Gears of War : Reloaded

On connaît toutes et tous de près ou de loin la saga Gears of War, fleuron de la Xbox 360 en son temps. Tout le monde a croisé au moins une fois dans sa vie l’image de ce colosse à bandana, surentraîné et surarmé, alias Marcus Fenix, le plus relax des botteurs de culs d’aliens. Mais jusque-là, il fallait justement une des consoles de Microsoft pour pouvoir y jouer, au même titre qu’un Halo par exemple. Mais cette époque est révolue puisque le remake du premier opus débarque cette année, et aussi sur PlayStation 5 ! L’occasion d’aller se frotter à une invasion extraterrestre digne des meilleurs blockbusters des années 80, en 4K et 60 fps qui plus est !  

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

C’était pas ma Terre

Les aliens ont débarqué ! Ou plutôt les larves et autres locustes, comme les appellent les soldats qui les combattent. Parmi eux, le plus badass des badass : Marcus Fenix. Un guerrier suréquipé, au corps de bodybuilder, et à l’humour bien tranché. Il a pour mission de trouver, cartographier, mais surtout détruire, les tunnels creusés par les extraterrestres. Pour ce faire, il sera entouré de coéquipiers tout aussi charismatiques que lui, qui n’hésitent pas à s’envoyer des fions avec humour entre deux tronçonnages de créatures difformes. Allez, il est temps de reconquérir la Terre à coups de fusils à pompe, de gatlings, et de véhicules tout terrain…

Parkour !

Gears of War : Reloaded reprend le gameplay de l’époque, qui a fait ses preuves, en nous proposant des environnements alternant entre arènes sous forme de champs de bataille et couloirs à obstacles. Avec parfois quelques digressions comme la conduite de véhicule tout terrain ou la fuite devant une trop grosse menace. Quelques touches seulement sur la manette suffisent à nous immerger dans ce monde apocalyptique où les tirs ennemis n’en finissent pas de nous pousser en avant. Il faut avancer à couvert, en se cachant au maximum derrière les structures que nous offrent les environnements, et tenter au mieux de faire mouche lorsque l’on se montre pour tirer sur l’ennemi.

Un peu partout, du loot, souvent bienvenu, et parfois des portes à enfoncer afin de progresser dans le niveau. Évidemment, cela paraît simple (et peut-être ennuyeux) comme cela, mais Gears of War : Reloaded sait se renouveler suffisamment souvent afin de ne pas nous endormir. Tout d’abord par les différentes missions qui ponctuent l’ensemble du jeu, tantôt destructrices, tantôt furtives, tantôt chronométrées dans le temps. Ensuite par quelques boss pas piqués des hannetons qui ont tous leurs subtilités, ou plutôt leurs particularités (subtilité n’étant pas un mot facilement associable à ce jeu).

Enfin, les environnements sont assez labyrinthiques et détaillés pour nous occuper tout le long de l’opus, et même si la route à prendre est très facile à trouver, chaque niveau amène une forme de nouveauté. Ainsi, le bestiaire y joue beaucoup également, proposant un nombre restreint de créatures, mais qui font mouche à chaque fois, que ce soient les tireurs d’élite, les espèces de gargouilles beaucoup plus anarchiques, ou encore ces chauves-souris d’outre-espace qui nous forcent à rester dans la lumière sous peine d’être dévoré sur place.

Ajoutons à cela quelques armes différentes qui nous encouragent à varier notre façon de jouer selon nos envies ou les besoins du niveau, avec un fusil d’assaut qui canarde façon mitrailleuse (mais qui peut également tronçonner quand on se retrouve au corps-à-corps), un fusil à pompe qui envoie du bois (et qui l’envoie dans tous les sens), un fusil à lunette qui one-shot mais qui demande de la concentration et du temps de rechargement entre chaque coup tiré, et enfin les grenades à fragmentation… Qui portent parfaitement leur nom, et dont il faudra calculer la courbe correctement au risque de vite les gaspiller.

Afin de recharger tout cela (car croyez-moi, ça part vite), du loot disséminé un peu partout dans le décor, parfois caché, parfois apparent, parfois sur le cadavre de nos ennemis comme il se doit. Et c’est à peu près tout. On avance, on se planque, on canarde, on recharge, on loot, et on avance à nouveau. Simple, mais diablement efficace. Surtout que le tout est ponctué de superbes cinématiques (on comprend alors l’intérêt d’un remaster 4K lorsque l’on joue sur grand écran) et de dialogues entre nos 4 coéquipiers que l’on pourrait qualifier d’humour “testostéroné” (à la Schwarzy dans Predator, ou Stallone dans Demolition Man) mais qui fonctionne parfaitement dans le contexte. Le jeu se déroule alors sans accroc (et on adore quand un plan se déroule sans accroc), et passe assez vite mine de rien, peut-être un peu trop à mon goût.

J’avoue avoir été un peu surprise de voir arriver les crédits de fin du mode Campagne si tôt tant je m’amusais comme une folle à dézinguer ces larves par centaines. Heureusement, le jeu propose quatre niveaux de difficulté et j’ai personnellement switché entre le deuxième et le troisième tout du long afin de ne pas me retrouver devant de trop longues sessions. Mais croyez-moi, les deux niveaux supérieurs vous promettent quelques moments de sudation en perspective si c’est votre truc !

Fenix Bright

Graphiquement, Gears of War : Reloaded reprend pile-poil son esthétique de 2006 en upgradant les modélisations, les matières, et les lumières. Mais c’est essentiellement au niveau des décors que le travail accompli est visible ! Les environnements sont magnifiques, fourmillant de détails et d’architectures néoclassiques du plus bel effet. Se “balader” dans ses couloirs, ses cours, et ses jardins devient alors particulièrement plaisant, et on se prend à admirer de beaux détails comme des vitraux, des dorures de portes, ou encore des sculptures art déco. Qui dit néoclassique dit architecture colossale, et le jeu n’est pas en reste puisqu’il n’est pas rare que l’on se sente tout petit face à ces façades démesurées qui nous toisent de leur hauteur.

D’autres niveaux sont également visuellement intéressants comme les galeries souterraines, la centrale électrique, ou les bas-fonds de la ville, plongés dans l’obscurité. La modélisation de Marcus et de ses collègues fonctionne également parfaitement, à la fois réalistes dans leur faciès mais démesurément charpentés dans leur musculature, offrant un aspect très Small Soldiers à leur silhouette. Le bestiaire n’est pas en reste avec cette drôle de race extraterrestre qui aurait pu être tirée d’un film de Luc Besson, mi-crapauds énervés, mi Krang des Tortues Ninja, avec, en bonus, des animaux moins évolués mais tout aussi beaux dans leur mocheté. Le tout forme un patchwork en 4K , mine de rien, l’Unreal Engine est utilisé de façon bien plus originale que dans pas mal de sorties récentes. Très réussi donc.

Les Meilleurs des Meilleurs, Chef !

Vous l’aurez sans doute remarqué dans mes captures d’écran, j’ai testé toute une partie du jeu en multijoueurs local et, dans une moindre mesure, en solo. Et franchement, c’est top ! L’écran est scindé horizontalement afin d’offrir à chaque joueur une vue panoramique sur son environnement, un bon choix selon moi. Le jeu se déroule sensiblement de la même façon qu’en y jouant seul, si ce n’est quelques phases asymétriques réellement bienvenues. Ainsi, ponctuellement, les deux joueurs pourront choisir deux chemins différents afin de tenter de combiner leurs attaques au mieux, et ça fonctionne plutôt bien.

À d’autres (trop rares) moments, les deux joueurs exécuteront deux actions différentes, comme c’est le cas lors des phases de conduite, où l’un des deux joueurs pilotera et l’autre tirera sur les ennemis. À noter que le multijoueurs peut également être cross-plateformes en ligne, ce qui semble logique pour un jeu sortant en 2025.

Gears of War : Reloaded propose également un mode multijoueurs hors du mode Campagne (comprenez le mode normal du jeu où l’on chemine dans l’histoire) avec un mode Bataille. Il s’agit d’un mode multijoueurs (uniquement en ligne cette fois, et accessible via l’abonnement PS+) comprenant différents challenges comme du battle royal en équipe, de la capture de drapeau, ou encore assassinat du leader de l’équipe opposée

Je ne l’ai personnellement pas testé, mais au vu des environnements et de la fluidité de gameplay générale du jeu, ces différents systèmes d’affrontement doivent être réellement divertissants avec les 19 maps remasterisées, ou encore les cosmétiques qui se débloquent au fur et à mesure.

Pour conclure…

Gears of War : Reloaded propose exactement ce qu’il annonce dans son titre : un remake de l’opus original, graphiquement impeccable, reprenant le gameplay qui a fait son succès. Avec un mode multijoueurs hyper efficace, ainsi qu’un sens du spectacle et un humour qui font toujours autant mouche presque vingt ans plus tard. Une très belle occasion pour les néophytes de découvrir cette saga bien bourrine comme on les aime sur PlayStation 5, en 4K et 60 fps.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Graphiquement superbe

Gameplay hyper efficace

Humour omniprésent

Sens du spectacle

Les points négatifs

Un peu trop court

Gameplay peu innovant pour le genre

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