Particle Hearts

Particle Hearts est un jeu d’aventure et d’exploration dans un monde composé uniquement de particules. Le titre est développé par Underwater Fire et édité par First Break Labs. Il est paru le 25 août 2025 sur PC, Switch, Xbox et PlayStation 5.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Le commencement

Au lancement de notre première partie de Particle Hearts, on est accueilli par un écran noir avec un sobre message visant directement le joueur, ou en tout cas son personnage encore inconnu, disant à peu près : “Je voulais te sauver, je n’ai pas réussi, mais je vais essayer une dernière fois”. Après quoi notre écran s’illuminera sur un homme-cerf, semblant inquiet et blessé, en train de fuir dans une forêt. Ce personnage est le protagoniste de l’histoire, que l’on incarnera par la suite, et alors qu’il fuit, il se fait attaquer par une meute de loups. Mais arrivés à l’orée de la forêt, ces derniers font demi-tour sans aucune explication. Notre héros se met alors à gravir les marches d’un monument qui se trouvait là, en haut duquel on voit des traces de sang menant à une sorte de démon rouge qui paraît mal en point. Puis le protagoniste redescend de l’autre côté et le jeu commence. Avec affiché en gros sur l’écran “De nouveau”.

Cette introduction m’a personnellement pas mal perturbé, car je n’ai simplement rien compris à l’histoire et à ce qu’elle semblait vouloir m’expliquer. Néanmoins, elle a su mettre en place une intrigue intéressante, donnant envie d’en savoir plus sur l’univers.

L’univers

Le monde de Particle Hearts est vraiment mystérieux. La principale raison à cela étant le principe même du titre : tout est fait de particules, allant donc des décors au terrain, et jusqu’à notre personnage. Et ce principe extrêmement simple, ajouté à un jeu de lumière très réussi avec un mix d’un environnement très sombre et des plantes ou autres décors très lumineux, donne un look mystique et intriguant à l’univers.

De plus, le level design est très bien réalisé avec toutes les choses importantes visibles à l’horizon, soit par leur contraste avec le ciel, soit par leur couleur blanche les rendant repérables de loin. Et des collectables en forme de carillons que l’on peut facilement localiser au son, et qui nous raconte fragment par fragment l’histoire de ce monde et surtout de notre personnage.

Les mécaniques

Le jeu est divisé en plusieurs zones dans lesquelles il faudra trouver un certain nombre de temples où, après des phases de plateformes, on obtient un Figment, sorte de cristal violet nécessaire pour accéder au niveau suivant.

On obtiendra aussi de temps en temps une nouvelle compétence, le plus souvent en lien avec les particules, nous permettant d’accéder à d’autres zones. On pourra par exemple se transformer en particule et donc devenir intangible et invisible, absorber des particules de feu ou d’eau pour résoudre des puzzles très simples comme arroser une plante ou allumer une torche, ou encore un pouvoir offensif pour attaquer les ennemis présents vers la fin du jeu.

Il y a également des boosts disséminés un peu partout dans les niveaux pour permettre de se déplacer plus vite. Et il est possible dès le début de l’aventure d’effectuer un dash sur une courte distance.

L’évolution de la narration

Un des gros points forts de Particle Hearts est sa capacité à raconter des choses non pas avec des dialogues interminables mais à travers son univers et ses mécaniques. En effet, sans spoiler l’histoire, on commence en tant que personnage amnésique avec un rôle purement contemplatif, et on a donc des niveaux ouverts, colorés, remplis de rivières et de lacs. Et suite à des événements ayant très légèrement énervé notre protagoniste, le monde devient rempli de rouge, de feu et d’ennemis, avec un terrain très fermé et de nombreuses barrières. C’est également le premier moment où l’on commence à détruire des choses pour avancer.

Pour imager mon propos, j’ai pris un exemple très visible, mais il faut considérer que chaque niveau montre l’évolution pas-à-pas de notre personnage. Et cela marche vraiment super bien. Sans rien comprendre à l’histoire, on arrive quand même à la ressentir, et en parlant de “rien comprendre”, on va en venir aux principaux problèmes du jeu.

Les problèmes

La chose qui m’a le plus gêné, surtout au début de l’aventure, c’est l’absence de but et de compréhension. On n’a aucune bonne raison de jouer à ce titre autre que juste : “c’est magnifique et intriguant”. L’histoire ne commence à devenir claire qu’après plusieurs heures de jeu, et on passe donc un long moment à se dire : “pourquoi je suis là ?”. On a régulièrement au travers des carillons des petites informations, mais très souvent c’est trivial et cela ne nous apprend rien d’intéressant, surtout dans les premiers niveaux. On est donc réduit à explorer un monde que l’on ne comprend pas et qui ne cherche pas à se faire comprendre.

Un second problème est que l’univers est magnifique, on a envie de l’explorer, mais il y a des murs invisibles absolument partout. C’est terriblement frustrant, car de nombreux endroits semblent accessibles, et en fait non. Il y a également des endroits où il manque des collisions. Je me suis retrouvé plusieurs fois à l’intérieur du terrain. Et pour finir, des endroits où elles sont juste buggées, quand on est dessus notre personnage prend son animation de chute et refuse de sauter alors que l’on est sur le sol.

Pour finir, certains temples sont vraiment frustrants car il n’y a aucun checkpoint, donc mourir équivaut à tout refaire depuis le début. Et la majeure partie de ces sanctuaires sont des phases de plateformes, donc on meurt beaucoup et on prend beaucoup de temps à revenir. De plus, de nombreux passages comprennent des plateformes qui bougent, et elles bougent en permanence, pas juste quand on est dessus. Il est donc régulier d’attendre bien 10 secondes certaines fois qu’elles reviennent. Ajoutez à cela qu’une des capacités principales de déplacement a un cooldown de plusieurs secondes, et on se retrouve avec des phases très lentes et peu intéressantes.

Point de vue artistique

Je ne vais pas revenir sur le côté visuel de Particle Hearts car j’en ai déjà parlé et il est magnifique, mais je tenais quand même à ajouter que la musique est extrêmement belle aussi. Elle concorde parfaitement avec ce que l’on voit à l’écran, et le sound design est vraiment bien travaillé.

Mon avis sur Particle Hearts

Au début, j’avais beaucoup d’attente pour le jeu, car je trouvais le concept de base vraiment original et intéressant, et j’ai d’abord été très déçu, comme je ne comprenais rien à l’histoire et mon gameplay se résumait à mourir en boucle dans les temples et devoir les refaire encore et encore. Néanmoins, une fois la première phase un peu lente finie, j’ai commencé à prendre du plaisir à enfin comprendre l’intrigue et les personnages.

Et après avoir fini l’aventure, j’ai relancé les premiers niveaux que j’avais détestés et je me suis réconcilié avec eux en me rendant compte que tout était sous mes yeux. Je n’avais juste rien su voir, me contentant de lire les petits messages avec du lore sans chercher à comprendre ce que l’univers lui-même me racontait.

Pour conclure…

Particle Hearts est un très bon jeu d’aventure et d’exploration, avec un style absolument unique et une histoire intéressante. Mais il prend de longues heures à se mettre en place, avec un début d’aventure peu intéressant qui malheureusement risque d’en rebuter plus d’un. Néanmoins, si ça ne vous fait pas peur de passer du temps à vous aventurer dans l’inconnu, testez-le, il vaut vraiment le coup d’œil.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Visuel magnifique

OST magnifique

Très bonne histoire

Les points négatifs

Prend plusieurs heures à se mettre en place

Des phases de plateformes répétitives

Mouvement de caméra bizarre

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