Sky Oceans : Wings for Hire

Créé en 2012, le studio chilien Octeto Studios nous propose un retour aux sources avec Sky Oceans : Wings for Hire comme hommage aux classiques du JRPG. Nous suivons Glenn Marchevent, un jeune pilote, qui se retrouve pirate de l’air, et capitaine d’un vaisseau. Au fur et à mesure de ses quêtes et explorations, il monte son équipage, prend part à des combats aériens au tour par tour, sans jamais perdre de vue son objectif de départ : découvrir ce qui est arrivé à son père. Le Studio avait fort à faire afin de fournir un jeu “classique” mais qui conviendrait aux joueurs en attente d’interfaces et de gameplay modernes… A-t-il rempli toutes ses missions ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble…

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Les Chevaliers du Ciel

La famille Marchevent est une famille prestigieuse de Floraise, et des Océans Célestes en général. En effet, cette dernière compte parmi elle les plus grands pilotes célestes, dont les parents de notre personnage, Glenn. Malheureusement, il y a trois ans, ce dernier a perdu son père alors qu’il était en mission avec sa femme. Mais aujourd’hui, c’est le jour J, Glenn et ses camarades doivent passer à leur tour leur brevet de pilote. À la fin de ce dernier, le village de Floraise est attaqué par “l’Alliance” et est mis à sac par cette dernière. Glenn réussit heureusement à prendre la fuite. Par quels obstacles va-t-il encore passer ? Va-t-il réussir à retrouver ses compagnons ? Quels secrets se cachent derrière la disparition de son père ?

La Modernité par Petites Touches

Sky Oceans : Winds for Hire pourrait avoir des aspects de (J)RPG à l’ancienne, c’est-à-dire un jeu complexe dans ses mécaniques de gameplay, un peu vide en termes de loot, presque sans aides quelconques dans notre progression ou notre exploration de la map… Fort heureusement, le jeu a fait le choix d’utiliser les codes modernes des jeux actuels que, personnellement, j’apprécie et qui m’ont permis de rentrer très facilement dans l’univers. Quelques exemples en vrac : Le jeu utilise un marqueur de quête sur la map à explorer, ainsi sur la boussole, nous trouverons aussi des coffres avec du loot un petit peu partout, sans qu’ils soient excessifs et nous avons un journal de quêtes.

De temps à autre, lors des dialogues nous pourrons faire un choix, par contre ce dernier est minime et n’influe en rien l’histoire (Puisqu’on parle des dialogues, j’ai trouvé étrange que lors de ces phases, qui se présentent sous la forme de cases façon bande dessinée, il faille de temps en temps les passer manuellement, alors qu’à d’autres moments pas du tout). Dans ces moments qui ne peuvent pas être accélérés, lorsque l’on a fini de lire la phrase, il faut attendre quelques secondes avant que s’enchaîne la suite, et ainsi de suite jusqu’au bout de la séquence. J’ai trouvé que c’était plutôt moyen pour l’immersion.

Surtout qu’il est tout à fait possible de le faire à d’autres moments… ; l’ATH ensuite est également classique dans sa modernité, avec le nom de la mission en haut à gauche, la boussole au centre et le menu à droite ; l’inventaire enfin, est commun pour tous nos personnages, ce qui sera très pratique pendant les combats (l’ATH pendant les combats est d’ailleurs bien rempli avec les diverses informations utiles).

Kasual Kombat

Restons sur les combats. Ils seront la majorité du gameplay, et ils se feront dans les airs, lors de nos explorations à bord de notre vaisseau, le Nimbus… Ainsi, lorsque l’on rencontre un ennemi dans l’univers de Sky Oceans : Wings for, les combats se lancent automatiquement et on passe alors en tour par tour. À noter que, bien que je n’aie pas encore fini le jeu, la répartition des équipes reste pour moi un mystère. J’ai cru comprendre qu’il était possible de créer son équipe avant chaque quête, mais je n’ai encore jamais eu la possibilité de le faire, même après plus de 4h de jeu. Or, j’aurais voulu faire un combat avec les différents personnages pour pouvoir tous les essayer… mystère et frustration donc.

Ces phases de combats, même en mode “normal”, sont plutôt simples et je vous conseille donc d’aller dans les paramètres pour adapter les options si vous voulez un peu plus de challenge. Pour chacun des compagnons qui sont avec nous, nous allons choisir une action, spécifique à chacun (attaque, spécialité, esquive, soin ou objet à utiliser sur nous ou un allié), avant de les valider. À ce moment, cela peut sembler confus, mais heureusement, près de chaque personnage, un petit logo mentionne les interactions entre les différents protagonistes, ce qui évite de se tromper lors du choix de notre cible. Se lancent alors toutes les cinématiques des actions choisies, les nôtres comme celles de nos ennemis.

Les animations sont rapides et dynamiques, ce qui n’alourdit donc pas trop les phases de confrontations. Cependant, comme pour certains dialogues, j’aurais voulu avoir la possibilité d’accélérer ces derniers, surtout que les actions sont choisies en amont. J’ai beaucoup aimé retrouver des mécaniques agréables (qui m’ont d’ailleurs rappelé celles présentes dans Terra Memoria, que j’avais beaucoup appréciées lors de mon test). Visuellement enfin, les affrontements se présentent comme tels : sur le dessus de l’écran, on pourra retrouver une jauge “Avantage” qui va varier selon qui de nous ou de nos ennemis a l’avantage pendant le tour en cours (par exemple, selon qu’on se fasse surprendre, ou si, au contraire, on attaque par surprise, le niveau et/ou l’importance de notre ennemi va également changer son ordre de passage). Sous cette jauge, nous pourrons voir l’ordre de passage des différents intervenants.

Vaisseau Pété, C’est la Fessée

Durant notre progression dans le jeu, différentes missions seront disponibles : les principales notées en jaune, et les secondaires notées en bleu. À noter que les quêtes principales contiennent leur lot de quêtes Fedex, bien que rapides et courtes à effectuer, on a vite l’impression qu’elles ne servent qu’à rallonger la durée du jeu (aller chercher tel élément à tel endroit, puis demander telle autorisation à telle personne,…).

À côté des combats, nous pouvons nous balader sur les îles, parler aux différents PNJ, rencontrer des marchands lors de nos escapades, et aussi résoudre des mini-énigmes à l’aide de nos compagnons. Un élément important à aborder est le maniement du vaisseau dans Sky Oceans : Wings for . Chaque personnage a son vaisseau, garé dans le Nimbus, et, une fois en plein vol, il sera possible de passer d’un personnage à l’autre et de bénéficier des compétences propres à chaque machine. Machines qui sont plutôt faciles à prendre en main, maniables, mais très lentes. C’est d’ailleurs ironique que malgré une telle lenteur, si on a le malheur de la cogner et/ou d’être en intérieur, la maniabilité sera une tout autre histoire

Pour le dire simplement : la physique est aux fraises. Dès que l’on cogne le vaisseau, ce dernier réagit comme une balle que l’on lance sur un mur. Mais le pire, c’est quand ça arrive en intérieur. Tout simplement parce que l’on va rebondir, sans avoir le temps de reprendre le contrôle du vaisseau. À certains moments cela m’a pris plusieurs minutes et beaucoup de patience pour y arriver. De plus, la caméra n’étant pas toujours très intuitive (et qu’il arrive qu’on voie à travers les murs), se repérer dans l’espace dans ces conditions est extrêmement compliqué et très frustrant.

J’ajouterais à ça que lors d’une mission, il faut ramasser des batteries à l’aide du monte-charge d’un des vaisseaux. En plus d’être complètement déstabilisé par le poids, il conviendra de se placer pile au bon endroit pour attraper ou déposer la charge, sans quoi vous allez perdre de précieuses minutes à trouver la bonne hauteur, éviter les collisions, faire demi-tour, revenir,… Un vrai casse-tête !

Le Lore of the Wings

Dès le lancement de Sky Oceans : Wings for Hire, nous avons droit à un générique façon dessin animé à l’ancienne, très rythmé et très réussi, qui nous présente les différents personnages et quelques scènes de vie. On peut y retrouver plusieurs influences, dont une vibe Ghibli (vaisseaux, îles flottantes dans le ciel et technologies obligent). Par la suite, nous aurons plutôt des animations sous forme de bande dessinée interactive, lors des moments clés de l’histoire. Sympa également mais ça a quand même moins de cachet.

J’ai beaucoup apprécié les transitions avec le nuage qui se répand progressivement sur l’écran. Concernant les graphismes quand nous sommes en mode jeu… j’avoue avoir été déçue. Je les trouve dépassés, avec des éléments inégaux : certains nets, d’autres complètement flous, des animations vraiment basiques qui rappellent les animations du début de la 3D,… Les environnements sont, par ailleurs, très colorés et ont tous une belle ambiance générale, mais manquent un peu de vie, j’aurais apprécié par exemple davantage de pnj ou d’animaux qui se baladent. Heureusement, chaque rencontre avec un personnage vient étoffer le lore du jeu et sa densité.

Par la suite, nous avons la possibilité de rejoindre une guilde et grâce à celle-ci d’avoir accès à différentes quêtes sur les îles alentour, ce qui promet encore plus d’histoires intéressantes et qui vont nourrir le lore du jeu. De plus, comme chacun de nos compagnons se trouve avoir un passé et une histoire, cela va les rendre touchants et attachants. Et on le comprend dès le début du jeu, le thème de la famille va être central dans Sky Oceans : Wings for Hire. À plusieurs endroits du jeu, nous pourrons trouver des espèces d’énormes disquettes qui manquent de raffinement, telles un checkpoint à l’ancienne, qui servent à faire les sauvegardes manuelles. Des sauvegardes automatiques se feront également à certains moments clés.

Enfin, concernant la carte, elle est sympa, sans être exceptionnelle. L’originalité de cette dernière est qu’elle est sur plusieurs étages, le ciel étant vaste, il y a des îles au-dessus et en dessous des nuages. On peut passer d’un étage à l’autre simplement à l’aide des flèches directionnelles. La musique, elle, est variée et s’adapte selon les différentes situations (combats, exploration,…). Je dois signaler qu’après toute la séquence du passage de brevet de Glenn, je me suis retrouvée avec un bug de son, comme un grognement, qui est resté, même après avoir relancé le jeu. Pour ne pas être gênée par ce dernier, j’ai choisi de mettre le curseur des sons au minimum, ce qui m’a privée d’une partie des sons d’ambiance. Et pour rester dans le thème, les transitions, tant musicales que visuelles, manquent de finition et se font de manière trop abrupte. Dommage.

Bug, Baby, Bug !

Embrayons sur ce petit bémol car, malgré une prise en main facile de Sky Oceans : Wings for Hire, de son système de combat dynamique, et de son exploration intéressante, il y a une ombre au tableau… Et pas des moindres, puisqu’il s’agit des nombreux bugs présents. J’en ai déjà mentionné quelques-uns ci-dessus, certains sont minimes et ne gâchent en rien l’immersion ou le gameplay, d’autres en revanche sont bien agaçants

Parmi les moins importants, j’ai, par exemple, pu remarquer quelques fautes dans les traductions des textes, des oublis de traduction, des bugs d’affichage des attaques lors des combats, ou remarqué qu’il était impossible de bouger la caméra autour de notre personnage (dans les habitations en tout cas). Concernant la caméra en intérieur, cela ne me poserait pas de problème si l’angle de caméra était correct, or il se trouve que ce dernier est particulier et peu ergonomique.

Mais le pire de tous, c’est l’écran figé à de multiples reprises après les combats, ce qui m’a obligé à relancer la dernière sauvegarde qui m’a ramenée avant la quête, et ce plusieurs fois (!). Comme je l’ai dit, ces bugs ne gênent presque pas le gameplay, cependant, l’accumulation des bugs mineurs, additionnée aux bugs plus importants, dont j’ai parlé dans les paragraphes précédents, ne donne malheureusement pas une impression positive de Sky Oceans en termes d’ergonomie.

Pour conclure…

J’ai eu beaucoup de mal à me décider sur quelle note attribuer à Sky Oceans. Entre les nombreux bugs, les graphismes désuets, et l’impression de jeu non finalisé, le tout couplé au fait que j’ai quand même passé un bon moment dessus, qu’il y a une recherche dans les environnements et les différentes histoires, je ne savais pas de quel côté faire pencher la balance. Finalement, j’ai décidé de lui attribuer la moyenne, et j’espère que cette note évoluera vers le haut grâce aux éventuels patchs qui corrigeront les bugs cités plus haut. Malgré ce portrait peu flatteur, j’en conviens, et les quelques soucis ergonomiques mis de côté, Sky Oceans : Wings for Hire est agréable à jouer, les personnages sont variés et attachants, tous avec une histoire qui les différencie au sein de l’équipage. Les combats sont très agréables, bien qu’un peu faciles et répétitifs à la longue, et le jeu est vraiment facile à prendre en main. De plus, la direction artistique qui rappelle les studios Ghibli lui donne un charme incomparable.

La  note  de la  rédaction

2-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Environnements aériens

Inspiration des Studios Ghibli

Personnages attachants

Combats en tour par tour agréables

Les points négatifs

Environnements un peu vides

Nombreux bugs mineurs et majeurs

Physique des vaisseaux

Graphismes désuets

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