I Hate This Place

Bienvenue dans ce nouveau jeu d’horreur signé Rock Square Thunder, déjà connu pour son jeu The Lightbringer. Vous voilà plongé dans un univers sombre où créatures et fanatiques de secte se réunissent. Musiques des années 80 et ambiance à la Stranger Things vous séduiront à coup sûr. Vous incarnez Elena, et votre amie Lou a disparu suite à un rituel en forêt. Découvrez ce qui lui est arrivé mais aussi à votre mère. Disponible le 29 janvier 2026 sur Steam, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch.

Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.

Fuck This Place, la source d’inspiration

I Hate This Place ne sort pas de nulle part. Son design type comics prend tout son sens quand on sait qu’il existe en dehors de nos frontières un comics de l’univers. Fuck This Place est une série d’horreur en comics créée par Kyle Starks. On y découvre l’histoire de Trudy et Gabby qui viennent d’acheter une ferme. Mais surprise, elle est hantée ! Eh oui, le ranch de I Hate This Place serait cette maison en question. Comédie et horreur sont au rendez-vous dans cette histoire où une maison hantée devient le refuge de fantômes, d’extraterrestres et autres créatures surnaturelles. Un medley de toute la pop culture surnaturelle au final.

Survivre en toute discrétion

I Hate This Place offre une aventure dynamique rythmée par un cycle jour/nuit. Vous vous en doutez, la journée vous pouvez vous promener et explorer, alors que la nuit des créatures dangereuses rodent et vous pourchasseront sans répit. Par chance, vous êtes armé, donc se promener la nuit n’est pas fatale non plus. Pas de choix de difficulté ici ! Vous ne pouvez donc pas choisir la facilité ou le mode hard, à vous d’avancer et de subir. Ou pas ! Car qui dit Survival Horror dit aussi furtivité. Lorsque vous marchez, des onomatopées s’affichent comme dans les bandes dessinées. En rouge, c’est bruyant. En jaune, on vous entend quand même, et en bleu c’est calme, vous ne faites pas de bruit. D’ailleurs, certaines créatures ne vous voient pas mais vous entendent. Ils ont d’ailleurs quelques petites similitudes avec les Démogorgons. Vous avez la réf ? D’ailleurs, l’aventure entière a des petits airs de la série. Mais je pense que c’est surtout le fait que les développeurs ont visé la nostalgie des années 80.

Tout commence par un rituel

Première scène cinématique, Elena et Lou ont rendez-vous et elles se lancent dans un rituel de la secte du Dieu Cornu. Blackout complet, et Elena se réveille seule au milieu de la forêt. Lou a disparu. Vous découvrez alors un bunker et à vous de le traverser. C’est un peu le tuto du jeu. Vous y récupérez des armes, des matières premières et vous rencontrez vos premiers monstres. Une fois sorti du bunker, vous arrivez sur votre carte monde ouvert (petit le monde ouvert) et vous devez aller au ranch de votre tante et votre oncle. L’aventure commence !

Vous avez avec vous un carnet, c’est votre point central. Dedans, vous y trouverez vos notes, vos croquis d’endroits importants mais aussi des indices qui vous seront utiles, vos notes et vos quêtes ! Chaque page comporte un ensemble de quêtes à faire : trouver des fidèles, aider des gens en particulier… Mais la première page est clairement la ligne principale avec l’objectif de retrouver Lou et en savoir plus sur votre mère disparue. Mais pour faire tout cela, il va falloir crafter !

Construction, fabrication et exploration

I Hate This Place n’est pas juste un jeu vidéo avec un graphisme comics et des créatures à tuer. C’est aussi un jeu qui vous propose des heures de craft. Une fois arrivé au ranch, la première chose que l’on vous demande, c’est de créer un établi. Durant votre exploration, vous allez pouvoir ramasser du bois, de l’eau et toutes sortes de matières premières, mais aussi des plans. Grâce à ces derniers, vous allez pouvoir fabriquer des armes, des soins et de quoi améliorer le ranch. Une construction va mettre un certain nombre d’heures à se faire et, heureusement, il suffit d’aller dormir pour avancer dans le temps. N’oubliez pas de regarder un peu la télévision pour faire votre sauvegarde.

Il est donc important de profiter du cycle de jours pour vous promener en sécurité et découvrir plusieurs lieux sur votre carte. Certains endroits ne seront accessibles que de nuit et il faudra donc prendre votre courage à deux mains et un bon paquet de munitions pour aller au bout de votre exploration.

Des bunkers pleins de secrets

Sous les terres, il y a des bunkers. À vous de trouver les entrées et d’explorer. Beaucoup de ressources vous attendent, mais aussi des réponses à vos questions ou aux questions de certains PNJ. Il est donc important d’y aller. C’est un peu une sorte de donjon si vous voulez.

Petit bémol : quand vous explorez, si vous n’avez pas lancé une quête qui y est associée, il faudra y retourner pour valider. Je prends l’exemple de Cassy, qui cherche ses frères. J’avais déjà fini le bunker, j’ai dû y retourner car elle m’a demandé de trouver ce bunker. Il n’y a pas de validation automatique.

Les bunkers sont très beaux, des laboratoires souterrains envahis souvent de tentacules très bloody, et bien sûr des créatures vous y attendent. N’oubliez pas que c’est un Survival Horror, si vous pouvez les éviter en étant discret, les balles sont rares et il faut les fabriquer. Économisez donc vos ressources, les amis.

Une aventure graphiquement géniale

La première chose qui m’a séduite, c’est le design. On est sur du comics et ça a son charme. Une bande dessinée animée. Les onomatopées qui s’affichent quand on marche, l’ambiance des années 80, mais surtout le sens du détail. Nous sommes sur une vue surélevée, donc pas de panorama éblouissant, mais on a un jeu de couleurs et une ambiance telle qu’on se prend vite au jeu. Un plaisir visuel mais aussi auditif. Je vous recommande le casque. Si, durant les explorations de jour, vous avez le bruit de la nature, la nuit c’est un autre concert. Grognements, bruits étranges, hurlements… C’est clairement ça qui va vous faire sursauter en plus de certaines apparitions auxquelles on ne s’attend pas.

Mon avis sur I Hate This Place

La surprise du moment ! Je n’avais pas spécialement entendu parler de ce jeu. Il a dû passer dans les nombreuses annonces sans m’interpeller. Mais après quelques heures dessus, je peux clairement vous dire que le jeu en vaut la peine. Elena n’est pas plus attachante que cela, mais elle ale mérite de ne pas être idiote ni naïve. Une héroïne badass sans tomber dans le cliché de la superwoman. Et puis elle a une batte de baseball !

Côté crafting et farming, on est sur un juste milieu. Ce n’est pas le point central du jeu même si l’exploration est prioritaire. Mais c’est important pour avancer et surtout ne pas se retrouver à sec en remèdes et en balles. Ne lésinez donc pas sur des sessions de récolte de ressources entre deux bunkers, c’est important.

Côté histoire, j’ai un petit point négatif. Trop, c’est trop ! Sectes, fantômes, extraterrestres, expériences en laboratoire… Fuck This Place, le comics d’origine, a peut-être trop parié sur ce mélange. Cela peut plaire, mais en ce qui me concerne, j’aime séparer le paranormal des extraterrestres et des créatures de labo. Ce sont des genres différents et les mélanger peut offrir une belle overdose.

En me promenant de nuit, je suis tombée sur une vache qui s’est faite kidnapper par un Ovnis… OK. Juste avant, j’ai un fantôme qui a traversé le sentier, et une heure avant je rushais un bunker rempli de créatures génétiquement modifiées. C’est peut-être un peu trop en une session de jeu, non ? Mais cela ne reste que mon avis.

En tout cas, une démo est disponible sur Steam, n’hésitez pas à la tester !

Pour conclure…

Hurlements, sang et batte de baseball ! Tout est là pour me permettre de garder ma manette en main pendant des heures. Préparez-vous le jour et allez chasser les monstres la nuit ! Un jeu sur fond de comics qui plaira aux fans d’horreur, même si à mon goût il a trop de thèmes différents : paranormal, créatures génétiquement modifiées, Ovni… Je pense que les laboratoires se suffisaient amplement. Mais cela reste raccord avec le comics Fuck This Place !

La  note  de la  rédaction

4-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un open world à la bonne taille (pas de carte géante avec des no man’s land)

Une ambiance années 80 comme on les aime

Un fond sonore angoissant surtout avec le casque

Crafting et farming entre deux bunkers !

Une héroïne pas trop clichée

Plein de mystères

Les points négatifs

Un trop gros mélange de genres (paranormal, Ovni, laboratoire)

Une interface pas toujours ludique

Le joystick pour tirer (on s’y habitue vite mais bon…)

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