Knights in Tight Spaces

Après le succès de Fights in Tight Spaces en 2021 et son gameplay innovant inspiré du cinéma d’action, Ground Shatter, studio anglais de Bristol, réitère cette démarche en nous proposant son petit frère. Cette fois, le jeu prend lieu dans un contexte médiéval et se nomme habilement Knights in Tight Spaces. Un nouveau jeu de deck donc, qui, avec plus de 300 cartes à collectionner, offre de multiples façons de jouer et d’explorer différentes opportunités.

Ce test a été réalisé sur une version PC (Steam Deck) fournie par l’Éditeur.

What is Your Quest ?

Comme toute histoire médiévale qui se respecte, celle de Knight in Tight Spaces commence à la taverne, où notre personnage va (très) rapidement se retrouver au milieu d’embrouilles diverses. Grâce à ses divers talents et compagnons, il évolue dans un monde rempli d’opportunités, en combattant divers sbires par chapitre jusqu’à arriver au boss. De temps en temps, notre héros bifurque de sa route principale vers un village voisin pour aider son prochain.

Knights of Tightdonia

Première étape, choisir le mode de jeu entre le mode histoire, le mode quotidien (en ligne) et le mode infini. S’ensuivent les difficultés du jeu. Il y a en tout huit niveaux, classés du plus facile (noble) au plus difficile (héroïque). La difficulté est jaugée, entre autres, par le nombre de retours en arrière possibles lors des phases de jeu. Plus ce sera facile, plus il sera possible de retourner en arrière et d’annuler une action, et inversement. Un mode de difficulté personnalisé est également disponible, ainsi que la possibilité de choisir nous-même notre deck parmi douze cartes de base.

Allez, il est temps de choisir notre classe, ou archétype. Ils sont, pour commencer, au nombre de trois, les autres seront débloqués par la suite. Dommage cependant que chaque classe n’offre pas la possibilité de choisir si l’on préfère plutôt jouer un homme ou une femme (voire même d’autres choix encore). L’archétype choisi est présenté en détail dans le panneau suivant, avec le deck qui lui est propre, ses armes, ses PV… Nous aurons également la possibilité de modifier son nom à cet endroit. Et finalement, le jeu nous laisse la possibilité de choisir si l’on souhaite, ou non, suivre le didacticiel. Personnellement, n’ayant pas fait le premier opus, j’ai choisi de suivre le tuto et tout y est incroyablement bien expliqué malgré le nombre d’informations et de subtilité dont il va falloir faire preuve lors des parties.

Chaque séquence va se passer dans des lieux restreints (Tight), ce qui va laisser peu d’espace pour de grands mouvements et obliger le joueur à ruser. Comme si cela ne suffisait pas, chaque lieu est délimité, tel un ring, par un liseré rouge, et, si nous ou nos adversaires nous retrouvons hors de cette zone, c’est l’élimination ! Les combats se font au corps-à-corps, bien que les archers et autres magiciens soient de la partie, et peuvent, eux, attaquer à distance. Les ennemis seront assez nombreux, au vu du manque d’espace. Les attaques, actions et consommables sont représentés sous la forme de cartes, vous l’aurez compris. Chaque carte possède ses propres stats, et est agrémentée de logos, sur le côté supérieur droit qui nous indique selon quelles dispositions elle peut être jouée ou combien de points d’élan (comprendre énergie, endurance) elle nous coûte pour être utilisée.

Certaines cartes, comme dit plus haut, seront des consommables (potions de soin, par exemple) ou bien nous permettront d’interagir avec le décor. Attention que certaines cartes ou aptitudes sont perdues si elles ne sont pas utilisées avant la fin d’un tour. Tout comme certaines cartes ne seront compatibles qu’avec certaines armes (si nous ne possédons pas ces armes, cette carte est perdue et nous ne pourrons pas l’utiliser. De quoi pimenter encore plus l’expérience). Les ennemis arrivent au compte-goutte et sont indiqués à l’endroit où ils vont apparaître par une marque sur le sol. Lorsque nous n’avons (ou ne savons) plus de carte à jouer, nous avons la possibilité de mettre fin au tour pour laisser l’ennemi jouer.

À chaque fin de tour, notre deck est entièrement renouvelé. Notre équipement, ainsi que celui de nos compagnons (nous en parlerons plus bas) peut être adapté en fonction de nos trouvailles, mais uniquement entre deux combats dans un menu dédié. À nous de ne pas omettre ce détail. À la fin de chaque combat, nous devrons choisir une récompense entre trois cartes, et choisir également notre prochaine destination. À noter que, de temps à autre, il nous sera demandé de choisir entre les soins, le marchand ou la forge, et comme pour les quêtes, une fois l’un sélectionné, on perd l’accès aux deux autres. En effet, la carte propose plusieurs embranchements qu’il faudra choisir avec beaucoup de soin et de réflexion, car par la suite, il nous sera impossible, lors de cette même partie, d’y revenir.

La seule exception concerne les quêtes annexes qui vont, comme souvent, permettre de gagner en XP et compétences. Ces quêtes sont reconnaissables par un logo spécifique et nous pouvons nous y rendre dans l’ordre que l’on préfère (où qu’elles soient sur la map d’ailleurs) en les sélectionnant simplement. À la fin de ces derniers, il nous est possible de revenir librement à notre quête principale, ou d’enchaîner avec une autre quête secondaire. Knights in Tight Spaces propose de recruter d’autres personnages qui ont chacun leur deck et équipement pour composer notre bande.

Lors des combats, ces personnages seront contrôlables au même titre que le nôtre. La seule différence réside dans le fait que les cartes et les autres statistiques telles que les points d’élan ou de combo, seront communs. À partir de là, la vraie stratégie commence. Cependant, nos personnages pourront faire des combos, ou des attaques de soutien propre à chaque archétype. Par exemple, si un ennemi se trouve à proximité de notre groupe et qu’il m’attaque, mon allié va rétorquer pour me défendre.

Deckscalibur

La direction artistique de Knights in Tight Spaces est très réussie, avec cet effet dessiné, les environnements détaillés et chaleureux, les rayons de lumière à travers les vitres, mais surtout, les animations de combats en vue rapprochée. Le style me rappelle les vitraux d’églises dans le style, ce qui colle parfaitement à l’univers médiéval souhaité. Par convention, les ennemis “basiques” sont rouges, les boss sont violets, ce qui nous permet de les différencier de nos différents personnages. Par défaut, les stats des ennemis (PV, ordre de passage…) et les différentes informations présentes dans l’environnement (limites du “ring”) ne sont pas affichées, mais peuvent apparaître sur simple pression continue d’une touche. J’apprécie que l’écran soit aussi épuré, cela ne pollue ni le combat, ni le superbe environnement dans lequel nous nous trouvons.

La caméra est également pivotable pour donner une meilleure visibilité sur le combat en cours ainsi que sur les emplacements à sélectionner pour nos actions. Les murs des décors tombent et se relèvent en suivant le mouvement de caméra, c’est très esthétique et original. Cela fait penser à un château de cartes qui se détruirait pour se reconstruire tout aussi vite. J’ai eu un peu plus de mal avec la musique, de type électro. Je comprends l’envie de sortir des classiques thèmes médiévaux, mais ici le parti pris est quand même relativement éloigné de l’environnement. Certes, la musique de Knights in Tight Spaces donne du peps aux combats, mais peut sortir de l’immersion. Pour ma part, j’ai réduit le volume de cette dernière de temps à autre, lors de sessions de jeu plus longues, car je saturais au bout d’un moment. Mais cela relève d’un goût personnel.

Faire Bande à Carte

J’ai testé Knights in Tight Spaces sur Steam Deck, et je dois dire qu’il convient parfaitement au format portable de la console. À part quelques bugs de lancement de temps à autre, je n’ai pas rencontré de problème majeur et ce malgré qu’il soit noté comme (seulement) “jouable” sur ce support portable et non “compatible”, cela pourra en rassurer certains. Le système de sauvegarde se fait où que l’on soit, ce qui ajoute de la polyvalence et une adaptativité très agréable pour ce support.

Lors de chaque début de mission, un contexte est donné par un dialogue lors duquel nous devrons faire quelques choix de RP qui vont influencer notre gain d’argent ou de PV. C’est aussi à ce moment que l’on peut choisir notre système de récompense : une nouvelle arme, de l’or, etc. Concernant l’alchimie entre les personnages, elle se crée surtout lors des dialogues, mais je trouve que le système d’attaque de soutien permet de créer une certaine cohésion entre les différents protagonistes et créer un esprit d’équipe intéressant.

Pour conclure…

Avec un système de deck building aux petits oignons, des dialogues remplis d’humour, et une direction artistique très originale, et surtout très réussie, Knights in Tight Spaces saura contenter les amoureux du genre et attirer les joueurs curieux grâce à sa polyvalence dans la gestion de la difficulté, mais également grâce au tutoriel très complet. Jouable en parties courtes et ramassées ou bien en longues sessions, le jeu trouve de la saveur dans tous les cas. La B.O. n’est, à mon sens, pas son point fort mais n’amoindrit aucunement les autres qualités du jeu, réellement présentes en grand nombre. Knight in Tight Spaces parvient à être tout aussi addictif que ses concurrents du même genre mais parvient à offrir une plus-value par sa direction artistique et sa contextualisation narrative.

La  note  de la  rédaction

3-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Direction artistique 

Traduit en français 

Suite originale 

Tutoriel bien maîtrisé

Les points négatifs

Musique pas toujours adaptée 

Aspect narratif un peu pauvre 

Peu de liberté dans la personnalisation du personnage 

Vous devriez Lire aussi
Dragon Quest XI : Les Combattants de la destinée

Dans le même genre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur GeeksByGirls

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture