
Super Robot Wars Y est un tactical-RPG mélangeant les différents animes de mechas. Le jeu a été développé et édité par Bandai Namco et est disponible depuis le 28 août sur PC, Nintendo Switch et PS5.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.
Présentation
Super Robot Wars Y est le dernier opus de la série Super Robot Wars. Si cette série n’est pas connue dans notre cher pays de France, au Japon il en est toute autre chose ! Ce n’est pas moins de 60 épisodes de cette série qui sont sortis depuis 1991 sur Gameboy. S’en sont suivies des sorties sur presque tous les supports imaginables, que ce soit chez Nintendo (NES, Super NES…), Sega (Dreamcast), Sony (PS2, PS3…), jusqu’à nos jours !!
Personnellement, au moment de dire oui pour faire ce test, je n’avais aucune idée de l’existence de cette série. C’est donc avec stupeur que je découvre l’historique de cette saga et l’ampleur de ce qui m’attend. Donc, avant de s’attaquer au dernier épisode, on va se faire un peu d’histoire, rassurez-vous cela ne sera pas trop long.
Super Robot Wars : Quésaco ?
Cette série de jeu existe donc depuis 1991 et Super Robot Wars Y est son dernier opus. Chacun d’entre eux, est un Tactical-RPG et le point commun se situe au niveau de son histoire : celle-ci mélange plein d’animes de mechas. Que ce soit l’histoire, les personnages ou les mechas, les scénaristes mélangent le tout et voilà. Si cela peut paraître assez bizarre de notre point de vue occidental, au Japon cela fonctionne car plus de 20 millions de copies ont été écoulées depuis le début de la série. Pour des jeux de niche comme Super Robot Wars, ce sont vraiment de très bons chiffres de vente !
Les mechas : Quésaco ?
Que vous soyez jeune ou moins jeune, je suis prêt à parier que vous avez vu ou entraperçu ce volet de la culture nippone : les animes de mechas. Ces grands robots géants se battant pour défendre la Terre ou toute autre planète menacée par une invasion, dans l’espace lors de conflits à l’ampleur démesurée, etc. Citons, en vrac, pour les moins jeunes : Goldorak, Robotech, Evangelion, et pour les plus jeunes : Gundam, Code Geass, Dynazenon.


Maintenant que nous avons rappelé ce qu’est la série Super Robot Wars et rappelé ce qu’est un anime de mecha, attaquons-nous enfin à ce dernier opus !
Dans l’espace, il y a des machines
L’histoire de Super Robot Wars Y prend place à la fin d’un conflit majeur qui opposa les Spacenoïds et leur leader Char Aznable (tiré de l’univers des Gundam) aux Earthnoïds menés par leur chef Lelouch Vi Britannia (venant de l’univers de Code Geass). Celui-ci se déclara “Premier Empereur de la Terre” et complotait pour organiser une dernière attaque terrible contre les Spacenoïds.


Alors que Lelouch défilait dans les rues juste avant son couronnement, il fut assassiné par Zéro (univers de Code Geass), le leader de l’Ordre des Chevaliers Noirs. La mort de Lelouch eut pour effet immédiat de diminuer les tensions entre les 2 factions et un nouveau gouvernement unifié se mit en place, la Nouvelle Fédération Terrienne.
Elle venait d’avoir 14 ans
Un an plus tard, Echika Franburnett fête ses 14 ans. C’est ce jour que choisit une faction ennemie terroriste, du nom de Val-X, pour lancer une attaque sur Yagami City, pour on ne sait quelles obscures raisons.


C’est alors que survient notre héros (ou héroïne en fonction du choix de départ), qui est l’héritier des ninjas du passé lointain. Mais ce terme a une tout autre signification de nos jours : New Infinity Neuron Japanese Assassin ! Sa mission : protéger la jeune fille de tous les dangers ! À la fin du combat, le manoir et la ville décollent (oui oui, c’est un anime, je rappelle donc que tout est possible…) pour former un vaisseau gigantesque du nom de A. Advent. Héritage d’un homme nommé le Docteur Kagami qui avait prévu le pire et qui nous a confié la garde de sa fille.


Quel avenir attend Echika ? Qu’est-ce que ce vaisseau a de si particulier pour que l’on ait besoin de le protéger à tout prix ? Quelles trahisons et alliances parsèmeront son chemin ? Il ne tient qu’à vous de le découvrir dans Super Robot Wars Y !!
J’ai rien compris ! Alors ouvre ton encyclopédie !
Vous l’aurez compris, l’histoire est un peu fouillie et tente de mêler les univers de plusieurs animes. Heureusement, une encyclopédie et un résumé de tout ce qu’il se passe sont accessibles à tout moment de l’aventure. Car, croyez-moi, vous allez vite crouler le nombre d’informations, de noms, d’histoires qu’il est impossible de tout se rappeler. Même si cette histoire n’est qu’un prétexte pour rassembler des mechas, force est de reconnaître qu’elle tient la route et qu’elle sera riche en péripéties et en rebondissements de tout genre.
Battez-vous nous seront tous à vos côtés
Le Tactical-RPG, un grand classique !
Super Robot Wars Y reprend donc le concept du Tactical-RPG pour ses phases de gameplay. Rappelons en vitesse le concept : une grille sur laquelle se déplacent vos unités et aussi les unités de l’ennemi. Vous aurez donc une mission à remplir dont l’objectif peut varier : tuer toutes les unités ennemies, protéger telle unité pendant X tours, etc.

Les unités, vous l’aurez compris, seront des mechas tirés des différents animes dont s’inspire le jeu. Chacune d’entre elles dispose de ses propres caractéristiques (vitesse, force, résistance, points de vie, etc), de ses propres attaques (poing, arme, rayon laser, rayon laser de la mort qui tue, …), de son ou de ses pilotes (certains mechas en demandent plusieurs), de ses pièces détachées (conçues pour donner de nouvelles capacités).


Chaque action que vos unités entreprennent (autre que de se déplacer) octroie des points d’expérience et permet de monter de niveau et de devenir encore plus puissante. Une fois la mission accomplie, vous retournez dans votre base et vous pouvez choisir une autre mission principale ou secondaire et ce jusqu’au chapitre final de l’aventure.


Trop de blabla tue le visual novel
Véritable point de reconnaissance de la série depuis plusieurs opus, les phases de dialogues entre chaque mission principale. Certaines d’entre elles sont même des missions que vous aurez à faire, elles consisteront juste à écouter vos protagonistes, ce qui fera ou non avancer l’histoire.
Les scénettes sont par moments tellement longues que l’on a l’impression de “jouer” à un visual novel. Même en mode lecture automatique, il n’est pas rare d’avoir de la lecture pendant plus de 5 minutes. Hélas, même si l’histoire est importante, c’est vraiment lassant d’avoir autant de texte à lire. Qui parfois, en plus, n’apporte vraiment rien du tout.


Autre point noir concernant la narration de Super Robot Wars Y, le jeu est entièrement en anglais au niveau des textes (pour les voix, vous pouvez choisir entre anglais et Japonais). Déjà que l’on ne s’attend pas à autant de dialogues, si en plus le jeu n’est pas disponible dans votre langue (ou une langue dont la lecture ne vous gène pas), c’est vraiment une purge narrative par moments. De plus, cela ne va pas aider le joueur pour toute la partie “Customisation” des mechas…
Pimp my Mecha, Xzibit !
Autre point important pour le gameplay : la personnalisation de vos mechas. En fonction de votre avancée dans l’histoire et des loots que vous aurez glanés au cours de vos missions, vous pourrez customiser vos robots.
Et là, c’est vraiment la foire aux pièces détachées, il y en a vraiment pour tous les types de mechas que vous voulez : augmentation vitesse, augmentation dégâts… En plus des caractéristiques, certains mechas vous permettent de changer le ou les pilotes, ce qui modifiera certaines caractéristiques comme le moral et l’esquive.


Si tout cela peut paraître un tantinet complexe, le tutoriel, malheureusement, ne vous sera pas forcément d’une grande aide car il ne présente pas tous les aspects du jeu. Il vous donne les grandes lignes mais n’entre pas dans les détails qui pourtant nous seraient d’une grande aide.
Direction artistique
Quand l’ancien côtoie le récent
La moindre des choses que l’on peut dire, c’est que Super Robot Wars Y ne brille pas sur ses graphismes. Le côté visual-novel se place sur des plans fixes tirés des différents animes. Quant aux personnages, cela fait parfois étrange de voir se côtoyer des sprites datant des années 80 avec leurs traits si particuliers et ceux beaucoup plus récents au style plus prononcé.
Le côté Tactical-RPG est un peu mieux fourni même si la carte fait vraiment “petit jeu” alors qu’il y avait moyen de faire beaucoup mieux. Contrairement aux phases d’action où là c’est clairement la fête. Les cinématiques des attaques sont plus que correctement réalisées. De plus, pour certaines attaques légendaires, ce sont carrément des extraits des animes qui sont diffusés, et là ça claque vraiment. Bon, par contre, certains se lasseront peut-être de voir 30 fois la même cinématique et la sauteront mais ce serait, pour moi, renier le meilleur passage du jeu : La baston !


Bande Sonore
Ici aussi, il va y avoir de quoi faire. Entre les compositions originales et les reprises des thèmes principaux (voir des openings) des différents animes, il y a vraiment de quoi faire plaisir à ses oreilles ! D’autant plus que l’un des DLC permet de pouvoir les écouter dans la base du joueur et peuvent même être interchangés dans les options.
Petite madeleine de Proust au passage : quand vous lancez une attaque avec un mecha, le thème principal de son anime se lance également pour glorifier vos actions. Et ça, c’est du tout bon !!
Super Robot Wars Y, c’est un peu comme des montagnes russes d’émotions. La hype monte vraiment très haut pendant les phases de combat (bien aidées par la mise en scène des situations), par contre les phases de scénettes à rallonge font clairement ralentir le rythme et par moments peuvent même couper l’envie de les regarder voire même de continuer tellement elles peuvent être interminables. La direction artistique fonctionne parfaitement bien et, couplée à la bande-son, le tout tient bien la route ! Je ne peux pas le placer par rapport aux autres épisodes de la série mais, individuellement, Super Robot Wars Y est un bon Tactical-RPG à condition d’aimer les mechas. Quel dommage que le français ne soit pas disponible…
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Méchas power !!
Direction artistique fonctionne
La personnalisation des mechas
Le mélange des animes
Les points négatifs
Pas de français !!!
Certaines scénettes d’histoire sont beaucoup beaucoup trop longues




