Parkitect Deluxe Edition

Après un projet participatif lancé sur Kickstarter en 2014, une sortie sur Steam en 2016, ce Rollercoaster Tycoon like sort enfin sur Playstation 4 et 5, ainsi que sur XBox One et Series, avec ses 2 DLC. Voyons ce que nous offre ce jeu de gestion-simulation, dont le trailer vidéo présentant un jeu extrêmement dynamique, simple et amusant est quelque peu erroné à mon sens…

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Ce (très) Grand Manège

Parkitect Deluxe Edition peut être abordé de 2 façons : soit via les campagnes, qui sont différents niveaux (plus de 20), avec chacun un objectif à atteindre pour le réussir, soit via le mode sandbox, qui, comme son nom l’indique, nous laisse plus de liberté avec moins de contraintes. 

Nouvelle joueuse de ce genre de jeu, c’est naturellement que je me suis dirigée vers la partie campagne qui offre en tant que premier niveau un tutoriel. Ce tutoriel, bien qu’assez complet, est long et manque cruellement d’explications pour les débutants comme moi. En effet, chaque élément de gameplay est passé en revue, ce qui nous sature rapidement d’informations, mais paradoxalement, certains éléments qui mériteraient d’être plus détaillés car plus complexes (la création des rollercoasters, la base du jeu quand même…) ne l’est pas assez… J’en suis presque venue à regretter les jeux mobiles avec leur logo en forme de doigt qui nous indiquent clairement où cliquer lors des phases de tuto…

Ce qui n’aide pas, c’est le texte explicatif que j’ai trouvé petit, ainsi que le côté droit de l’écran, qui pour une raison que j’ignore totalement, était flou à certains moments et m’empêchait de voir certaines informations. Une fois ces quelques (gros) désagréments passés, on peut commencer notre campagne. Chaque niveau est accompagné d’une petite mise en contexte sur l’environnement où l’on va évoluer (zone désertique, île, forêts,…), ainsi que sur les types de clients (riches mais exigeants, par exemple), ce qui va orienter le gameplay et les choix que l’on va faire. Les objectifs à atteindre sont variés, par exemple un nombre de clients à accueillir avant une certaine date, ou bien ne pas tomber en négatif financièrement, etc…

Le jeu est impressionnant par le nombre de paramètres réglables, ajustables, modifiables. Il faut penser à tout, vraiment à tout ! Par exemple, si l’on met des boutiques, il faut penser à y mettre des poubelles pour éviter des malus liés à la propreté du parc, ou si l’on est dans une zone désertique, penser à mettre des stands de boissons… Mais ce n’est pas tout, en plus de la satisfaction des clients ou de la décoration du parc, il y a aussi tout un pan lié à nos employés. Nous aurons la possibilité d’engager des livreurs, utiles pour éviter les ruptures de stock dans nos boutiques et restaurants, des gardiens, pour veiller à la sécurité des clients, ou encore des mécaniciens, lorsqu’un manège tombe en panne.

En plus de toutes ces contraintes, d’autres seront ajoutées, comme la météo. En effet, lorsqu’il y aura un orage, certaines attractions seront trop dangereuses et donc inaccessibles, ce qui va influencer la note que vont donner les clients à notre parc, ou, la venue d’un streamer dans notre parc qui lui permet une visibilité et donc une affluence plus importante pendant un temps limité. Nous avons également la possibilité de lancer une équipe sur des projets de recherches, dont les études vont nous permettre de débloquer de nouvelles attractions.

Concernant le mode sandbox, c’est grosso modo la même chose que le mode campagne excepté que l’on a moins de contraintes et plus de liberté, plus de manèges disponibles, différentes maps disponibles dès le départ. Les DLC offrent leur lot de nouveautés avec de nouveaux niveaux à explorer, ainsi que de nouveaux manèges ou nouvelles boutiques ! Parkitect Deluxe Edition innove aussi en créant des outils intéressants comme, par exemple, la pipette, qui va permettre de dupliquer des éléments rapidement, comme des arbres, ou les chemins. Un autre élément intéressant, c’est la possibilité de pouvoir mettre le parc en pause le temps de faire une construction (pour rappel, certaines contraintes de campagne sont de terminer certaines tâches en un temps donné), mais également de faire une avance rapide.

Douleur Coasters

J’aimerais réaliser un petit focus sur la création des montagnes russes, véritable jeu dans le jeu à mon sens tant le module de construction est riche et complet (et complexe). En débutant Parkitect Deluxe Edition (je rappelle que je suis une noob en la matière), je pensais que les rollers coasters seraient des éléments en une pièce à placer sur notre map (à l’instar des autres attractions comme les manèges ou le mobilier), et bien non. Il s’agit ici en effet de fabriquer votre attraction de A à Z, portion de rails par portion de rail, en choisissant et gérant leur longueur, leur inclinaison, leur torsion, leur hauteur.

Et une fois qu’un circuit d’une certaine longueur est formé, il faut vérifier plusieurs paramètres importants comme la vitesse de chaque portion, qui engendre elle-même une certaine quantité de “G” (la force de pénétration dans l’air), qui engendrent eux-même toute une série de données comme le niveau d’amusement des visiteurs (donc potentiellement davantage de visiteurs dans le parc), mais également leur niveau de nausée (et donc augmenter le nombre de vomis dans le parc, donc le nombre du personnel d’entretien nécessaire, mais également influencent les avis que laisseront les visiteurs sur les réseaux sociaux, leur niveau de peur (donc moins de clients qui “oseront” venir dans l’attraction).

Mais ce n’est pas tout car il faut également gérer le nombre de “wagons” dans l’attraction afin d’éviter les accidents, les collisions, les trop longues files d’attentes…etc. Tous ces éléments nous rappellent que le projet de base du studio était de faire un jeu de simulation de roller coasters avant de se lancer dans la création d’un parc d’attraction en tant que tel. Vous l’aurez compris, c’est un véritable casse-tête gestionnaire pour quelqu’un qui débute dans le milieu, mais sans doute une mine d’or pour les passionnés du genre

La caméra de Parkitect Deluxe Edition est plutôt intuitive et permet de se placer sur l’axe horizontal et l’axe vertical, et bien entendu de zoomer ou dézoomer. La vue est en 3D isométrique et malgré les zooms, il n’y a pas moyen de se retrouver dans le parc comme un client lambda et de s’y balader, ce que j’ai trouvé dommage

Playground Love

Comme dans la vraie vie, les possibilités sont infinies et ont également leurs limites. Tout est personnalisable : les couleurs des manèges, ou encore la taille de certains éléments de décoration, la musique de chaque attraction également. Les dépôts de marchandises devront être camouflés du grand public pour ne pas gêner l’expérience de ces derniers, tout comme il faudra créer des tunnels souterrains pour achalander la marchandise à bon port.

Toute une partie plus technique liée à la comptabilité du parc, sera également présente, avec ses nombreux graphiques et études pour nous permettre de rendre notre parc le plus parfait possible.

Par contre, j’ai trouvé que Parkitect Deluxe Edition s’adressait vraiment à son propre public, et manquait d’inclusivité pour les nouveaux joueurs qui voudraient s’essayer à ce genre. Certaines mécaniques sont d’ailleurs restées obscures, alors qu’avec un tutoriel mieux dosé, plus fouillé, et peut-être plus progressif (sur différents niveaux, par exemple), ces lacunes auraient pu être évitées. J’ai aussi trouvé que l’utilisation de la manette pouvait poser des soucis à certains niveaux, notamment au niveau des menus ou de la précision pour poser certains éléments. On sent que ce n’est pas cet accessoire qui a été choisi de prime abord et que le clavier et la souris restent les leaders pour ce genre de jeu, qui demandent de la minutie, ce que la manette offre moins. 

Pour conclure…

On ne va pas se mentir, Parkitect est vraiment un jeu pour les fans de ce genre. En tant que nouvelle joueuse, je me suis sentie mise à part et j’ai eu beaucoup de difficultés à appréhender certaines mécaniques. Cependant, pour les fans de ce genre, le jeu à beaucoup à offrir tant en personnalisation qu’en gestion pure et dure, si l’on fait abstraction des quelques soucis liés à l’utilisation de la manette, qui n’est pas aussi aboutie que le classique clavier-souris.Il est ainsi bien dommage que le trailer vidéo ne mette pas en avant ces aspects du jeu, mais le vende comme un jeu beaucoup plus simple et accessible. 

La  note  de la  rédaction

3-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Soucis du détail

Graphismes sympa

Sandbox et créativité permise au joueur

Les points négatifs

Manque d’accompagnement pour les nouveaux joueurs

Jeu (trop) de niche

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