Atomfall

Un mélange entre promenade bucolique dans les campagnes et post-apocalyptique, Atomfall vous promet une ambiance British, le tout en mode survie ! Récupérez des armes sur vos ennemis, faites du troc avec les habitants, mais surtout survivez dans ce monde où plus rien ne tient par les lois. Un savant mélange entre Fallout et Stalker qui plaira ou non aux fans du genre. Disponible sur Steam, Xbox et PlayStation le 27 mars 2025 pour 50€ (60€ pour la version Deluxe).

Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.

Encore et toujours le nucléaire

Explorez cette zone de quarantaine fictive, recyclez, fabriquez, échangez, combattez et parlementer pour vous frayer un chemin dans cette campagne britannique peuplée de personnages étranges, de mystiques, de cultes et d’agences gouvernementales véreuses.

Rebellion

Atomfall n’est pas un simple scénario encore basé sur un accident nucléaire. Si ce concept est souvent associé à Fallout, ici il s’agit d’une inspiration historique. En 1957, en bordure de la mer d’Irlande, un incendie se déclare dans la première centrale nucléaire anglaise. Voici la base d’Atomfall. Rebellion a certes choisi de s’influencer de certains jeux comme Fallout dans son gameplay, mais ils ont aussi choisi de prendre comme base de l’histoire un événement qui a existé. Un peu comme Chernobyl sortie en 2019. Bref, tout cela pour dire que oui, il s’agit encore d’un jeu sur un accident nucléaire, mais cette fois ils réinventent l’histoire de Windscale.

Un open world survivaliste mais aussi une enquête

Vous vous en doutez, ici il y a de quoi explorer. Certains passages sont très couloirs, mais le nombre de quêtes disponibles vous permet de faire un peu ce que vous voulez. Vous allez aussi pouvoir configurer votre aventure pour son niveau de difficulté. Ce qui va différencier Atomfall des autres jeux post-apocalyptiques, c’est surtout ce côté récolte d’informations. En effet, ici, les quêtes ne vous tombent pas dans la bouche avec la cuillère. Il va falloir chercher des informations et les rassembler pour avoir une piste à suivre. Cela va donner un petit niveau de difficulté en plus mais surtout vous pousser à chercher la moindre note, le moindre carnet et parler aux gens que vous croisez. 

En plus de cela, l’exploration vous permettra de récupérer des armes ou de quoi en fabriquer. À vous ensuite de crafter ce qu’il vous faut. Pour avoir joué à Fallout 4 et 76, j’ai eu un petit goût amer lors de mon exploration. Certes, on peut explorer et fouiller. Mais beaucoup de maisons restent fermées et non visitables, ce qui va donner une certaine frustration aux joueurs.

Petite originalité, ici aussi on fait du troc ! Une petite balance s’affiche lors de l’ouverture de la discussion quand vous faites du commerce et il faudra équilibrer celle-ci avec des objets afin de valider l’échange.

Faut travailler le cardio !

Petite originalité ici aussi, dans Atomfall, il n’y a pas de jauge d’endurance. Il y a surtout votre rythme cardiaque. Eh oui, ici on parle en BPM. Quand vous courrez, combattez ou bien que vous avez peur, votre rythme cardiaque monte et vous vous fatiguez. Ça n’est pas diffèrent d’une jauge d’endurance, mais cela donne un petit côté réaliste au jeu.

En plus de devoir surveiller votre petit cœur de survivant, vous allez aussi devoir gérer vos armes. Elles sont notées par dégât (faible, modéré, fort) et vitesse (lente ou rapide). Les armes ne se trouvent pas à chaque coin de rue et il va falloir vous battre pour en avoir. Si les armes blanches et de mêlée sont utilisables comme vous le souhaitez, les armes à feu sont problématiques. Les munitions sont très rares, alors surtout gérez bien vos stocks.

Votre exploration est assez chill visuellement. Eh oui, on visite les campagnes anglaises et on croise même des cabines rouges. Sympathique le symbole, hein ? La plupart du temps dans des jeux post-apo, nous avons des terres de désolation, des déserts nucléaires, mais ici non. Nous avons des prairies verdoyantes, une ambiance british et on s’attendrait même à croiser la famille royale avec une tasse de thé. Au final, ce sont des soldats impolis que l’on croise. Attention à ne pas les tuer dans les zones de quarantaine sinon vous allez apprendre à danser avec leurs fusils ?

Beaucoup d’influence et d’originalité

Atomfall avait été vu par la presse gaming à l’époque comme un nouveau Fallout. C’est donc comme ça que je l’ai attendu. Autant vous dire que j’ai été déçue du coup. Des endroits clos que l’on ne peut pas visiter, une exploration pas assez ouverte et peu d’aiguillages pour les quêtes… Il m’a donc fallu un peu de recul et de temps de jeu pour mieux comprendre et apprécier Atomfall. Les hors-la-loi ont des airs d’Orange mécanique, l’ambiance British me rappelle pas mal de films et de séries anglais que j’ai aimés et finalement j’ai vu le côté enquête pour récolter les informations des quêtes. Là où je voyais un Fallout bâclé et expédié, j’ai pu finalement y voir un jeu qui s’est inspiré de pas mal de choses tout en y posant sa signature.

Malgré tout, il reste un peu de négatif. Les IA sont aux fraises et, même quand elles me voient tuer, elles oublient vite quand je passe derrière un buisson. Graphiquement, le décor est bien trop statique. Les feuilles, les buissons bougent peu et on pourrait croire qu’en Angleterre il n’y a pas de vent. Ce qui est étrange, vous en conviendrez.

Je reste frustrée quand je traverse des villages et que la plupart des portes sont closes. J’aurais aimé pouvoir tout visiter et tout fouiller. Contrairement aux autres jeux du genre, on ramasse peu de choses. Les items sont quasiment toujours les mêmes, donc oubliez les toaster à désosser et autres items de survie. Niveau adversaires, ça manque de saveur, j’aurais aimé un bestiaire plus étoffé.

Et enfin, dernier point, les améliorations d’armes… On peut améliorer notre joueur avec les compétences, mais booster nos armes et équipements, ça reste en option apparemment. C’est pourtant la base des jeux de survie.

Pour conclure…

Atomfall débarque et s’installe doucement chez les joueurs. Malgré ses nombreux défauts, il réalise un bon lancement. Heureusement, il est disponible sur le Game Pass, ce qui permet aux joueurs Xbox de l’avoir dans leur abonnement. Il a donc ses qualités, ses défauts, mais il a aussi sa propre signature et c’est un plus. Il s’est inspiré de pas mal de choses mais ne s’est pas pour autant reposé dessus.

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Une histoire inspirée de faits réels

Un bon mélange entre science-fiction, histoire et survie

Le scénario se crée petit à petit en avançant dans l’histoire

Des recherches à faire pour avancer dans l’histoire (notes, carnets… construisent les quêtes)

Configuration de la difficulté de jeu très détaillée

Les points négatifs

Personnage peu attachant

Manque de dynamisme dans les décors

Des IA avec une mémoire de poissons rouges

Un gameplay de combat un peu lourd

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