Clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB

La guerre des claviers mécaniques fait rage depuis plusieurs années. Les marques en proposent de toutes formes, tailles, mais aussi pour différents budgets. Chacun avec le petit détail qui est censé le démarquer des autres. Aujourd’hui, nous passons au crible le Clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB.

Ce test a été réalisé avec un produit fourni par le Constructeur.

Tour d’horizon

Le clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB se présente comme un clavier 96%, ce qui veut dire qu’il est quasiment de la même taille qu’un clavier standard, ou clavier 100%. La différence vient de l’écartement entre les différentes zones du clavier. On y retrouve un pavé numérique, les touches F1 à F12, ainsi que toutes les touches standards d’un clavier, contrairement au Cherry XTRFY K5V2 que nous avions testé. Et, pour être franc, je préfère les claviers complets, notamment la présence du pavé numérique. Mais cela reste optionnel.

Le clavier arbore quant à lui une couleur blanche en majorité, avec quelques touches aux couleurs bleu et violet pastel. On y retrouve aussi un knob en haut à droite. Au toucher, il a une sensation un peu plastique “velours”. Le toucher très doux est très agréable. La texture sous les doigts est plutôt plaisante. Pour ce qui est du clavier en lui-même, le poids est un bon point. Cela donne une impression de solidité, mais aussi de qualité. L’armature plastique est plutôt qualitative, donc on part sur de bonnes bases. L’emballage aussi : simple mais propre, sobre, avec tout le matériel nécessaire. Un câble USB‑C pour le brancher, la petite pince pour démonter les touches, et quelques mécanismes de remplacement.

Pour ce qui est de la sensation de frappe, celle‑ci est différente de celle du clavier de chez Cherry. Quand le K5V2 a une sonorité assez sharp, le clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB a un son plus doux et grave. En termes de bruit, c’est modéré. On est à peu près aussi bruyant que son concurrent, avec un niveau sonore acceptable. On peut imaginer l’utiliser sans déranger les personnes dans les pièces autour. Le knob est quant à lui peut‑être la partie qui fait le plus cheap. Les crans sont un peu mous et le plastique fait un peu moins qualitatif que le reste du clavier, mais cela reste anecdotique.

Sans fil, sans fil ou filaire ?

En termes de connectivité, Le clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB nous propose trois modes différents. Le classique filaire. Pour cela, il suffit de le brancher et on est parti. Comme de plus en plus de claviers, pas de câble soudé au clavier mais un port USB‑C, ce qui est un gros point positif. Il dispose aussi de deux modes sans fil. Un mode avec dongle. L’avantage est qu’il conviendra aux PC sans Bluetooth et offre, comme pour le filaire, une connexion plug and play. Et pour finir, une connexion Bluetooth classique, avec la possibilité de connecter jusqu’à 3 appareils sur ce dernier.

Pour connecter un appareil, rien de plus simple. Pour le Bluetooth, le raccourci est la touche Fn avec les touches &, é et “ (ou 1, 2 et 3). Lorsqu’une de ces touches est sélectionnée, le rétroéclairage clignote en dessous en attente de connexion. On remarque notamment qu’il n’y a pas de marquage sur les touches pour indiquer leurs fonctions spéciales. Ce qui oblige à jeter un œil au manuel, ce qui vaut aussi bien pour la gestion du son ou encore du rétroéclairage. C’est dommage car cela cache un peu ces possibilités.

Descriptif Technique

Poids 1100 g

Type de clavier Mécanique

Connectivité Filaire, 2,4 GHz (via le dongle), Bluetooth 5.1

Éclairage RGB

Dimensions (L x l x H) 14,3L x 4,2l x 39,4H centimètres

The G-LAB

The G‑Lab est l’application nous permettant de contrôler notre clavier KEYZ ELITE 400. Rapide à installer, le logiciel se lance et de suite on atterrit sur notre clavier. On a une vision avec tout le clavier et toutes les touches sont possibles à mapper. On peut bien évidemment enregistrer plusieurs sets de configuration, faire des macros ou assigner des touches. Comme pour les touches de fonction, il n’y a pas vraiment de guide. On retrouve 4 couches de touches.

La couche de base : ce que fait la touche quand on appuie dessus. La partie F1, qui correspond à la touche Fn. Mais aussi F2, et c’est là où ça se complique. On cherche, on tâtonne, et on trouve. Il est possible d’assigner une touche F2 permettant d’utiliser cette couche. Et pour finir, la couche Tapez. Cette dernière, encore une fois, n’est pas documentée, et pourtant tellement utile.

En se baladant dans les options et réglages, on retrouve ce terme de Tapez. Et là, tout s’éclaire. Cette dernière permet de donner deux actions à une touche. Lorsque l’on tape sur la touche, elle fera l’action de la couche “tapez”. Mais si on la maintient, elle fera l’autre action. On peut alors choisir le temps à maintenir la touche pour faire cette deuxième action. On peut imaginer avoir des macros sur certaines touches facilement accessibles. Ou alors des dédoublements de touches, par exemple pour un MMO. Par exemple, pour Guild Wars 2, j’utilise “&” pour le sort 1 et Alt+”&” pour le sort 6. Je pourrais très bien faire en sorte que si je maintiens ma touche “&” par exemple 50 ms, alors il lance mon 6ᵉ sort au lieu du premier.

Autonomie en jeu

Le clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB prévoit une gestion de sa batterie de base plutôt intelligente. Le clavier se met automatiquement en veille après 2 minutes sans être touché. C’est un bon point. Le constructeur, de son côté, nous promet 20 heures de jeu avec le rétroéclairage allumé. Lors de mon usage quotidien, j’ai eu l’impression que c’était un peu moindre. Et toujours d’après le constructeur, on double cette autonomie en coupant le rétroéclairage. Ce dernier semble particulièrement consommateur.

Néanmoins, l’autonomie pour une utilisation fixe est largement suffisante. Il suffit d’avoir un câble à portée pour le recharger. Sur une utilisation nomade, cela peut poser un peu plus de problèmes. Il faudra prévoir une recharge journalière s’il est utilisé sur de longues périodes. Il reste fait pour une utilisation sur un bureau avec de quoi le brancher si besoin.

Justement, parlons du rétroéclairage. Celui‑ci est joli, configurable de plein de façons différentes. Mais, à part consommer la batterie, il n’apporte rien. Il faudra changer les touches pour en profiter. Effectivement, les touches ne sont pas transparentes du tout. Il éclaire donc autour de la touche, mais ne permet pas de voir les lettres si la lumière est éteinte, ou au mieux de les deviner. Un choix plutôt surprenant rendant le rétroéclairage gadget.

Rapport qualité/prix

Passons à ce qui nous intéresse : le rapport qualité/prix. Dans l’ensemble, le clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB est en dessous des prix de la concurrence. En moyenne, un clavier mécanique sans fil tourne aux alentours de 150 € pour les prix les plus bas en général pour un clavier similaire. Sur ce dernier, on tourne aux alentours des 100 €, ce qui est plus abordable.

On retrouve tout ce que l’on cherche sur un clavier de ce genre. Le hot‑swap, qui permet de changer les mécanismes facilement. Des mécanismes standards, contrairement à certaines marques comme Logitech qui avaient tenté un format propriétaire. Le RGB, un logiciel pour gérer le clavier. L’un des logiciels les mieux faits dans l’ensemble pour ce que j’ai connu. En effet, il ne limite pas les configurations à quelques touches macro mais permet de configurer tout le clavier. Un élément qui fait défaut au K5V2 de Cherry.

Pour ce qui est du clavier en lui-même, il est solide. On retrouve les accessoires de base pour changer les touches, quelques mécanismes, mais aussi un câble. Un élément qui parfois n’est pas présent avec un clavier.

Pour conclure…

Que dire de ce clavier KEYZ ELITE 400 de chez THE G-LAB ? Il fait le travail plutôt bien ! Il répond assez bien même si la connexion avec le dongle semble un peu légère. La configuration des touches est un peu brouillonne mais très, très ouverte. On peut littéralement tout modifier via la petite app fournie par G-LAB. On regrettera tout de même le manuel d’utilisation pas suffisant, en particulier à propos du software. Mais aussi le choix des touches complètement opaques, enlevant le côté pratique du RGB. Il reste un bon rapport qualité/prix, offrant à la fois les possibilités du filaire et du sans-fil, avec ou sans dongle, ce qui est un plus.

La  note  de la  rédaction

4-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Rapport qualité/prix

Peu bruyant

Touché doux

Bonne sensation de frappe

Bluethooth/dongle/filaire

Logiciel complet

Les points négatifs

Autonomie avec le RGB

Touches opaques (lettres comprises)

Manque d’explications

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