Teenage Mutant Ninja Turtles Arcade : Wrath of the Mutants

Enfilez vos masques de couleur, resserrez votre carapace et attrapez vos armes, il est temps d’aller croiser le fer avec les pires crapules de New-York City ! Nos quatre tortues ninja préférées repartent en guerre afin de déjouer les plans de leurs ennemis les plus emblématiques. Le tout sous la forme d’un Beat-em-up à l’ancienne, court mais punchy, simple mais efficace, classique mais groovy ! Allez, ce soir, c’est soirée pizza !

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Pizza façon Castagne

Dans Teenage Mutant Ninja Turtles Arcade : Wrath of the Mutants, nous sommes dans un beat-em-up et par conséquent l’histoire n’est pas ce qui prédomine… Mais c’est particulièrement le cas ici où aucune narration n’est amenée dans le jeu, un avantage pour certains car cela ne les sortira pas de leurs sessions de bastons effrénées, un défaut pour d’autres (dont je fais partie, je dois bien l’avouer) qui empêche une immersion un peu plus poussée dans l’univers du jeu. Les poncifs sont de sortie et le studio ne prend aucun risque, il est ici question d’un plan diabolique de notre “ami” de longue date Shredder et du sauvetage de notre non-moins très bonne amie April O’Neil.

J’aime me Battre

En ce qui concerne le gameplay de Teenage Mutant Ninja Turtles Arcade : Wrath of the Mutants, nous sommes encore ici dans un beat-em-up très classique. Nous nous déplaçons avec une, deux, trois, ou les quatre tortues ninja (selon le nombre de manettes connectées) dans un niveau qui avance de gauche à droite et nous devons combattre des hordes d’ennemis issus de la série télévisée Nickelodeon. Une touche pour le saut (et attaque sautée si nous atterrissons sur un ennemi), une (seule) touche d’attaque qui permet plusieurs coups différents ainsi que des prises spéciales, et enfin une touche d’activation d’un pouvoir spécial octroyé à chaque tortue ninja. Vous remarquez donc qu’il n’est ici aucunement question de combos (une seule touche oblige) ni d’attaque combinée à plusieursC’est un peu basique (certains diront pauvre), il faut bien le reconnaître.

La seule source de créativité viendra éventuellement de certains éléments du décor avec lesquels nous pouvons interagir afin de les “activer” ou les balancer sur l’ennemi. Nous explorons ainsi six niveaux ponctués chacun par deux boss, tous choisis parmi les plus emblématiques de la série télé. Les différents niveaux sont agréables à parcourir et jouent sur les clichés comme les rues de New-York City, les égouts, la fête foraine, le conglomérat technologique, la dimension X ainsi que le repère de ce bon vieux Oroku Saki.

Certains sont très linéaires quand d’autres parviennent à amener un peu de diversité comme par exemple la maison hantée lors de la fête foraine ou l’ascenseur du TCRI (aka le Techno Cosmic Research Institute, rien que ça) du fameux Krang, qu’il aurait été dommage de ne pas croiser. Mais passé cette partie amusante (car référentielle, il faut bien l’avouer), le jeu pêche par son côté répétitif d’un niveau à l’autre, voire d’un boss à l’autre, voire d’un simple ennemi à l’autre

Ainsi nous n’avons droit qu’à trois-quatre types de sbires (le Foot clan, les Men in Black et leurs robots, et une seule race de mutants, mais bien agressifs) et leur pattern rentre bien vite dans nos automatismes de combat. Les boss ne brillent pas non plus par leurs singularités respectives et à part quelques coups-bas qui ne font finalement pas tant de dégâts que ça, ils se ressemblent un peu tous dans leurs déplacements. Bien heureusement, les sessions de fight se voient ponctuées par l’activation bienvenue de divers bonus, de deux types en réalité, soit le pouvoir spécial propre à chaque tortue ninja que l’on peut déclencher une fois une jauge de mana remplie, soit l’apparition d’un allié parmi deux amis des tortues. Cela vient ponctuer les combats de manière bien sympathique.

Finalement, le seul vrai défaut de ce jeu (mais qui n’est pas des moindres) est sa facilité générale et sa très très courte durée de vie. Une heure à peine pour terminer le mode “moyen” et enfiler les six niveaux, phase obligatoire afin de débloquer un mode “difficile” qui ne prend pas beaucoup plus de temps. C’est peu, voire très peu. Notons cependant que plusieurs critères peuvent “sauver” ce problème, le prix du jeu pour commencer, qui reste abordable, le public visé ensuite, sans doute assez jeune, et enfin les possibilités de rejouabilité (le scoring, jeu d’arcade à l’ancienne oblige, les possibilités de coop de un à quatre joueur, ainsi que les degrés de difficultés).

Teenage Fluo Ninja Turtles

Les graphismes de Teenage Mutant Ninja Turtles Arcade : Wrath of the Mutants sont corrects dans l’ensemble, mais en dessous des standards actuels. Quelques approximations de netteté d’images dans les menus m’ont fait tiquer mais heureusement ces derniers ne sont pas présents pendant les phases de jeu. Le jeu reprend fidèlement les graphismes de la série Nickelodeon avec des tortues ninja toutes en courbes aux designs bien différents les uns des autres, des ennemis bien chelous aux proportions parfois très osées (mention spéciale à Bebop et à son look de punk du troisième âge) et certains petits détails très jolis comme la galerie de jardins japonais lors de la phase d’ascenseur.

Le tout a été “upgradé” d’un vernis fluo, très street art dans l’âme, qui me fait supputer que le studio et sans doute Nickelodeon ont voulu lorgner du côté de leur opus plus récent, à savoir le long-métrage d’animation sorti en 2023 “Ninja Turtles : Teenage Years”, très pop et très groovy. Ce choix graphique est particulièrement visible lors de la fête foraine où tout n’est que néons et peinture fluorescente, un niveau qui, vous l’aurez compris, m’a particulièrement plu. 

Alors, Booyakasha Donne Quoi ce Jeu ?

Nous sommes donc dans un jeu qui, à la fois, coche beaucoup de cases contractuelles (les personnages emblématiques, les lieux référentiels, même certaines phrases prononcées par les tortues) mais fait également preuve de plusieurs faiblesses et manquements. Le plus flagrant, comme déjà annoncé plus haut, est l’absence totale de contextualisation narrative. Teenage Mutant Ninja Turtles Arcade : Wrath of the Mutants commence par un simple menu, lui-même suivi par deux écrans de choix, d’abord de niveau, puis de personnage. Notons déjà ici que les niveaux ne se font pas dans un ordre établi par le jeu mais bien au choix du joueur, à l’instar de simples environnements d’un jeu d’arènes sans aucune logique temporelle ou narrative.

Une fois ces quelques choix effectués, le jeu démarre et nous nous retrouvons face à des ennemis sans aucune introduction ni explication… Nous avançons avec nos tortues ninja à l’aveugle dans les niveaux sans savoir pour qui ou pour quoi nous croisons le fer et je n’ai, par exemple, compris que je venais délivrer April qu’à la toute fin du jeu lorsque je l’ai découverte dans une cellule (Ha tiens, tu étais là April ?). Rien de très grave en somme mais une petite animation en début de partie (à la façon d’un Mario, voire même d’un Angry Birds) aurait permis davantage d’investissement dans la “quête” que nous menons avec nos carapaces préférées.

Pareil pour les ennemis, qui ne communiquent à aucun moment les tenants et les aboutissants de leurs plans (pourtant bien souvent tarabiscotés comme il faut dans cette licence) et n’ont finalement jamais aucune cinématique pour eux, ils doivent briller uniquement par leur look et leur présence physique, ce que, heureusement, la plupart parviennent à faire, merci aux designers de la série télé. Il manque également, de mon point de vue, certains personnages emblématiques de la série (où est Splinter !?) parmi lesquels Casey Jones ou encore Le Roi des Rats. Ce premier, qui aurait d’ailleurs pu être un chouette allié que l’on appelle lors des combats, à la place nous aurons comme renforts Leatherhead et Metalhead, peut-être moins charismatiques même si l’attaque de Metalhead reste très jouissive.

Les animations des combats sont d’ailleurs toutes assez plaisantes, même s’il est préférable de regarder plutôt celles des tortues et des alliés que celles des ennemis. Ces derniers, eux, passent bien souvent pour des pantins désarticulés. Ainsi nous avons droit à différentes prises, évidemment déterminées par les armes de chaque tortue ninja qui s’intègrent de manière très fluide aux mécaniques de déplacement, ainsi qu’à une attaque spéciale par tortue, toutes les quatre très chouettes et en accord avec la personnalité de chacune d’elles. Il est enfin bien dommage (à ma connaissance) que nous ne puissions par débloquer les skins des personnages battus afin de pouvoir les incarner lors d’éventuelles autres parties, cela est d’autant plus étrange que le tableau des scores les mentionne comme s’il s’agissait de personnages ayant combattu à nos côtés dans les niveaux…

Pour conclure…

Teenage Mutant Ninja Turtles Arcade : Wrath of the Mutants est un jeu très classique qui reprend les mécaniques de base d’un beat-em-up à l’ancienne. Il est assez étonnant de constater que malgré plusieurs défauts très présents (absence de narration, nombre très restreint de niveaux, facilité générale du jeu, absence de personnages emblématiques…) je me suis tout de même amusée à castagner ces vagues d’ennemis à la fois ridicules mais amusants à souhaits. Le studio a su développer un gameplay hyper fluide de baston qui nous donne une impression de fuite en avant sans aucune interruption, le tout ponctué par une facilité de prise en main à la portée de tous, en particulier des plus jeunes. Car il faut bien le rappeler, ce jeu se destine très certainement à un public assez jeune qui aura apprécié sa récente séance de cinéma sur la dernière mouture de Nickelodeon en ce qui concerne les Tortues Ninja. Le jeu, bien que ne reprenant pas les chara-designs du film, a su ajouter aux designs “classiques” de la série télé de 2012 un filtre plus contemporain et punchy. Le gros défaut du jeu reste cependant sa durée de vie extrêmement courte. Je l’ai parcouru (en coop deux joueurs, niveau “moyen”) en à peine plus d’une heure (c’est très peu !) et ai pu alors débloquer un mode “difficile” qui prend à peine plus de temps à être terminé…

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Accessibilité

Rythme

Coop Plutôt Réussie

Univers Respecté

Fluidité

Les points négatifs

Durée de Vie

Manque de Challenge

Répétitif

Références Manquantes

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