire. Ce dernier peut être une grenade. Mais, petite nouveauté, il peut être une arme lourde. On y retrouve notamment des Gatling gun assez funs à utiliser. Il est aussi possible de s’équiper d’un mod de classe et d’un mod d’équipement, chacun donnant des bonus passifs. Et pour finir, la compétence de classe comme dans les précédents volets. Cette dernière possède trois spécialisations, chacune débloquant un arbre spécifique changeant radicalement notre classe.
Spécialisation et talents
Pour choisir cette dernière, il faudra se rendre dans l’arbre de talents. Là encore, rien de surprenant. On retrouve trois arbres, chacun orienté autour d’une compétence. On peut choisir la compétence active, mais il reste possible d’attribuer des points dans les autres passifs. Il faudra tout de même attribuer assez de points dans l’arbre associé à la compétence pour en débloquer les variantes. Ces dernières permettent d’accéder à un extra spell, mais aussi à une amélioration de la compétence de base. Il est donc conseillé de s’orienter sur un arbre en complétant si besoin avec un autre.

Impossible de remettre ces points de compétence à zéro n’importe où. Il faudra trouver une machine qui le fera pour nous contre de l’argent. Par contre, le choix des compétences et de leurs améliorations peuvent être modifiés à tout moment. Cela permet de pouvoir s’adapter un minimum en fonction de la situation, ou si un choix d’amélioration ne nous convient pas. Pour ce qui est de la sirène, on dispose d’une spécialisation avec un pet dénommé Micmac. C’est celle que je préfère. Il est aussi possible de jouer avec des clones ou encore sous la forme d’un démon qui aspire la vie de nos ennemis, ce qui varie largement le gameplay. On se retrouve donc avec quatre chasseurs de l’arche, chacun disposant de trois spécialisations. Donc douze façons de jouer différentes, ce qui est une force pour Borderlands qui permet de varier le gameplay.
Se déplacer sur Kairos
Kairos est relativement vaste et se déplacer à pied est long, très long. Plus long que dans les précédents épisodes. Le monde ouvert n’aide pas. C’est pour cela qu’il faudra débloquer des stations de voyage éclair. Ces dernières sont réparties un peu partout sur la carte. Une fois débloquées, elles permettent de se téléporter en différents endroits. Elles sont assez espacées et ne sont pas utilisables lorsqu’il faut ramener quelque chose.


Par chance, on a aussi nos véhicules. Et pour le moment, il faut dire que, bien qu’ils soient amusants à piloter, il leur manque un petit truc. Ce sont des véhicules individuels. Finis les stations Autoloc, ils peuvent s’invoquer de n’importe où, ce qui est une bonne chose. Mais maintenant, ils sont aussi monoplaces. On ne laisse plus son véhicule derrière pour le retrouver plus tard. Fini les TP sur le véhicule d’un allié aussi. C’est dommage, cela réduit la dimension coopération.
Sinon, ces derniers sont funs, nerveux, et permettent de parcourir de grandes distances dans un temps raisonnable. Mais, il n’est pas possible non plus de monter dessus lorsque l’on porte quelque chose à la main, sous peine de le laisser tomber. On se retrouve donc dans certaines situations à marcher pendant de longues minutes pour ramener notre objet de quête.
Optimisation et options
Lors de notre test de Borderlands 4, aucune mise à jour n’a été faite. Il faudra donc voir dans les jours à venir ce que va nous proposer GearBox car l’optimisation est pour le moins hasardeuse. Première chose qui frappe, le premier lancement. On est forcé de “charger les shaders”. Retenez bien cette phrase car cela va être récurrent. La première fois, c’est long, même très long. Avec une config plutôt moyenne, cela m’a pris une trentaine de minutes avant de pouvoir rentrer sur le jeu. Et les premières secondes sur Borderlands 4 étaient tellement saccadées que j’ai même eu peur de ne pas pouvoir tester le jeu.
Après quelques secondes, le framerate est redevenu stable. Mais de petites baisses se faisaient sentir par moments. Bien que pas alarmantes, cela était assez notable malgré des réglages graphiques plutôt bas. Comme évoqué plus haut, les changements de zone aussi forcent un gros drop de framerate parfois conduisant à la mort. Bref, on subit pas mal de soucis d’optimisation pour le chargement de ce monde qui est pourtant loin d’être le plus grand des open worlds.
On peut ajouter à cela quelques choix discutables. Par exemple, l’absence de réglage de FOV au début sur console (j’ai un doute pour les PC). Bien que cela ait été annoncé présent dans une mise à jour pour corriger le tir, ce sont des éléments qui en général sont présents dès le début. Pour finir, je vous parlais du chargement des shaders. On pourrait croire que seul le démarrage les demande, bien que ce soit fait à chaque démarrage, un peu comme pour Monster Hunter Wild en tout cas à ses débuts. La réponse est non. Certains demandent de changer de zones comme sur les autres Borderlands. Par exemple pour faire une Arche. Et surprise, un chargement des shaders se fait, moins long mais encore une fois cela demande un temps de chargement non négligeable. Ce n’est pas systématique mais cela saccade énormément l’expérience.
Le futur de Borderlands 4
Pour ce qui est du futur, on commence déjà à voir quelques améliorations de Borderlands 4, notamment avec l’annonce de mises à jour pour ajouter certains réglages, mais aussi améliorer l’optimisation. En plus de cela, on retrouvera plusieurs DLC, en espérant que ces derniers débloqueront du contenu varié peut-être en dehors de Kairos. En plus de cela, une Road Map est déjà en ligne sur le site de Borderlands.
Il est déjà annoncé pour fin 2025 plusieurs contenus gratuits. De nouvelles armes, ainsi que le mode boss invincible pour augmenter les défis, mais aussi un pack prime qui semble être de l’esthétique. Ce dernier est déjà compris dans les éditions Deluxe et Super Deluxe. Cette dernière court jusqu’en 2026 pour le moment, proposant plus de contenu prime, de l’histoire, ainsi qu’un chasseur de l’arche supplémentaire.

Borderlands 4 vient avec un nouveau format. Il nous propose un open world qui se veut vaste et rempli. Mais la réussite est en demi-teinte. On retrouve un humour beaucoup plus décomplexé, ce qui est une bonne chose. Néanmoins, le monde ne possède que 3 grands biomes sans compter la zone centrale. Et chacune d’elles n’a pas beaucoup de variations, les rendant un peu répétitives. Pour ce qui est du gameplay, toujours un plaisir sauf lors des baisses de framerate. On y retrouve tout ce qui fait Borderlands ainsi que le grappin, bien qu’il soit un peu sous-exploité. Par contre, pour la durée de vie, le jeu propose énormément de choses. L’histoire n’est pas forcément des plus longues, mais il y a pléthore d’activités autour à faire et de défis. Sans compter que les devs ont prévu une road map pour améliorer le jeu et ajouter du contenu.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
L’humour déjanté
Le cross play
Beaucoup de quêtes secondaires
Une histoire riche
Les points négatifs
Optimisation à revoir
Open World gadget
Manque de diversité dans les environnements




