
Sorti en 2004 sur PC, puis sur Xbox en 2006, Painkiller promettait depuis un moment un reboot. Une histoire simple, un homme au Purgatoire et une armée de démons de l’enfer à vaincre. En récompense, il aura son admission au Paradis. Un jeu à la première personne de shoot en multijoueurs, mais surtout beaucoup de fun. Hémoglobine et dynamisme, voilà ce qui vous attend. Mais le reboot a aussi pris un autre tournant, donnant au jeu un côté plus coopératif et plus défouloir encore. Les fans de la première heure vont-ils aimer ? Retrouvez Painkiller sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series pour 39,99€.
Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.
Une époque en solo, un avenir en équipe
Painkiller fut à l’époque un jeu multijoueurs, certes, mais qui permettait quand même de jouer en solo et de s’éclater. Pour ce reboot, les développeurs assument un changement de direction total. On peut encore jouer en solo, mais vous n’êtes pas seul. Votre équipe vous suit sous IA et, même s’ils ne sont pas trop mauvais, ils enlèvent ce côté bourrin solo. Le temps que vous terminiez avec votre tâche ou votre vague d’ennemis, l’équipe a déjà décimé une autre vague sans vous attendre. Vous vous retrouvez parfois en solo sans ennemis et juste des cadavres partout.



À côté, le mode multijoueurs est lui toujours là, et si vous avez des amis ou même l’envie de jouer avec des joueurs random, c’est tout à fait possible et le jeu est juste génial comme toujours.

Il faut donc prendre ce reboot comme un jeu multi à la Left 4 Dead.
Je viens purger mon âme
Côté ambiance, Painkiller n’a pas changé. Vous vous réveillez au Purgatoire et l’objectif est simple : « Tuez-les tous ! ». On ne réfléchit pas et on tape dans le tas. Rapide et nerveux, le gameplay ne laisse pas la place à la réflexion. On débranche le cerveau et on fonce. Vous avez tout un panel d’armes à découvrir en jeu et chacune dispose d’une attaque secondaire qui vous permettra de vous sortir de certaines situations.

Après chaque affrontement, vous avez votre scoring afin de savoir comment ça s’est passé mais aussi une récompense en or et bien sûr la possibilité de vous préparer à la suite. Choix d’armes, déblocage de cartes de Tarot et choix des altérations et évolutions. Une fois prêt, à vos armes !


Bien entendu, vous n’allez pas juste tirer dans le tas. Il y a des phases d’exploration (même légères) et vous allez pouvoir ouvrir des coffres, utiliser votre grappin pour atteindre des lieux plus hauts et profiter du décor. Le Purgatoire, c’est quand même vachement accueillant, non ? Pour partir en mission, vous ne pouvez emmener avec vous que deux armes. Vos poches ne sont pas extensibles et il faudra aussi ajouter les altérations. Préparez-vous bien avant chaque mission.
Le trio des gagnants en plusieurs modes !
Même en solo, vous n’êtes pas seul, je vous en parlais plus haut. Il va donc falloir veiller sur les IA si vous jouez seul, mais aussi sur vos amis et sur les randoms si vous jouez en ligne. Un partenaire à terre ? On le réanime !
Pour jouer, vous avez donc deux partenaires en jeu mais surtout le choix entre quatre personnages. Chacun a sa compétence spéciale et surtout son look. L’idée est de former une équipe assez équilibrée en termes d’utilité et ça le fait !

Une fois le personnage choisi et l’équipe formée, on va pouvoir enfin jouer ! Un petit tuto rapide histoire de ne pas jouer les touristes et voilà votre choix :
- Partie rapide : Idéal si vous voulez juste bourrer et ne pas perdre de temps. Pendant la pause repas, ça peut être tentant de se défouler.
- Raids : Trois biomes vous attendent, c’est un peu l’histoire principale.
- Rogue Angel : Le mode rogue-like qui séduira les plus passionnés et surtout les challengers. Vous perdez ,vous recommencez les arènes.


Vous l’avez donc enfin compris, même l’histoire est un peu passée sous silence. On a un lore, certes, mais trois chapitres seulement. Même s’il y a un certain temps de jeu, en solo ça se finit assez vite. Et, bien sûr, pour jouer à plusieurs, vous avez la possibilité de rejoindre via un code de jeu. Notez que vous avez des niveaux de difficulté que vous pouvez choisir. Plus c’est dur et plus la récompense est conséquente. Des améliorations d’armes en plus, des âmes pour recharger vos cartes utilisées et surtout de nouvelles cartes à débloquer.
Mon avis sur Painkiller
C’est un double avis que vous allez voir concernant le nouveau chemin pris par les développeurs. Mais avant, parlons du jeu dans sa globalité.
Je n’ai pas connu le Painkiller de l’époque, je vais donc juger avec un regard neuf.

Graphiquement, je l’ai trouvé très beau en termes de décors. Mais les personnages sont à mon sens assez bâclés. Vu les consoles que l’on a et le décor, j’aurais aimé des personnages avec des visages plus expressifs. Pour le coup, là j’avais l’impression de regarder des personnes de l’époque.
Le fait d’avoir tout un panel d’armes pour s’amuser en fait un bon jeu défouloir et c’est ça que je recherchais avec ce titre. Pour le coup, avoir une « petite » histoire ne m’a pas dérangée. Quand je lance le jeu, c’est clairement pour bourrer et non pour réfléchir. On choisit ses armes, on sélectionne les altérations et le fait de découvrir des cartes tarot est sympa aussi. J’adore ne pas savoir ce que je gagne et le découvrir en fin de niveau. Les cartes sont assez jolies et on reste dans l’ambiance purgatoire.


C’est donc pour moi un jeu qui tient ses promesses. Laissons ensuite l’avis de Monsieur qui a testé le jeu avec moi. Pour le coup, il était comme un gosse à Noël. À l’époque, il avait adoré Painkiller et avait ce souvenir d’une arbalète et des corps accrochés aux murs quand on tirait dessus. Si le jeu niveau ambiance lui a plu, le fait d’avoir mis de côté l’aspect solo du jeu l’a refroidi. Comme moi, il aime jouer en solo, au calme, sans avoir besoin de parler aux partenaires. Agacé de voir les robots du jeu tuer les vagues ennemies dans son dos, il n’a pas pris plus de plaisir que cela à jouer. Il aurait aimé être en solo comme à l’époque pour le coup.
Le Purgatoire vous ouvre ses portes avec une remise à neuf ! Un graphisme adapté à nos consoles nouvelle génération mais qui sera un poil gourmand sur PC. Une histoire très courte mais surtout un changement de direction. Adieu le mode solo ! Ici, on passe au full multijoueurs. Entre amis ou bien seul avec les IA, vous n’affrontez pas le Purgatoire seul et c’est ça qui va potentiellement calmer les fans de la première heure. Mais si vous n’avez jamais joué à Painkiller à l’époque, ce jeu peut vous séduire par son aspect défouloir morbide.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Un aspect cadavérique comme on les aime
Un purgatoire graphiquement beau
Un panel d’armes et de cartes de tarot super
Un lance-pied génial
Ambiance sonore rock/metal génial
Le mode rogue-like pour les challengers
Système de code pour jouer à plusieurs
Les points négatifs
On aurait voulu des graphismes encore plus beaux et plus travaillés (les personnages surtout)
Un bestiaire peu fourni
Un contenu bien trop maigre, surtout pour 40€
Une histoire abandonnée pour des parties rapides
Le mode solo boudé




