[Preview] Ratatan

Ratatan est un jeu de rythme un peu particulier, reprenant les codes du roguelike. C’est surtout le successeur spirituel de la licence Patapon ! Les créateurs du jeu de rythme / RPG reviennent aux fourneaux avec cette version ré-imaginée du concept. Au programme : toujours un système d’ordres dictés par le rythme, mais de nombreuses améliorations pour aller avec.

Cette preview a été réalisée sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Pata… ratatan ?

Les fans de Patapon ont rarement aussi bien mangé. Il y a eu plus tôt cette année la collection remasterisée Patapon 1+2 Replay. Cette fois, ce sont les esprits derrière la licence qui proposent leur vision avec Ratatan. Au programme, plus d’aventure linéaire, mais un roguelike tout en rythme. S’y ajoute un style graphique original et chatoyant et une rejouabilité approfondie, qui sait quand se distinguer de son prédécesseur.

La toile de fond de Ratatan nous situe dans Rataport. Cette ville est la maison des Ratatans, des créatures férues de rythme. Leur but ultime est d’atteindre l’Au-delà, afin de rencontrer leur Déesse. Seul hic : le chemin est semé d’embûches. Mais peu importe le nombre d’expéditions ratées, les Ratatans ne se découragent pas. Un bon prétexte donc pour justifier la nature roguelike de ce titre.

Chaque Ratatan dispose de ses propres spécialités, en plus de commander des types de Cobuns différents. Ces unités peuvent manier arcs, lances, bombes ou encore baguettes magiques. Comme dans Patapon, chaque unité peut ensuite être équipée d’armes de plus en plus puissantes. Que ce soit en les lootant en expédition ou en les améliorant chez le forgeron, notre armée ne cesse donc de gagner en force.

Vers l’infini, et surtout l’Au-delà

Et de la puissance, il en faudra dans Ratatan ! Traverser le premier monde n’est pas très compliqué, mais les choses se corsent vite. Entre le nombre d’ennemis à l’écran, leurs attaques plus fréquentes ou encore les effets de statut, le Game Over n’est jamais très loin. Il faudra donc naviguer prudemment dans chaque niveau et savoir quand se protéger plutôt que d’attaquer. D’autant que chaque monde nous oppose à un boss redoutable.

Comme dans Patapon, notre armée n’obéit qu’à notre sens du rythme. Ratatan troque les séquences de quatre notes de son aîné pour des ordres en trois temps. Un choix qui dynamise l’action, et permet de mieux réagir aux comportements ennemis. Surtout que ces chansons ne mélangent pas les différentes notes. Regrouper son armée se fera sur trois fois le même bouton, par exemple. Et surtout, on peut déplacer notre protagoniste librement de gauche à droite.

Une série de changements qui font de Ratatan un jeu moins frustrant. On se sent moins coupable de rater une mélodie. Le placement de nos Cobuns se fait de manière très fluide, et les réactions aux attaques ennemies tout autant. On pourrait croire que le déplacement libre rendrait le jeu trop simple, mais c’est loin d’être le cas. Notre Ratatan a une jauge de PV fixe qui peut vite se vider si on ne fait pas attention à notre positionnement. Et une fois nos Cobuns éliminés, il faudra attendre un court instant pour les voir réapparaître…

Échouer pour mieux recommencer

Une fois le Game Over inévitablement atteint, nous voici de retour à Rataport. Ce petit hub nous permet d’organiser notre armée, de changer de personnage, mais aussi plein d’autres choses. Un tableau d’objectifs à remplir vient nous inciter à jouer de certaines manières, pour débloquer plus de récompenses. On peut aussi passer chez le forgeron pour mieux préparer ses Cobuns. Deux PNJ nous permettent de dépenser les donuts et les bonbons récupérés en expédition pour de précieuses améliorations.

Ces améliorations rappellent un peu celles d’un jeu comme Hadès. En investissant dans son Rataport, il sera par exemple possible d’embarquer plus de Cobuns avec nous en expédition. Il y a donc un vrai intérêt à relancer des expéditions, car nous serons toujours un peu plus forts que la fois précédente. Surtout grâce aux bonbons ! Bien investis, ils peuvent par exemple octroyer une seconde chance à notre Ratatan en cas de faillite.

Ratatan est encore en phase d’accès anticipé, donc son contenu de fin de jeu change régulièrement. En l’état, il faut déjà suffisamment renforcer son armée pour voir le bout du cinquième monde ! Nos améliorations de personnage et de Rataport ne se débloquent qu’en finissant un monde pour la première fois. Impossible donc d’accumuler des ressources en expédition jusqu’à pouvoir complètement rouler sur le jeu.

Mon avis sur Ratatan

Ratatan pioche encore dans ses confrères roguelike récents avec son système de Ratakaruta. Chaque fois que l’on finit un niveau d’un monde, on peut choisir entre deux issues. Si on peut simplement choisir de privilégier la collecte de ressources, il faudra aussi penser à récolter des Ratakaruta. Comme les bénédictions d’Hadès, elles se classent en plusieurs éléments, et viennent renforcer notre armée. À nous les effets de poison, de foudre, ou encore la protection de l’eau. Chaque élément a sa propre identité, et il ne faudra pas hésiter à faire des combinaisons pour en tirer profit.

La musique et toute l’identité sonore de Ratatan restent les stars du jeu, en toute logique. L’ambiance se veut festive et nettement moins guerrière tribale comme pour Patapon. Le fait d’incarner directement un personnage plutôt que de traiter le joueur comme une sorte de déité y joue forcément beaucoup. On y retrouve surtout beaucoup de variété niveau bestiaire, avec des designs de boss très réussis.

Néanmoins, je ressors un peu moins enthousiasmée par Ratatan que ce à quoi je m’attendais. Le jeu reste en phase d’accès anticipé et n’est donc pas poli sous tous ses angles, je le garde bien en tête. Mais je ne peux pas m’empêcher de tiquer un peu sur certains choix de design niveau interface, qui font très daté. Sans parler de la traduction française, qui présente même quelques aberrations comme traduire “back” pour “retour” par “dos”…

Pour conclure…

Ratatan est un bon successeur spirituel de Patapon. On y retrouve le même fun original, juste remis aux goûts du jour. Les développeurs ont fait le bon choix en s’inspirant d’autres excellents roguelike. Toutefois, le jeu a encore beaucoup de chemin à parcourir pour convaincre complètement. Peut-être alors atteindra-t-il lui aussi ce fameux Au-delà !

Les notes de la rédaction

Les points positifs

La direction artistique

Moins punitif que ses aînés

Rejouable de nature, mais on y revient volontiers sans rechigner

Les points négatifs

L’interface utilisateur datée

Un jeu qui reste très axé grind

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