Deep Dish Dungeon

Deep Dish Dungeon est la nouvelle production de Behold Studios (Knights of Pen & Paper). Bien qu’il y soit toujours question de fantaisie, il s’agira cette fois d’arpenter un mystérieux donjon en quête de richesses, tant pécuniaires qu’alimentaires ! Le jeu est disponible sur PC via Steam et Windows, et sur XBOX Series X&S depuis le 13 octobre.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Donjons et gloutons

Au lancement d’une nouvelle partie, Deep Dish Dungeon nous expose brièvement son intrigue. Nous sommes un aventurier (ou un groupe d’aventuriers, le jeu est jouable jusqu’à trois en co-op) en quête d’un trésor inestimable. Un guide cynique nous amène jusqu’à l’entrée du donjon où ledit trésor reposerait, non sans avertissement : personne n’est jamais revenu vivant de cette expédition…

Avant de pouvoir commencer notre quête, le jeu nous apprend sa mécanique principale : manger ! Impossible d’explorer le ventre vide. Après avoir démarré le feu de camp à l’aide de petit bois, nous apprenons à faire rôtir des aliments à la broche. De quoi transformer de simples pommes et champignons en mets un chouïa plus nutritifs.

Dans Deep Dish Dungeon, un ventre bien rempli est synonyme d’une jauge de santé plus conséquente. De quoi moins redouter notre première rencontre avec un squelette, l’une des nombreuses menaces qui nous attendent plus profondément. Attention également à bien s’abreuver à la fontaine d’eau claire à l’entrée du donjon : en cas de déshydratation, c’est notre jauge d’endurance qui en prendra un coup !

Embranchements (pas si) multiples

Après ce petit tutoriel, nous arrivons à ce qui deviendra notre camp de base. Comme indiqué par notre guide, nous ne sommes pas les premiers à avoir tenté cette expédition. C’est donc sur les restes d’un campement abandonné que nous pouvons commencer à planifier notre aventure. Et à ce stade, Deep Dish Dungeon nous permet d’ores et déjà de repérer un certain nombre de zones !

Cependant, certains chemins sont rapidement bloqués, ou ne peuvent être explorés sans outils spécifiques. D’étranges coulées jaunâtres bloquent des tunnels, des précipices sans fond nous barrent la route, et nous sommes nargués par des grilles rouillées mais indestructibles avec notre épée. Un escalier en colimaçon mène à une porte de prison fermée à clé, ou à une salle de banquet qui grouille de chauve-souris géantes.

C’est à ce moment que j’ai commencé à comprendre que Deep Dish Dungeon était un jeu linéaire, avec un “chemin doré” à suivre. Bien qu’il soit régulièrement possible de ruser et de trouver des voies alternatives, certains objets clés ne s’obtiennent que d’une manière très précise. Si vous vous retrouvez bloqués, c’est donc probablement que vous n’êtes pas au bon endroit ou que vous n’avez pas encore le bon outil.

Poches avec fond très tangible

Et c’est là que la réelle difficulté de Deep Dish Dungeon se manifeste : la gestion d’inventaire ! Avec six emplacements au départ, il est virtuellement impossible de ramasser tout ce qui traîne dans le donjon. Pour autant, tout a son utilité. Les dépouilles ennemies peuvent être ramenées au camp pour être cuisinées, mais occupent des emplacements précieux. Les ressources telles que le bois, la pierre ou encore la ferraille sont utiles pour l’artisanat, accessible à tout moment via le bouton Tab.

Nous sommes donc vite contraints de choisir ce que nous allons emmener avec nous en expédition. Partir trop chargés risque de nous forcer à ignorer de précieux matériaux. Et s’il est possible de fabriquer un sac à dos assez tôt, ce dernier nous prive de notre capacité de sprint. Plus difficile d’esquiver les combats donc… Mais en solo, c’est un atout indispensable pour minimiser les allers-retours.

Si jouer en multijoueur peut sembler la solution idéale, cela implique également de préparer bien plus de nourriture ! Bien manger et rester hydraté est toujours la règle d’or du jeu après tout. Attention également à ne pas perdre vos camarades de vue : Deep Dish Dungeon utilise un système de chat vocal de proximité. Et bien qu’un système d’interphone soit présent à certains endroits, vous ne voudriez pas perdre un(e) ami(e) dans les ténèbres !

Hé, qui a éteint la lumière ?

Les ténèbres, parlons-en. Deep Dish Dungeon part du postulat que vous n’êtes pas nyctalopes, et qu’une source de lumière est donc requise pour y voir quelque chose. Et bien évidemment, les torches ont une durée de vie limitée. On en revient donc à ce dilemme de la gestion d’inventaire : faut-il prévoir une torche de secours dans son sac ? Laisser un(e) ami(e) prendre le relais avec sa propre torche ? Espérer tomber sur un porte-torche intact pour y subtiliser sa source de lumière, quitte à plonger cette partie du donjon dans le noir plus tard ?

Qui plus est, impossible de partir à l’aventure avec simplement une torche en poche sans croiser au moins une créature hostile ! Squelettes qui se relèvent aléatoirement même après avoir été terrassés, scorpions, gobelins et même fantômes : nous ne sommes jamais vraiment seuls dans le noir. S’il est possible d’utiliser les outils de progression en combat, comme le marteau ou la hache, il faudra très vite se fabriquer une meilleure épée et l’améliorer à la forge sous le campement. À condition de trouver des pierres d’aiguisage, bien cachées dans le donjon…

Toutes ces mécaniques mises bout à bout nous contraignent à explorer avec prudence et minutie. Et c’est très réussi : on ralentit, on prend le temps de mémoriser ce qu’on laisse de côté, on expérimente. N’étant habituellement pas friande des rouages des jeux de survie, j’ai pourtant trouvé que Deep Dish Dungeon se prêtait bien à l’exercice. Peut-être justement parce que je savais que gérer ma faim, ma soif et mon inventaire était juste un prétexte pour continuer à explorer toujours plus loin.

Mon avis sur Deep Dish Dungeon

J’ai atteint le bout du donjon en une quinzaine d’heures, en ratant probablement énormément de choses. La fin du jeu s’est goupillée un peu toute seule, puisque j’avais déjà inconsciemment récolté la quasi-totalité de ses prérequis. Si l’affrontement final m’a un peu laissée sur ma faim (vous l’avez ?), c’est un peu le cas de chaque combat de boss, et du combat en général. Deep Dish Dungeon brille davantage sur son exploration et son world design impeccable.

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai débloqué un raccourci en explorant une zone, lâchant au passage un “oooh” très marqué. C’est bien simple, au risque de tomber dans la comparaison fallacieuse, j’ai parfois eu l’impression de rejouer à Dark Souls pour la première fois. On sent que Deep Dish Dungeon est une aventure minutieusement préparée, avec un amour profond pour le genre du dungeon crawling.

On se prend d’ailleurs bien au jeu de la confection de plats de plus en plus élaborés au fil de notre progression. Je regrette peut-être juste que les recettes les plus intéressantes ne se débloquent que tard dans le jeu. Un bon prétexte pour continuer d’explorer les tréfonds du donjon tant il me reste de contenu secondaire à découvrir !

Pour conclure…

Deep Dish Dungeon est la recette idéale du petit jeu d’aventure : ni trop court, ni trop long, et assaisonné avec ce qu’il faut de mécaniques intéressantes. Une expérience que je recommande tout de même plus en multijoueur qu’en solo, car comme tout bon repas, c’est meilleur quand on partage !

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Style visuel pixelisé charmant

Une aventure faite main, et ça se sent

Les mécaniques de survie bien exploitées

World design fabuleux

Les points négatifs

Difficulté inégale – on ne se sent rapidement plus en danger

Combats de boss peu intéressants

Vous devriez Lire aussi
Disney Dreamlight Valley – MAJ : The Remembering

Dans le même genre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur GeeksByGirls

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture