The Gecko Gods

Cinq ans. C’est le temps qu’il a fallu à Louis Waloschek, fondateur et développeur du studio Inresin, basé à Oxford, pour développer The Gecko Gods. Ce jeu nous fait incarner un petit gecko qui devra résoudre des énigmes dans un archipel qui abrite les ruines d’une civilisation perdue.

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Y’a pas d’Lézard

Il n’est pas courant d’incarner pour personnage principal un petit gecko. C’est à travers lui que nous allons explorer de magnifiques ruines d’une civilisation disparue, dans laquelle se trouvent maints mystères et énigmes à résoudre. La première chose qui frappe, outre la beauté des graphismes (nous y reviendrons plus tard), ce sont les déplacements du petit reptile. En effet, ces derniers sont particulièrement bien rendus et permettent de nous déplacer où bon nous semble (sol, murs, toits, …), ce qui permet des déplacements fluides et une forme de liberté bienvenue. Cependant, intuitivement lors d’une petite baignade, j’ai voulu plonger, et malheureusement cela n’a pas été possible. Qu’à cela ne tienne, le monde sur la terre ferme est déjà bien assez riche à découvrir. Le tutoriel est super simple et propose à peine quelques commandes à retenir, ce qui donne à The Gecko Gods une prise en main rapide et fluide.

En effet, notre petit lézard peut avoir des interactions avec des objets (indispensables pour résoudre les différentes énigmes), il peut sprinter et dasher. Avec ces quelques bases, à nous d’expérimenter. Nous avons, en tant que joueur, une caméra libre qui nous permet de balayer comme bon nous semble les différents environnements. Avoir une liberté de mouvements aussi élevée n’aurait pas beaucoup de sens si le monde en lui-même ne permettait pas une certaine souplesse du point de vue de l’exploration. En effet, très vite, nous allons nous retrouver dans un monde semi-ouvert, une sorte de hub, dans lequel il conviendra de résoudre différentes énigmes et puzzles à différents emplacements.

Concernant les énigmes, j’ai trouvé ces dernières très accessibles, pour ne pas dire simples. En effet, la plupart consistent à actionner des leviers pour interagir avec l’environnement. Notre petit gecko sera aussi régulièrement confronté à des ennemis plutôt agressifs une fois qu’ils nous ont repérés. Néanmoins, il suffira de les pousser à plusieurs reprises pour nous en débarrasser et continuer paisiblement notre exploration. Ici, pas de gros combats, juste de petites confrontations qui pimentent l’exploration et permettent de varier nos déplacements dans le monde. Lorsqu’il est blessé, le petit reptile va voir son corps “diminuer”, mais va se régénérer de lui-même. Il est toutefois possible de mourir, ce qui nous ramène à la dernière sauvegarde automatique. Comme d’habitude, le système de sauvegarde automatique peut être assez punitif selon l’endroit où cette dernière a été faite… Il est cependant intéressant de noter que nous ne subissons aucun dégât de chute, ce qui est très appréciable vu les positions dans lesquelles nous pouvons nous retrouver avec la liberté de mouvement qui nous est donnée. Néanmoins, lorsque le gecko se retrouve dans certaines positions, ou selon les mouvements de la caméra, il arrivera que ce dernier tombe, ce qui peut être assez frustrant.

Bien qu’il y ait différents PNJ avec lesquels il est possible d’interagir, ces derniers ne vont nous donner que quelques indications sur le monde. Pas de quêtes secondaires ici. Enfin, The Gecko Gods possède également son lot de collectibles. Soit en brisant des poteries à l’aide du dash pour récupérer des runes, qui nous serviront à personnaliser la couleur et les rayures de notre gecko, ce qui nous permet de le « décorer » selon nos préférences. En plus de ces dernières, il y aura également des reliques, sortes d’animaux stylisés lumineux, qui seront disposés dans des endroits difficilement accessibles, de quoi donner envie d’explorer encore et toujours plus le monde dans lequel notre petit reptile évolue. Vous l’aurez compris, ici la curiosité est récompensée ! Malgré tout,nous retrouverons dans le menu une map, ainsi que nos différents objectifs en cours, et les différents collectibles à retrouver selon les différentes zones visitées.

Lézarder au Soleil

L’univers de The Gecko Gods est vraiment très beau et très soigné, que ce soit au niveau des cinématiques (différentes visuellement de l’aspect graphique in-game), ou du jeu en tant que tel, nous retrouvons beaucoup de détails et de finesse. Avec une utilisation partielle du cel-shading, The Gecko Gods s’offre une esthétique très colorée et très détaillée. C’est un plaisir de se perdre dans ces superbes ruines ensoleillées et exotiques, c’est très paysant. Surtout en incarnant un lézard. Lors de nos balades, nous découvrirons çà et là de grandes fresques qui nous content l’histoire des dieux gecko.

L’environnement est également animé et réagit aux mouvements de notre gecko, comme par exemple l’herbe dans laquelle il va évoluer, les fleurs ou encore l’eau. The Gecko Gods s’offre également le luxe d’un cycle jour/nuit qui nous permettra de profiter de très jolis panoramas sur le monde à découvrir. En ce qui concerne la musique, cette dernière a été composée par l’artiste Jasmine Cooper et propose une musique variée, contemplative, ce qui est un réel plus pour l’immersion dans ce type de jeu très calme et contemplatif.

Pour conclure…

C’est une jolie découverte et un vrai coup de cœur qu’est ce jeu indépendant, The Gecko Gods. Si vous aimez les jeux d’ambiance, calmes, contemplatifs, avec quelques énigmes et puzzles (faciles) à résoudre, The Gecko Gods devrait vous plaire. De plus, vivre une aventure dans la peau d’un lézard, ce n’est pas quelque chose que l’on a souvent l’occasion de vivre.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Original d’incarner un gecko

Très beau

Liberté de mouvement

Invite à l’exploration

Les points négatifs

Les énigmes sont peut-être un peu trop simples

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