Citizen Sleeper 2 : Starward Vector

Après la sortie du premier opus en 2022, qui a été très bien accueilli, c’est au tour de son petit frère, Citizen Sleeper 2 : Starward Vector de faire sa sortie en ce début d’année. Disponible via le Game Pass, j’ai testé ce petit bijou inspiré des jeux de rôle plateau et je vous livre mes impressions dans cet article. 

Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X via le Game Pass.

Dans Citizen Sleeper 2 : Starward Vector, nous incarnons un Sleeper, un androïd dans lequel un esprit humain a été transféré. Travailleurs au service d’une corporation, Essen-Arp, nous avons réussi à nous enfuir, non sans mal, à bord de notre vaisseau, The Rig. En effet, notre protagoniste souffre d’une amnésie et ne se souvient de rien. Au fil de nos différents voyages et rencontres, nous allons créer notre équipage, accepter des contrats, soigner notre corps défectueux, et en découvrir plus sur notre histoire… Les dés sont jetés ! 

Alea Jacta Est

Comme beaucoup de RPG, le jeu commence par le choix de classe de notre Sleeper. Trois catégories nous seront proposées avec chacune leurs spécificités. Une fois le jeu lancé, nous trouvons une partie de l’écran dédiée à un texte défilant, dans lequel nous trouverons une mise en contexte, puis différents dialogues, ainsi que les choix de réponses que l’on pourra faire. Inspiré des jeux de rôle plateau, la majorité du gameplay de Citizen Sleeper 2 : Starward Vector consiste à sélectionner des dialogues, mais aussi à se retrouver ensuite dans un hub nous permettant de choisir des “missions” ou des “tâches”, en somme des actions à effectuer. Ces actions vont nous demander de consommer des dés chiffrés et nous n’en avons qu’un certain nombre par cycle.

En effet, chaque jour ou cycle, nous aurons une série de dés à notre disposition que nous pourrons utiliser à bon escient. Le but est de faire un maximum d’action avant la fin du cycle, car ce dernier représente également la distance qui nous sépare de nos poursuivants. Lorsque l’on choisit de passer au cycle suivant, nos ennemis se rapprochent dangereusement de nous. Concernant les dés, les chiffres plus hauts induisent de meilleures chances de réussite. Ces taux de réussite sont d’ailleurs indiqués par des statistiques, à nous de juger si le risque en vaut la chandelle. Chaque lancer nous coûte de l’énergie, et si ce dernier rate, une jauge de stress augmente, ce qui va diminuer nos chances et “blesser” nos dés.

Chaque dé possède trois vies mais une seule vie sera sacrifiable par cycle, les deux autres vies seront utilisables lors de prochains cycles. Lorsque les trois vies sont utilisées, le dé casse et ne peut plus être utilisé à moins d’être réparé (grâce à des ressources à acheter ou trouver). Les dés ont un usage unique par cycle, donc il faut les choisir avec précaution car pour les prochains choix ces derniers ne seront plus disponibles. Il faudra se reposer (si l’on a les matériaux nécessaires) pour les remettre d’aplomb, et donc avancer d’un cycle. Toute cette dimension ajoute une portée stratégique étant donné que l’horloge continue d’avancer, et donc de nous rapprocher de nos ennemis. Concernant l’énergie que l’on dépense lors de nos actions, elle doit être renouvelée en nous nourrissant et en nous reposant.

Ces actions demandent des cryo (la monnaie du jeu) ou des équipements spécifiques, des ressources que l’on peut obtenir lors de diverses missions, fouilles, ou auprès de vendeurs. Cet équipement permet également de faire quelques menues réparations sur notre corps. Pour gagner des cryo, un système de contrat est présent, avec les mêmes mécaniques que le reste (horloge, lancer de dés, …). La seule différence est que nous aurons la possibilité d’être en duo avec un compagnon avec qui il faudra partager nos dés pour mener à bien l’opération. Les différentes capacités requises sont indiquées pour permettre de choisir le compagnon adéquat. Et ici aussi, si des lancés ratent, le stress de notre compagnon va augmenter. Si ce dernier devient trop stressé, il ne sera plus possible de compter dessus.

Certains contrats seront éloignés, donc il faudra veiller à avoir assez de ressources pour nous y rendre, comme l’essence ou les provisions. Beaucoup d’informations et de mécaniques subtiles sont à l’œuvre dans Citizen Sleeper 2 : Starward Vector. Il est d’ailleurs intéressant de noter que 3 difficultés sont disponibles et peuvent être changées à tout moment lors de notre partie, via le menu de pause. Dans ce menu sont également disponibles les différents guides de jeu, très pratiques pour assimiler à notre rythme les différentes mécaniques de jeu. Et enfin, un arbre de compétences nous permet d’ajuster les capacités de notre sleeper en nous spécialisant ou en améliorant les dés. 

En Jaune et Noir avec Citizen Sleeper 2

Avec ses tonalités tranchées jaune et noire, on peut dire que Citizen Sleeper 2 : Starward Vector attire le regard. De plus, ses personnages au design proche d’Akira ou de Moebius donnent une esthétique et un charme certain au titre. Le HUD est à la fois discret et voyant, car nous avons accès à des menus grâce aux gâchettes de la manette qui nous donnent d’autres informations, telles que les quêtes en cours ou l’arbre de compétences. Cela remplit vite l’écran qui se retrouve saturé d’informations, en plus des éléments de base comme les dés sur le dessus, ou les différentes icônes du bas qui représentent la cryo monnaie, le fuel de notre vaisseau, ainsi que divers équipements comme la nourriture. Les différentes icônes ont beau être minimalistes, ce surplus d’informations peut vite saturer.

Dream of Electric Sleep

Classique mais qui fait toujours son effet, l’amnésie permet au joueur de découvrir un univers en même temps que son alias. Sur ce point, l’immersion est très intéressante. Dommage cependant qu’aucune version française ne soit disponible pour être certains de comprendre tout ce que le jeu veut nous transmettre. Citizen Sleeper 2 : Starward Vector est jouable uniquement en anglais, ce qui peut être rébarbatif étant donné l’énorme quantité de texte à lire et à comprendre pour donner des réponses adéquates, ou encore comprendre les diverses mécaniques à l’œuvre.

Au-delà de la barrière de la langue, c’est dommage que tout soit consigné excepté nos propres réponses. Personnellement, il arrive que j’aie besoin de consulter l’historique des conversations pour me remémorer telle ou telle réponse que j’aurais donnée, ce qui n’est pas le cas ici. Dommage. La musique de Citizen Sleeper 2 : Starward Vector, quant à elle, pourrait être qualifiée de musique atmosphérique tant elle est mélodieuse, sobre et calme. Elle ne prend jamais le dessus et permet de rester concentré sur les actions que l’on doit entreprendre, mais aussi sur les nombreux textes et dialogues. De plus, les tonalités douces et cristallines sont typiques de musiques que l’on associe à l’espace, au métal des vaisseaux, etc. 

Pour conclure…

C’est donc une très belle surprise, ce Citizen Sleeper 2 : Starward Vector, avec des mécaniques originales, qui changent de ce que l’on peut voir habituellement. L’ambiance musicale vaut à elle seule le détour. De plus, pour les personnes qui aiment le challenge couplé à la gestion de ressources, ce titre est idéal. Toutefois, il ne faut pas avoir peur de jouer à un jeu intégralement en anglais.

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Gameplay et mécaniques originales 

Stratégie de la gestion des ressources 

Ambiance musicale 

Les points négatifs

Uniquement en anglais 

Historique des conversations

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