Destiny 2 : Les Confins du Destin

Destiny 2 est sorti en 2017, et après 8 ans d’existence et un nombre impressionnant d’extensions, il revient avec son neuvième DLC intitulé Les confins du destin. Le FPS de Bungie a subi au long de sa vie de nombreux revirements. Des critiques en tous genres mais aussi énormément de rework. Je faisais plus ou moins mon retour dans Destiny sur cette extension malgré quelques passages ponctuels. Et il y a beaucoup à dire pour ce retour chez les gardiens.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Une histoire confuse

Une chose est sûre avec autant de DLC mais aussi de refontes, Destiny 2 a pas mal changé au cours du temps ainsi que son histoire. Destiny 2 : Les Confins du Destin intervient après les événements de la forme finale. Cet arc s’est soldé par la destruction du Témoin après une longue chasse qui nous a menés dans le cœur du Voyageur. Et par la même occasion nous a fait retrouver quelques vieux amis.

Alors que les gardiens et les gens qu’ils protègent se remettent de tous les événements récents, un message étrange nous parvient. Non pas par courrier, ou via une transmission radio, mais via un train. Quelqu’un a manipulé l’espace et le temps pour nous envoyer une rame de train de l’époque. L’objet étrange semble encore fonctionner, comme s’il était neuf, lumières allumées et intérieurs plus ou moins impeccables.

C’est donc avec une grande perspicacité que Ikora nous indique que ce n’est pas un hasard. Quelqu’un nous a envoyé un message bien étrange. On décide alors de suivre cet appel, et de découvrir ce qu’il se passe. C’est donc dans une aventure où le temps et l’espace sont distordus que nous nous lançons. À la rencontre de nouveaux peuples, technologies et autres faits étranges.

Nous venons en paix

Enfin, nous y sommes. Nous découvrons cette nouvelle extension. Destiny 2 : Les Confins du Destin, comme la précédente extension, nous propose de mettre en avant l’histoire. L’exploration est moins mise en avant comme pour la forme finale. La preuve en est l’utilisation omniprésente du menu. Mais alors que la forme finale proposait une histoire totalement linéaire, Les Confins du Destin se présente de façon un peu différente.

On opère sur une carte relativement modérée en termes de taille. Nos objectifs se trouvent répartis en plusieurs points. Il sera alors possible d’avancer en parallèle sur plusieurs objectifs. Néanmoins, cela n’est pas forcément des plus productifs. Il vaut mieux faire tout un chemin en une fois, sinon cela forcera à faire des allers-retours. On nous demande d’aider les habitants, et petit à petit on découvre leur langue mais aussi leurs technologies, chacune nous permettant d’avancer mais aussi d’ouvrir des caches de matériel.

Seule limitation à notre progression, ses améliorations. On retrouve par exemple la possibilité de se transformer en orbe d’énergie ou encore d’utiliser une espèce de fusil de téléportation par exemple, chacun nous permettant de revenir sur les zones précédentes afin de récupérer des coffres cachés. Notre progression se fait donc de façon par moments un peu chaotique mais cela reste assez fluide. Chaque tâche débloque une mission et un passage, tous identifiés par une rame de train qui nous permet de traverser pour atteindre une nouvelle zone. Celle-ci est directement adjacente à celle où l’on est mais dans une époque différente, distordue, bien que ce soit remarquable. Notre but étant de stabiliser les failles pour éviter que le monde où nous sommes ne s’écroule.

De nouveaux pouvoirs

Comme évoqué plus haut, on débloque de nouvelles capacités. Mais pas de nouvelles compétences de combat pour le moment. Les améliorations sont représentées par des items ramassables. Au nombre de trois, ils permettent d’inclure quelques “puzzles”. On y retrouve la transformation en boule d’énergie. Celle-ci permet de charger les éléments électriques. Il est possible de se glisser dans de petits espaces pour traverser et accéder à des zones inaccessibles.

On retrouve aussi un fusil. Ce dernier peut charger des récepteurs, des sortes de téléporteurs. Pour finir, une espèce de fruit qui permet de manipuler les décors. Les décors concernés brillent légèrement d’un vert très clair. Ces éléments sur le papier sont des bonnes idées. Au début, c’est assez drôle. Cela apporte de nouvelles mécaniques forçant à réfléchir un peu.

Malheureusement, ce n’est pas maîtrisé. Les puzzles sont pour la plupart assez simplistes. C’est presque comme si on avait une flèche qui crie “c’est ici”. Ou, à l’inverse, on tourne en rond pendant un moment car l’objectif est un peu planqué. Pire encore, on y est passé et il n’était pas débloqué, donc il faut revérifier. Cela rend par moments la progression un peu erratique. Mais c’est aussi une porte ouverte à d’autres mécaniques pour le futur, bien que ce ne soit pas un perfect.

Petit point gameplay

Sans surprise, cette extension reprend les grandes lignes de ce que le jeu a mis en place. On est sur un FPS assez classique, un petit peu nerveux mais pas non plus survolté à la WarFrame. On retrouve toutes les spécialisations des extensions précédentes. Pour ce qui est des classes, le jeu en propose trois : le titan, un espèce de tank, l’arcaniste, le mage de l’équipe, et pour finir la classe que je joue, le chasseur.

Et c’est là que cela devient compliqué. Chaque extension est une sorte de standalone. On peut donc jouer à la dernière extension sans avoir les autres. Et cela est censé ne pas nous pénaliser, ou presque. Effectivement, lorsque l’on a une nouvelle spécialisation qui vient d’une extension, celle-ci n’est déblocable qu’en faisant cette extension. On se retrouve donc plutôt désavantagé si l’on ne possède pas les extensions précédentes. Mais seules certaines sont importantes.

Il est possible de faire sans, mais cela ampute pas mal de possibilités. Donc les extensions ne sont pas obligatoires, mais certaines conseillées. Pour l’histoire, c’est un peu la même. Il faut arriver à s’en sortir dans les menus, et après une longue pause… Que c’est compliqué ! Les menus sont énormes, il y a beaucoup de choses à cliquer, des boutons qui clignotent dans tous les sens.

Les saisons

Ce n’est plus une surprise, mais Destiny 2 : Les Confins du Destin a un pass de récompenses saisonnier. Celui-ci marche comme tous les pass du même genre. On a deux lignes de récompenses allant de 1 jusqu’à 110. Le premier étant gratuit alors que le deuxième demandera d’acheter, en plus de l’extension, une amélioration.

Bien évidemment, les récompenses de l’arbre payant sont plus nombreuses et intéressantes. Néanmoins, la partie gratuite reste plutôt bien fournie comparé à beaucoup de jeux comme Call Of Duty. Ces récompenses sont déblocables durant toute la saison. Celle-ci a une durée limitée pour la finir.

Pour ce faire, deux moyens qui se complètent. Tout d’abord, l’expérience passive. Juste en jouant, on gagne de l’expérience, et celle-ci fait doucement monter notre progression. Et les défis. Débloqués au fur et à mesure, les compléter permet de gagner une quantité non négligeable d’expérience afin de le compléter. Je reste comme à mon habitude peu enclin à ce genre d’éléments payants, surtout lorsque l’on a payé le DLC auparavant.

Équipement et build

Qui dit nouvelle extension, dit nouvel équipement. Les Confins du Destin apporte son lot de nouvelles armes et armures, mais pas que. Premier point remarquable. Le niveau d’équipement est resté. On est à 10 et il faudra remonter son ilvl pour progresser. Heureusement, il est possible de faire évoluer assez facilement nos armes légendaires.

Comme à chaque extension, payer le pass nous ouvre aussi l’accès à une arme légendaire supplémentaire. Mais il est toujours impossible d’équiper plusieurs armes légendaires en même temps. Il faudra donc choisir judicieusement. Pour le reste, on continue avec le schéma classique. On peut équiper 3 armes, chaque emplacement acceptant certains types d’armes. Et, bien évidemment, une armure qui nous donnera des avantages.

En ajoutant en plus de cela les modes et autres micro-building sur les armes, leurs talents pour certains déblocables en remplissant certaines conditions, faire progresser notre personnage prendra déjà du temps. Mais l’optimisation et le theorycrafting peuvent vite devenir prenants. Le jeu offre un bon nombre de personnalisations dans ce sens.

Pour conclure…

Sans surprise, cela reste Destiny 2. On apprécie le fait que Bungie pousse un peu plus sur l’histoire, diminuant le côté exploration. Celui-ci était assez répétitif et ennuyeux, sans compter qu’il était assez vite déserté. On a donc accès à une histoire un peu plus linéaire dans un nouvel arc de son histoire. Tout cela complété avec des systèmes de portails pour rejouer certaines missions dans différents niveaux de difficulté. On garde bien évidemment les autres modes comme le PvP. C’est donc un DLC correct qui reste tout de même timide.

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Plus tourné vers l’histoire

Approfondi le lore

Nouvelles zones et armes à explorer

Les points négatifs

Un peu répétitif

Les va-et-vient successifs

Pas de nouveauté majeure sur les classes

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