
Il y a neuf ans, la licence Resident Evil tentait une relance après le flop de Resident Evil 6 dans le cœur des fans. Une ambiance plus horrifique que basée sur l’action et une toute nouvelle histoire qui nous plongeait au milieu du bayou sous les traits d’Ethan Winters. Neuf ans après, avec la sortie de la Switch 2, nous avons la possibilité de profiter d’une Gold Edition en mode portable ! Découvrez donc Resident Evil 7 : Gold Edition sur Switch 2 dès le 27 février 2026.
Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch 2 fournie par l’Éditeur.
Welcome in the familly !
Bienvenue dans Resident Evil 7 air lines ! Aujourd’hui, nous vous déposons à Dulvey. Une ville où les gens disparaissent et où il ne fait pas bon se promener en ce moment. Vous incarnez Ethan, un homme qui a fait le deuil de sa fiancée Mia, disparue il y a trois ans. Mais voilà qu’un message de la jeune femme surgit. Mia n’est pas morte ! Ethan se lance alors à sa recherche et voilà qu’il arrive devant la ferme des Baker. Il est loin de s’imaginer que la famille n’est pas la plus agréable possible.


Nous avons un changement radical d’orientation au sein de la licence. Après Resident Evil 1 qui se passe dans un manoir, le deux et le trois dans une ville, nous avons ensuite assisté à plein de tests des développeurs. Village abandonné en Espagne, village en Afrique, l’apocalypse en Asie. La presse mais aussi les fans étaient unanimes : «pitié stop !». Il semblerait donc que Resident Evil reviennent aux bases du jeu et du Survival Horror. Des ressources en quantité limitée et une ambiance glauque à souhait.
On prend tout et on recommence mais avec de l’abus
Dans les années 90, ce qui plaisait dans Resident Evil, c’était ce côté exploration, portes à ouvrir et surtout l’angoisse de ne pas savoir ce que l’on va trouver au détour d’un couloir. Le concept des caméras statiques était donc une bonne idée. Avec le temps,ce genre de gameplay peut devenir redondant et ennuyeux. Il a donc fallu mélanger le côté peur et caméra qui bouge. Voilà comment on se retrouve avec une vue à la première personne. Plus immersive, plus angoissante, mais du coup moins d’attaches avec le personnage et c’est sûrement ce qui pêche un peu.

Avec un regard neuf sur Resident Evil, on peut clairement dire que cette licence frôle parfois le nanar. C’est une fan de Resident Evil qui parle, mais aussi une fan de nanars ! À aucun moment ce mot n’est péjoratif dans ma bouche. Mais du coup, Resident Evil 7 flirte littéralement avec ce genre. Recoller sa main avec du désinfectant, les monstres increvables et qui mutent pour devenir aussi gros que des buildings… Bref, en ce qui me concerne, cela m’a offert pas mal de fous rires.
Un mélange des genres
Resident Evil 7 offre plusieurs types de gameplay. On commence avec de l’horreur pure. Un dîner avec la famille qui se coupe les membres, du sang à tout va et une ambiance digne des films d’horreur comme “La colline a des yeux” et “Frontières”. On passera ensuite sur des phases d’infiltration et vers la fin une ambiance plus action. Mais il est clair que Resident Evil a abandonné le mode bourrin de RE 5 et 6 et ce n’est pas plus mal. La même année, Outlast 2 est sortie et la licence avait conquis les accros à l’horreur. À ce moment-là, je jouais à Resident Evil 7 et Outlast 2 et j’y avais vu des similitudes. Je ne peux qu’applaudir les développeurs qui ont enfin compris que le shoot horrifique n’était plus à la mode et qu’on voulait de la vraie peur !

Les Baker incarnent donc le nouveau visage de la peur et, hormis quelques documents, Umbrella n’a plus vraiment sa place ici. L’entreprise est finie et ne va nous hanter que par son spectre.
Quand y’en a plus, y’en a encore !
L’histoire de Resident Evil 7 se termine facilement en 4 heures si vous avez l’habitude. Mais si vous êtes comme moi et que vous aimez tout fouiller et prendre le temps, vous pouvez pousser jusqu’à 5 heures. Mais la Gold Edition vous propose quelques moments de jeu en plus avec pas moins de quatre DLC. Vous pouvez donc découvrir :



- Les vidéos interdites Vol 1 : Ce DLC consiste à visionner et à participer à trois épreuves. Vous allez donc pouvoir jouer Clancy et tenter d’échapper à Marguerite dans la chambre où il ne faudra rien laisser au hasard, au risque de se faire attraper. Vous aurez ensuite Cauchemars où il faudra tenir tête à des créatures dans le sous-sol des Baker, et enfin « Ethan doit mourir » où cette fois la maison a été réaménagée en épreuve de survie.
- Les vidéos interdites Vol 2 : Une partie de Black Jack avec Lukas vous attend dans la première vidéo. Si vous voulez conserver vos doigts, il va falloir battre Hoffman face à vous. Vous avez ensuite une K7 qui vous emmène au début de tout. Eve et Mia sont arrivées et tout va partir en vrille. Comment les Bakers ont-ils fini ainsi ? Et ensuite, vous allez célébrer l’anniversaire de Papa en lui amenant à manger dans un jeu complètement loufoque.
- La fin de Zoé : Ce DLC est un peu spécial. Je vous conseille de finir le jeu avant de vous lancer dedans car cela vous spoilera littéralement la fin du jeu. Ici, vous avez rencontré Tonton Baker ! Il débarque pour sauver avec ses poings ce qui reste de sa famille. Une aventure assez fun.
- Pas un héros : Ici aussi il vaut mieux avoir fini l’histoire avant. Le DLC se passe juste après avoir vu l’équipe de secours arriver. Vous incarnez une vieille connaissance et vous allez devoir retrouver Lukas. Un mode de jeu plus orienté action.
Tous ces DLC sont bien sûr dans la Gold Edition et donc compris dans le prix. Un bon moyen pour s’amuser encore un peu plus.
Mais alors, sur Switch 2, ça donne quoi ?
C’est un peu LA question que l’on se pose tous. Après neuf ans, on a tous déjà joué à Resident Evil 7, mais pouvoir emmener notre jeu partout avec nous est un plus. Niveau graphismes, le travail est fait. Hormis quelques petits bugs et des spasmes quand on tue les monstres qui du coup tapent des danses sur le sol alors qu’ils sont morts, je n’ai pas eu à me plaindre. Certains monstres disparaissent en quelques secondes une fois morts, ce qui surprend au début. Mais ce sont aussi des bugs que l’on avait déjà à l’époque. C’est dommage de ne pas les avoir corrigés. En ce qui concerne le gameplay, je n’ai eu aucun ralentissement et tout a été très fluide.

Mais le mode portable a ses limites. Si sur la télévision j’ai passé un bon moment, en mode portable c’était autre chose. Déjà, le jeu est sombre de base. Donc j’espère que vous n’avez pas prévu de jouer au soleil, vous n’y verrez rien. J’ai même dû éteindre les lumières pour voir quelque chose.
Même si rejouer à Resident Evil a été un pur plaisir pour moi, je reste une fan du grand écran. Le mode portable sur ce genre de jeu n’est pas adapté à mon sens.
Mon avis sur Resident Evil 7 : Gold Edition – Nintendo Switch 2 Edition
Merci ! Merci de continuer de faire vivre cette licence de jeu et ne pas la laisser au placard. Le simple fait que Resident Evil 9 Requiem arrive nous prouve que l’on peut encore avoir des surprises à chaque épisode. Si le six m’avait clairement dégoutée, le 7 avait été une belle relance à l’époque. Le redécouvrir avec tous ses DLC sur Switch a donc été un plaisir. Certes, je boude le mode portable, mais j’ai été ravie de voir que ma Switch 2 pouvait faire tourner le jeu sans soucis.

L’histoire nous plonge dans ce qui avait fait le succès du premier épisode à l’époque : la peur de manquer de munitions ! Mais on y ajoute aussi la peur de tomber sur les Baker à chaque coin de couloir, et ça, j’adore. Un mélange des gens qu’on apprécie et à chaque fois qu’on pense arriver à la fin on a la surprise et on suit un nouveau chemin.
Resident Evil 7 est aussi le premier à la première personne et ça a été une révolution pour les fans. Apprécié ou non, finalement c’est la vue la plus immersive dans ce genre de jeu. Je pense qu’on aurait moins sursauté à la troisième personne.
Plongez-vous ou replongez-vous dans Resident Evil 7. Un graphisme teinté d’horreur, une ambiance du bayou très glauque comme dans pas mal de films d’horreur très connus, des personnages surprenants et angoissants. Tout est là pour vous faire passer un bon moment. Et, en prime, on peut y jouer en mode portable durant un voyage ! Assurez-vous quand même d’être dans un endroit sombre sinon vous ne verrez pas grand-chose. En tout cas, ça tourne bien sur Switch 2 et c’est ça qu’on veut.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Une nouvelle dynamique pour la licence de Resident Evil
Moins d’action mais plus d’horreur
L’angoisse du manque de munitions et de l’inventaire trop petit est de retour
Une nouvelle demeure à visiter et où il faut survivre
Un graphisme pas aussi beau que sur Xbox et PlayStation mais rudement beau quand même sur Switch 2
Jouer partout en mode portable
Les points négatifs
Un mode portable qui a ses limites (on voit pas grand-chose au grand jour)
Quelques bugs de graphismes (mais lié au jeu, pas au support. Même sur Xbox et PlayStation c’est comme ça)
On s’attache moins au personnage à la 1ère personne
Des moments parfois longs et pas utiles
On est dans l’abus (boss increvable, monstres parfois démesurés)




