Hariti

Après une démo sur Steam, le nouveau jeu psychologique d’horreur à la première personne arrive enfin sur PC ! Hariti vous offre une ambiance sombre et morbide où vous incarnez une maman qui cherche sa fille dans un hôpital abandonné. Issue d’une légende chinoise, Hariti vous plonge dans un univers à la fois anxiogène et vicieux. Une créature horrible, des cris d’enfants et votre fille qui reste introuvable. Plongez-vous dans ce nouveau jeu dès le 12 août 2026 !

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Une intrigue plus que complexe

Hariti va tirer son épingle du jeu avec son intrigue. Parmi tous les jeux d’horreur indé que j’ai pu faire, très peu ont su me marquer par leur histoire. Si graphiquement, les jeux d’horreur peuvent être très beaux, les développeurs tablent plus sur la «peur» que sur l’histoire. D’horribles monstres qui nous traquent, des scènes très sanglantes et gore ou bien d’affreux Jumpscares. C’est ça qui fait vendre ! Les joueurs veulent avoir peur et souvent se fichent bien de l’histoire.

Vous l’aurez donc compris, dans Hariti nous avons donc une histoire et comme je vous en ai parlé dans la Preview, cette légende est issue du folklore chinois. Pour rappel il s’agit d’une ogresse qui nourrissait ses enfants avec de la viande humaine. Lorsqu’elle rencontre Bouddha, elle passe de la déesse de la variole à la déesse des accouchements sans soucis et de la protection des enfants.

Durant votre visite de cet hôpital Chinois abandonné, vous allez donc croiser Hariti et petit à petit découvrir son histoire. Celle-ci diffère un peu de la légende que j’ai lue.

Rien de plus dangereux qu’une maman en deuil

La créature qui vous pourchasse est assez bien symbolisée. Si son visage rouge évoque immédiatement l’imagerie démoniaque du folklore asiatique, un autre symbole est encore plus marquant : le trou béant dans son ventre. Il peut être interprété comme un symbole du deuil maternel, tant il est difficile d’imaginer épreuve plus terrible, pour une femme enceinte, que la perte de son bébé. Cette créature n’est donc pas juste un démon assoiffé de sang : c’est avant tout une femme en proie à un profond chagrin. Et en avançant dans le jeu, vous allez vite vous rendre compte que vous et votre fille êtes la clé pour la purifier.

Lorsqu’elle approche, je ne peux que vous conseiller de fuir et de ne surtout pas vous retourner. Le bruit de ses pieds nus qui tapent sur le sol, ses cris de colère et la musique qui apparaît. Croyez-moi, rien n’est fait pour que vous vous retourniez.

Mais Hariti n’est pas la seule qui va vous persécuter. La disparition de votre fille est pleine de mystères et vous allez pouvoir aussi jouer des passages avec XinXin. On comprend alors bien vite que la petite fille souffre de solitude. Malade, elle est hospitalisée. Elle vit donc à l’hôpital et comme vous vous en doutez, maman doit tout gérer. Le boulot, la petite et on n’entend pas parler de papa. Il n’y en a peut-être tout simplement pas. Il faudra donc affronter Hariti, mais aussi les remords de l’héroïne.

Des armes surprenantes

Comme dit plus haut vous allez jouer XinXin pendant son enlèvement. Le point de vue est plus bas avec une caméra plus proche du sol et vous allez devoir prendre des photos avec votre petit appareil pour trouver les entités. Il s’agit surtout d’une petite fille fantomatique qui vous éloigne des adultes pour vous guider vers Hariti.

Quand vous jouez la maman, vous avez une lampe. Celle-ci va fonctionner sur certaines créatures qu’Hariti laisse pour vous bloquer. Mais l’arme la plus surprenante n’est autre qu’un fœtus… Un bébé abîmé et difforme qui fera fuir Hariti dès que vous le brandissez. Tout de suite on se sent plus en sécurité.

Côté gameplay, votre personnage ne court pas très vite et ne saute pas. Ce qui va ajouter de l’angoisse à cette partie de cache-cache. Par chance vous pouvez vous accroupir.

Des couloirs scriptés

C’est sûrement le plus gros point négatif du jeu. Hariti est totalement scripté. Ce qui veut dire que tant que vous n’avez pas déclenché la séquence en faisant un chemin voulu par les développeurs, vous ne pourrez pas avancer. À plusieurs reprises j’ai tourné en rond car je n’avais pas été à l’endroit précis avant pour que le petit point d’interaction s’affiche. C’est assez agaçant au final.

Côté couloirs, des barrières invisibles vous empêcheront d’avancer. Un exemple, quand Hariti m’a coincée dans une pièce, j’avais une porte et un chemin pour passer sous un brancard. Puisque Hariti n’était pas loin du brancard, je ne pouvais pas le passer.

Ça a un petit avantage car quand vous ne savez pas quoi faire, les barrières invisibles délimitent votre zone d’action.

Mon avis sur Hariti

Bien trop court ! J’ai pu découvrir Hariti avec la démo. Une demi-heure de jeu où j’ai pu peser le pour et le contre. Bonne surprise quand j’ai lancé le jeu, j’ai pu continuer à partir de ma sauvegarde. Étant donné qu’il n’y a pas de collectibles ou de secrets, il n’était pas utile de recommencer le jeu. J’ai donc pu avancer tranquillement. Mais surprise… Après 88 minutes de jeu (soyons précis jusqu’au bout) j’ai eu le message de fin de jeu des développeurs. C’est donc 2h de jeu qui vous attendent.

Je vous l’accorde, les jeux d’horreur indé sont souvent courts. On peut tabler sur 3h de jeu facilement mais on a souvent affaire à du temps de jeu supplémentaire car les énigmes nous bloquent. Ici ce n’est pas le cas, Hariti est surtout un petit train de la peur. On avance en ligne droite et aucune difficulté ne nous arrête. On est plus sur une randonnée horrifique.

Hormis le temps très court et le côté couloir scripté, Hariti reste un bon jeu. Son histoire va vous tenir en haleine durant toute la partie. Savoir si on va retrouver XinXin, qui est cette créature ? Et ce bébé, à quoi il sert ? Des questions qui trouveront des réponses à la fin du jeu et en prime, vous aurez le droit à la légende d’Hariti pour mieux comprendre le jeu auquel vous avez joué.

Ajoutez à cela un décor bien travaillé (si on retire le sang qui fait plus ketchup qu’autre chose) et une ambiance qui va vous faire frémir. C’est sûrement pour ça que je râle un peu sur le temps de jeu. Hariti m’a tellement plu que j’aurais aimé plus de temps !

Pour conclure…

Une créature maudite qui rôde dans les couloirs d’un hôpital abandonné, une mère remplie de remords et qui cherche sa fille disparue. Le tout englobé dans une ambiance glauque et pesante. Bienvenue dans Hariti, un jeu d’horreur qui vous fera voyager dans la légende d’une mère en deuil qui veut protéger une petite fille abandonnée. Un jeu où ce qui va surtout vous faire frémir c’est le temps de jeu bien trop court. Serait-ce un signe ? Si ça va trop vite c’est qu’on a aimé finalement non ?

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Inspiré d’une légende chinoise

Une ambiance glauque comme on aime

Des monstres angoissants qui rôdent

Une histoire qui donne envie d’avancer

Un graphisme assez propre

Les points négatifs

Temps de jeu trop court (2 h) : on aurait voulu plus !

Personnage lourd à manier

Un gameplay qui n’invente rien

Des couloirs trop scriptés

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