
Splatoon Raiders est un jeu d’action axé solo. Pour celles et ceux qui ont déjà joué au mode PvE Salmon Run des jeux précédents, imaginez la même chose, mais à l’échelle d’un jeu intégral. Alors, Splatoon fonctionne-t-il bien en tant qu’expérience un joueur ? Le jeu est disponible exclusivement sur Nintendo Switch 2 depuis le 23 juillet 2026.
Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch 2 fournie par l’Éditeur.
La fin justifie le butin
Nous retrouvons avec joie les Tridenfer, le groupe de stars de Splatoon 3, en plein voyage en hélicoptère. Leur précieuse Cité-Clabousse croulant sous les dettes, le trio se lance sur la trace de trésors incroyables qui se trouveraient dans l’archipel Spirhalite. Mais une tempête violente les accueille à la place, faisant s’écraser l’appareil. Pas de blessés, heureusement ! Mais les Tridenfer et leur Mécano pilote (c’est nous !) sont désormais coincés en territoire salmonoïde…


Il en faudra plus pour pourrir le groove de nos stars ! Requinqué et opérant depuis leur base offshore construite par nos soins, leur objectif demeure inchangé : faire rentrer des ronds. Après une courte session de création de personnage, nous partons explorer l’archipel en quête de matériaux pour la base. Car il faut quand même bien rentrer un jour… L’occasion d’un petit tutoriel de gameplay, pour les néophytes de Splatoon.


Mais sur notre chemin, nous croisons ce qui ressemble à un robot explorateur abandonné. Rien que notre Mécano ne peut retaper ! L’habitacle de la machine peut désormais accueillir un des membres du Tridenfer, qui nous accompagnera en mission. Saut robot, solo fracassant : leur aide sera la bienvenue, car l’archipel Spirhalite regorge de salmonoïdes prêts à en découdre. Mais les soixante milliards de dette de Cité-Clabousse ne vont pas se rembourser tout seuls !


Jeu différent, mêmes règles
Splatoon Raiders se concentre donc exclusivement sur des affrontements joueurs contre ennemis, issus à l’origine du mode Salmon Run des deux précédents opus. S’il est possible de se lancer dans une mission jusqu’à trois joueurs, ce sera uniquement en coopération. Une première pour la licence, qui était habituellement concentrée sur son PvP. Mais un excellent prétexte pour un spin-off, d’autant qu’à titre personnel, j’ai toujours adoré les modes solos proposés dans Splatoon.


On retrouve autrement dans Raiders toutes les mécaniques habituelles de la licence. Notre Inkling (ou Octaling, au choix) peut peindre l’environnement à l’aide de son arme pour se déplacer plus vite sous forme de calamar / poulpe. Ce faisant, on évite d’être au contact direct des ennemis salmonoïdes, qui ne cherchent qu’à nous submerger. Il faudra également peindre par-dessus leur couche d’encre jaune fétide, qui entrave nos mouvements.


Attention aussi à ne pas tomber dans l’eau ! Ennemi mortel de nos personnages, elle est omniprésente dans l’archipel Spirhalite. En cas de chute, notre barre de vie passera instantanément en zone de danger. Et si on ne la récupère pas en se cachant dans notre encre suffisamment longtemps, c’est la liquidation ! Splatoon Raiders nous donne trois vies par niveau – jusqu’à cinq si vous jouez en multijoueurs.


Saumon, mon préféré !
Bien entendu, l’eau n’est finalement que le cadet de nos soucis dans Splatoon Raiders. Les forces salmonoïdes, aussi variées qu’agressives, n’attendent que d’en découdre avec notre Mécano. Si elles s’attaquent parfois au robot Tridenfer, ce dernier est invulnérable et se contentera de valdinguer brièvement. Mais Mécano ? Même en difficulté normale, il ne faut pas sous-estimer une patate de salmonoïde. D’autant que les bougres ont plus d’un tour dans leur sac !


Si les salmonoïdes les plus simples cherchent avant tout à attaquer au corps-à-corps, d’autres types se spécialisent vite dans d’autres domaines. Baptisés salmonoboss, ils ont tous leur spécificité et une manière propre de les vaincre. Dans le feu de l’action, il faudra vite apprendre à les reconnaître et à les prioriser. Par exemple, les serpents ne sont pas si dangereux pour nous, mais leur crachat de nuage acide réduit considérablement les dégâts subis par les salmonoïdes qu’il croise. À retirer de l’équation au plus vite donc.


Si j’ai un conseil à donner sur Splatoon Raiders, c’est de ne jamais prendre le niveau recommandé pour chaque mission à la légère. Il vaut mieux accumuler de l’expérience ailleurs et revenir plus fort ! Heureusement, même en cas d’échec, notre Mécano conserve toutes les ressources récupérées lors de la tentative. Armes, œufs de poissons, gemmes spirhalites : de quoi revoir son équipement et repartir en chasse. Chaque niveau propose jusqu’à deux versions plus difficiles de son parcours pour des récompenses plus intéressantes à la clé.


Calamars calibrés
En plus de l’arsenal varié de rouleaux, fusils et autres gatlings à encre, notre Mécano peut aussi équiper des gadgets. Dépendamment du réservoir choisi, nous pourrons nous spécialiser en puissance, en technique ou en mobilité. Un choix qui n’est pas figé dans le marbre, puisque l’on peut changer de réservoir et de reliques à tout moment. En accumulant assez d’œufs de poisson, on peut même faire évoluer nos réservoirs pour combiner plusieurs catégories d’équipements.


Splatoon Raiders nous permet donc une sacrée expression personnelle dans notre manière d’aborder sa campagne. Aucune mission ne nécessite un gadget ou un réservoir en particulier. Si certaines missions bonus nous imposent un équipement fixe, c’est uniquement le temps d’un parcours à thème très encadré. À la clé : un point d’expérience, à investir à la base offshore pour améliorer les statistiques de Mécano. Une bonne manière de tester des mécaniques différentes et de trouver de l’inspiration sur comment s’en resservir plus tard.


En marge de ses chasses au trésor linéaires, Splatoon Raiders propose aussi des missions de récolte de spirhalite plus ouvertes. C’est en explorant les recoins de chaque niveau que l’on trouve d’ailleurs des documents de lore, ainsi que les boussoles des missions bonus citées plus haut. Même si l’on finit par ressentir une certaine réutilisation de décors, Splatoon Raiders réussit toujours à trouver l’équilibre dans ses longueurs de mission pour qu’il n’y ait ni ennui, ni fatigue.


Mon avis sur Splatoon Raiders
J’ai vu la cinématique de fin de Splatoon Raiders au bout d’une quinzaine d’heures, en prenant le temps de faire chaque mission disponible. Des heures que je n’ai pas vu défiler tant la boucle de gameplay est prenante. J’ai adoré les combats de boss, surtout l’affrontement final. Splatoon continue d’être cette licence Nintendo au lore sous-jacent étonnement complet, et Raiders n’y fait pas exception !


Au chapitre des regrets, je dois toutefois avouer que j’ai trouvé l’esthétique du jeu un peu en retrait. Splatoon m’a habituée à des bandes-son très particulières et des visuels plus criards ; dans Raiders, ces aspects sont nettement plus mitigés. J’ai bien aimé le côté “récup” du design des armes, allant dans le sens plus rugueux de Splatoon 3. Mais j’avoue que la trompette stridente à chaque fois qu’un salmonoïde nous cherche des noises a fini par légèrement me pomper l’air…
J’ai également eu un peu de mal à apprécier toutes les armes à leur juste valeur. La nature PvE en a rendu certaines nettement plus optimales que d’autres lors de mon aventure. Mais c’est peut-être entièrement subjectif ; il y aura bien des joueurs pour trouver comment faire des builds arc ou éclatana incroyables. Je compte bien continuer à poncer le contenu post-fin du jeu en attendant !

Splatoon Raiders réussit à marier son gameplay unique à une expérience solo très réussie. Même si je n’en doutais pas avant ce test, étant de base très fan des modes solo optionnels de la licence, je pense qu’il peut s’agir d’une excellente entrée en matière pour tous et toutes. De quoi préparer le terrain pour un Splatoon 4 ou d’autres spin-offs du genre ? Je l’espère de tout cœur.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Aventure très complète et rejouable
Plus de lore, plus de Tridenfer !
Variété de bestiaire adaptée comme il faut
Aucun ralentissement ni temps de chargement vraiment notable
Les points négatifs
Certaines armes semblent plus adaptées à l’exercice que d’autres
Bande son et visuels un peu en dessous de mes attentes




