
BALL x PIT est un jeu indépendant mélangeant casse-briques, roguelike et city builder. Le jeu pioche ses inspirations un peu partout pour créer un savant mélange de fun addictif. Disponible depuis le 15 octobre dernier sur PC, PlayStation 5, Xbox Series et Switch, les profondeurs n’attendent que vous…
Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch fournie par l’Éditeur.
Un classique réinventé
Quand on parle de casse-briques, on a tout de suite en tête des images bien nostalgiques. Jeux d’appoint sur vieux téléphones, jeux flash du début des années 2000 : toute ma génération y a probablement touché à un moment donné. Et pourtant, rien ne m’avait préparé à ce que je passe autant de temps sur un casse-briques en 2025. Mais pas n’importe quel casse-briques : BALL x PIT est un roguelike. Et comme j’ai un faible pour ce genre, autant plonger les deux pieds dedans.


Baboulone est tombée. Une boule géante en provenance de la Lune l’a rasée, ne laissant qu’un cratère sans fond derrière son passage. Avec le temps, des explorateurs ont tenté de sonder ce gouffre, sans jamais en revenir vivants. Mais la Nouvelle Baboulone doit prospérer. Et c’est ainsi que nous partons pour les profondeurs, aux commandes de multiples personnages, tous uniques. Nos seules armes ? Des boules.


Tu tires ou tu pointes ?
BALL x PIT, de son postulat très simple, est pourtant un gouffre à temps libre sans fond. Le jeu alterne entre deux phases de gameplay complémentaires. Les tentatives d’exploration des profondeurs sont des casse-briques dynamiques. Armé de nos boules spéciales et de nos béboules, il faudra user d’astuce et de positionnement pour éliminer les adversaires. Et ce, avant qu’ils n’atteignent le bas de l’écran. Autrement, ils s’en prendront directement à nos points de vie ! Et ils n’attendront pas sagement de se faire dégommer non plus : nombre d’entre eux peuvent nous tirer dessus, esquiver nos boules et autres joyeusetés.


À la manière d’un Vampire Survivors, chaque ennemi terrassé dans BALL x PIT laisse tomber des gemmes d’EXP. Une fois assez d’EXP en poche, notre personnage monte de niveau. Outre un boost de stats non négligeable, c’est surtout le moment de choisir une amélioration pour le reste de la tentative. Passifs, nouvelles boules spéciales, ou améliorer ce que l’on a déjà en stock : un choix qui peut vite déterminer notre réussite ou notre échec. Car en plus de ces augmentations de niveau, les ennemis laissent aussi tomber des réacteurs nucléaires.


En les ramassant, notre personnage aura plusieurs options, selon la situation. La fission nous accordera entre une et cinq améliorations de nos objets tenus. Mais les options les plus intéressantes restent la fusion et l’évolution. Quand nos boules spéciales atteignent le niveau 3, elles deviennent éligibles à une fusion avec une autre boule niveau 3. Leurs effets se combinent, et libèrent un emplacement de boule spéciale. Parfait pour récupérer une autre boule à la prochaine montée de niveau.


Ball Sweet Ball
Mais ce qui fait de BALL x PIT un jeu autant rejouable, ce sont ses évolutions de boules. Si notre personnage tient deux boules compatibles, il devient possible d’en créer une toute nouvelle. Les effets de cette boule évoluée sont souvent dévastateurs. Certaines boules sont assez logiques dans leur évolution : du Feu et de la Glace donnent le Feu glacial. D’autres nécessitent d’expérimenter un peu pour être trouvées, comme le Trou noir ou la Bombe nucléaire. Mais le jeu en vaut la chandelle.


Il n’est ainsi pas rare, à plus haut niveau, d’inonder l’écran d’effets spéciaux. Ce qui ne sera pas de trop pour lutter contre les vagues conséquentes d’ennemis en approche. Chaque niveau des profondeurs se découpe en trois parties, avec les bords verticaux du tableau s’éloignant de plus en plus. Plus de colonnes pour plus d’ennemis donc, ainsi qu’un mini-boss de section à éliminer au plus vite. Et il ne faudra pas lésiner, car des ennemis standards continueront d’apparaître juste derrière le mini-boss ! Se laisser submerger dans BALL x PIT est vite sujet à un Game Over.


Chaque niveau des profondeurs se conclut par un boss redoutable. Leurs attaques et leurs gimmicks varient selon la zone. Par exemple, le boss de la Nécro x Pôle ne peut prendre des dégâts que par l’arrière. Parfait donc si vous jouez avec l’Ombre, un personnage qui a pour spécificité de tirer ses boules par le haut de l’écran. Venir à bout d’une zone avec plusieurs personnages est récompensé dans BALL x PIT. Il ne faudra donc pas hésiter à revisiter les niveaux précédemment conquis.


Nouvelle Baboulone Real Estate
Néanmoins, peu importe la quantité de boules et leur qualité, notre personnage n’ira pas très loin dans les profondeurs sans soutien logistique. Les premières tentatives dans chaque nouvelle zone des profondeurs découverte se résolvent donc le plus souvent par des échecs. Mais comment progresser dans BALL x PIT donc, si ce n’est pas seulement avec de meilleures boules ? En étant un excellent gérant immobilier, pardi.


La Nouvelle Baboulone à la surface n’attend que d’être développée. Avec l’or récupéré lors de nos descentes, il devient possible d’acheter différents bâtiments, à positionner dans le peu d’espace disponible. Au fur et à mesure, cet espace s’agrandit avec nos achats. De quoi placer des fermes de blé, de roches et de bois, mais aussi d’or. Et puis également les logements de nouveaux personnages jouables. Mais surtout : de construire des lieux améliorant nos statistiques de combat de manière significative.


Le twist de ce mode city builder ? On peut envoyer nos personnages récolter et construire des bâtiments… en mode casse-brique. Il faudra donc stratégiser le placement de la ville selon les rebonds potentiels de nos ouvriers. Heureusement, déplacer des bâtiments ne coûte rien ! Je me suis ainsi retrouvée à créer une petite zone dédiée à la pose temporaire pour construction de nouveaux bâtiments, en maximisant les rebonds. Oui, BALL x PIT est addictif à ce point !


Mon avis sur BALL x PIT
BALL x PIT réussit donc à mêler deux styles de jeu totalement différents de manière très fluide. Une fois notre petite ville aménagée, on replonge dans une nouvelle tentative de conquête des profondeurs. Après cette tentative, on rentre plein de richesses à utiliser pour aménager la ville. Un cercle vertueux, sauf pour notre temps libre ! Car une fois que le jeu a provoqué le déclic de l’addiction dans ma tête, je n’ai plus vu défiler les heures.


Visuellement, BALL x PIT adopte un style pixelisé mais très lisible, avec un mélange de 3D et de 2D très efficace. Le jeu sait rester lisible malgré le déluge d’effets à l’écran. J’étais un peu inquiète que les musiques d’ambiance en boucle des niveaux soient vite agaçantes, mais il n’en est rien après moult heures. Mention spéciale pour les paramètres plus avancés du jeu, qui permettent notamment d’afficher la hitbox précise de notre personnage.


Néanmoins, la courbe de mon appréciation pour le jeu s’est un peu stoppée net une fois le dernier niveau conquis. On a subitement peu, voire pas de raison de continuer à optimiser sa ville. Le jeu débloque des bâtiments améliorables à l’infini et un mode NG+, mais je ne m’y suis pas intéressée plus que ça. Je garde un excellent souvenir de mon expérience globale avec BALL x PIT ! Mais le jeu n’échappe pas à l’écueil des jeux sans fin, qui est que l’on finit plus par se désintéresser de nous-même.
BALL x PIT est un collage de genres qui réussit sur presque tous les points. J’en attendais un simple petit jeu, j’y ai finalement passé des heures et des heures. Et pour les plus férus d’optimisation ou de power creep, le jeu sait comment stimuler vos cerveaux. Relancer une petite tentative d’un quart d’heure devient presque un réflexe !
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Diablement addictif
La rejouabilité quasi sans fin
Le plaisir de découvrir de nouvelles synergies de boules
Le nombre de personnages jouables
Les points négatifs
Tellement bien qu’on aimerait y rejouer en boucle, mais hélas, une fois les crédits atteints…




