Revenge of the Savage Planet

Le petit studio de Raccoon Logic remet le couvert avec l’univers décalé de “The Savage Planet”. On y incarne un employé d’une société à la morale discutable afin de coloniser des planètes, ou presque. Dans un univers de science-fiction haut en couleur, il nous faudra ruser et nous amuser ! C’est en tout cas la promesse du titre pour cette suite.

Ce test a été réalisé sur une version PC (Steam Deck) fournie par l’Éditeur.

You are FIRED !

Comment commencer notre belle aventure autrement que par être viré ? Revenge of the Savage Planet commence par notre éviction de la société Kindred. Largué au milieu de nulle part, abandonné par notre merveilleuse société. Avec peu de moyens à notre disposition, nous commençons notre aventure. Une chance que l’on ne soit pas seul. Un adorable petit bot nous suit partout, nous aidant de sa douce et agaçante voix dans notre aventure.

Mais, pas le temps de niaiser ! Il faut vite se mettre au travail. Créer notre petit havre de paix, et explorer. Malgré notre renvoi soudain, nous continuons notre mission. Notre petit robot ne semblait pas vraiment le savoir. Armés de notre scanner et de nos petits pieds, nous nous enfonçons dans ce nouvel environnement désert, ou presque.

Quelques pas plus loin, et nous voila à “La Beautiful Nuflorida”. Nombre de colons ? Un seul, nous. Point de départ de toutes nos aventures, il est temps de découvrir chaque recoin de notre nouvel environnement. Mais aussi notre nouveau statut salarial peut être prometteur. Une grande aventure en perspective !

Le début de l’aventure Revenge of the Savage Planet

Bien, maintenant que nous avons trouvé notre nid douillet, il est temps de… Remplir les derniers détails administratifs. Tout d’abord, rappeler notre identité à l’ordinateur par un choix rapide. Une fois sélectionné, c’est parti. Petit détail sympa, le choix de l’identité influe sur certains sons et dialogues de notre personnage. Ayant choisi un chien, j’halète et j’aboie. L’identité parfaite pour entamer l’aventure.

Au début, on dispose de très peu de matériel : un pistolet laser, notre jet pack et pas grand-chose de plus. Le jeu propose une expérience basée sur la découverte et l’essai. On croise un nouveau monstre, on le scanne, on découvre après une mandale ou deux s’il est hostile. Une plante là-bas au loin ? Pareil, une analyse rapide, quelques essais et la plupart du temps, choux blancs. Il faudra revenir plus tard.

Cette progression par l’expérimentation est très satisfaisante. Revenge of the Savage Planet nous donne cette envie de découvrir, d’essayer d’atteindre un lieu qui semble impossible, de comprendre une mécanique. Tout est fait pour que cela ne soit pas frustrant. Et lorsque nécessaire, notre petit bot nous donne des indications sur comment progresser. Besoin d’aller sous l’eau ? Il nous prévient : “on pourra sûrement trouver une amélioration”. Pareil pour les quêtes qui nous guident sans être un “vas là”. Bref, il n’y a pas le temps de s’ennuyer.

Un univers complètement barré

Au-delà de la découverte naturelle dans Revenge of the Savage Planet, l’univers est propre et soigné, en particulier autour du lore du titre. Régulièrement, nous allons recevoir des indications de la compagnie Kindred. Au début, celles-ci sont un peu chaotiques bien qu’instructives sur notre situation. Mais aussi en fonction de nos découvertes, des informations sur comment débloquer des améliorations, nous y reviendrons plus tard.

Très vite, on en apprend plus sur notre renvoi, les images idylliques d’une compagnie parfaite laissant place à un dirigeant à l’hygiène discutable. Je ne peux m’empêcher de le comparer à un mix entre le chef de la famille Harkonnen dans Dune, et les humains dans Wall-e. Chaque personnage ayant des personnalités pour le moins atypiques.

On peut aussi mentionner les pubs ! Car oui, dans Revenge of the Savage Planet, on est dans un monde ultra-capitaliste. Et les pubs ont envahi l’espace audiovisuel. Celles-ci se présentent sous la forme de spots un peu à l’ancienne présentant des jouets meurtriers. Ou encore une pub de secte rappelant un peu le sketch de Skippy. Bref, rien ne va dans cet univers de fous. Finalement, on n’est pas si mal sur notre petite planète.

Du FPS au TPS

Contrairement à son aîné, Revenge of the Savage Planet est un TPS. Le premier titre proposait une expérience au travers d’un FPS. Il faut avouer que cela est un très bon choix. En plus de profiter de notre avatar, on peut profiter de ses animations. Notre avatar semble à la fois si habile et maladroit que ça en devient une forme de génie.

Cette nouvelle perception apporte aussi une meilleure visibilité de ce qui nous entoure. On repère plus facilement les objets ou les ennemis. C’est un choix avec ses avantages et inconvénients. La vue à la première personne peut paraître plus immersive. Mais personnellement, le passage à la troisième personne est une bonne chose. Il permet aussi de se détacher des comparaisons avec Borderlands par exemple. Bien que le jeu soit totalement différent : pas de loot, pas d’ennemis de partout.

Le jeu semble aussi plus dynamique. Cela permet d’avoir des mouvements plus fluides grâce à cette perception plus large de notre environnement. Le gameplay doit aussi y participer avec des mouvements plus rapides. Bref, cette transition est pour le meilleur. Cela permet de profiter plus du jeu et de ses environnements.

Home Sweet Home

En parlant d’environnements, Revenge of the Savage Planet en propose plusieurs. De la plage perdue en passant par la forêt tropicale, ou encore un désert. Les environnements sont assez variés et surtout bien typés. On retrouve quelques plantes ou monstres en commun mais, dans l’ensemble, ils sont très différents, et chacun avec leur danger. Par contre, il faudra à chaque fois revenir à notre base de départ. Une mort nous y ramène automatiquement. On soulignera aussi que quitter le jeu nous ramène à la base aussi.

Cette mécanique est peu punitive. Les seules conséquences étant de devoir refaire la route. Et en cas de mort seulement, récupérer aussi notre équipement. Cela aurait pu être étendu aux déconnections d’une certaine façon. Bien évidemment, ce n’est pas la seule utilité de notre petit chez nous. Très vite, notre ville va s’agrandir. Non pas avec de nouveaux habitants, mais un nouveau bâtiment.

La capture

Cette nouvelle structure nous sera très utile. Celle-ci est un mini-biome nous permettant d’y déposer les créatures que l’on capture. Ces captures nous permettront de débloquer des recherches. Et ces mêmes recherches permettent de débloquer des améliorations. Effectivement, il arrive que l’on ne puisse pas accéder à certaines zones. Pour ce faire, il faudra une amélioration spécifique. Ces dernières pouvant être liées à la capture d’un monstre. En plus de nous aider dans nos aventures, il nous est possible d’aller les voir, de venir les cajoler et les observer.

Mais avant de pouvoir les cajoler, les admirer et jouer avec eux, il faudra les capturer. Première étape : débloquer le fouet. Celui-ci s’obtient assez naturellement au cours de notre aventure. Deuxième étape, capturer les monstres. Certains sont assez simples, il suffit de les attraper et de les tirer. Mais d’autres demanderont un peu de stratégie. En les assommant par exemple. Faut-il encore trouver comment ! Mais quelle satisfaction de trouver comment faire et de le voir se faire transporter dans notre petit zoo personnel !

Le housing

Ce n’est pas tout ça de capturer et stocker des créatures, mais que serait une bonne base sans housing ? Si vous n’êtes pas familiers avec ce concept, c’est le principe de pouvoir décorer une ou plusieurs zones qui nous appartiennent. On peut citer Animal Crossing par exemple, qui est littéralement le gros du jeu du genre. Il sera possible de décorer et d’agencer notre habitation dans Revenge of Savage Planet.

Notre déco de rêve se tient à un clic, ainsi que quelques millions. On ouvre le catalogue, se disant qu’on est riche du haut de nos 7 millions de départs. Et soudain, c’est la douche froide. Le moindre article est à plusieurs dizaines de millions. Sans mentionner le nom de certains meubles contenant le terme “Boring” (ennuyeux) dans leur dénomination. Il faudra progresser et remplir plusieurs objectifs pour gagner plus d’argent et personnaliser notre environnement.

Pour finir avec le housing, il permet aussi de changer notre équipement et nos couleurs. Au début, nous disposons de plusieurs modèles de scaphandre. Mais nous devons nous contenter des couleurs de base. Rapidement, on peut en débloquer et doucement personnaliser notre apparence. Une chance d’être à la troisième personne pour en profiter un maximum !

Manette ou clavier ?

La grande question. Si vous me demandez, je dirai bien clavier/souris. Cela reste le meilleur combo quand il faut viser. Le jeu étant un Third Person Shooter, cela semble optimal. Ou presque. Pour des raisons techniques, j’ai commencé à la manette sur Steam Deck. J’ai donc eu tout le tuto à la manette et… Je n’ai trouvé aucune option pour changer les touches du clavier.

Premier problème, trouver les touches associées. On tâtonne, on cherche un peu dans les améliorations et la logique. Et là, deuxième souci : le jeu est en QWERTY. Comme il n’y a aucune option pour changer cela, on est obligé de changer la disposition de notre clavier. Le jeu est clairement optimisé pour les manettes. Il est donc plus confortable de jouer avec ces dernières.

On peut notamment citer les différentes aides à la visée. Celles-ci permettant d’être fluide durant l’action même si on n’est pas au niveau d’un set clavier/souris. Il est donc plus confortable de jouer à la manette. Il reste tout de même possible d’utiliser le clavier/souris mais cela demande un peu d’adaptation. Dommage qu’il ne soit pas possible de remapper les touches.

Une optimisation en demi-teinte

Pour ce qui est de l’optimisation, Revenge of the Savage Planet est en demi-teinte. Tout d’abord, le jeu tourne plutôt bien sur Steam Deck avec des graphismes autour de moyen. On a quelques ralentissements, mais rien de gênant lorsque l’on joue sur la résolution de l’écran de base de la console. Néanmoins, elle consomme énormément d’énergie. On compte environ 1h30 de jeu à vue de nez.

Une fois sur PC, j’ai pu tout passer au maximum. Il n’y a pas un grand nombre d’options, et il faut avouer que le jeu est plus beau. Enfin, plus précisément certaines créatures. Dans l’ensemble, les graphismes sont un peu plus lisses, mais rien de transcendant. Excepté la fourrure. Les monstres à fourrure ont un côté étrange : pixélisé, l’anti-aliasing n’est pas très poussé. Mais sur PC, de suite, ils rendent beaucoup mieux. Cela reste tout de même assez.

Une aventure en coop

Dernier point de notre test, la possibilité d’explorer Revenge of the Savage Planet à plusieurs. Bonne nouvelle, il est possible de jouer à deux, soit via Internet, soit en écran splitté. Un très bon point pour partager une soirée canapé avec un ami ou son/sa partenaire.

Pour ce qui est du jeu en lui-même, rien de particulier. C’est le même jeu, à la différence que les joueurs sont deux et partagent l’aventure. Cela reste un très bon point, et encore une fois, mention spéciale au coop local splitté. Cela va rappeler pas mal de bons souvenirs.

Pour conclure…

Qu’en est-il de Revenge of the Savage Planet ? Il est excellent ! Honnêtement, le jeu en lui-même est assez simple. On n’est pas sur un souls-like. Néanmoins, il offre quelques petits défis. Il convient à la plupart des profils de joueurs pour se laisser porter dans une aventure déjantée. Fait par une trentaine de personnes, le jeu est assez plaisant. Il aurait pu être un petit peu plus nerveux. Néanmoins, il a une très bonne durée de vie. Après environ 7h de jeu, nous avons seulement atteint la deuxième planète. Sans être révolutionnaire dans son gameplay, on y passe un très bon moment et on peut le partager, ce qui le rend encore plus sympa pour de petites soirées jeux !

La  note  de la  rédaction

4-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Univers coloré

Gameplay fluide et agréable

Humour décalé

Plaisir d’explorer

Bonne durée de vie

Les points négatifs

Clavier qu’en QWERTY

Aucune option de mapping de touches ?

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