
Patapon 1+2 Replay est une compilation remasterisée des deux premiers jeux Patapon. Initialement sortis sur PSP, c’est l’occasion pour les joueurs PlayStation 5, Nintendo Switch et PC d’y mener leurs armées tambour battant. Le jeu est disponible depuis le 11 juillet dernier en éditions numériques, ainsi qu’en édition physique sur Switch.
Ce test a été réalisé sur une version PC (Steam Deck) fournie par l’Éditeur.
PATA-PATA-PATA-PON
Patapon est une licence ovni. Sur le papier, combiner jeu de rythme et army builder ne sonne pas franchement compatible. Et pourtant, ça marche. Menée au rythme de notre tambour de dieu tout puissant, notre armée de Patapons se met en marche inexorablement. Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’ils chassent ou qu’ils se battent, ces yeux sur pattes n’agissent que sur commande. Des commandes qu’il faut entrer par des combinaisons de quatre coups de tambour, tout simplement.


Exit la symbolique PlayStation classique de l’époque PSP, les tambours de Patapon 1+2 Replay sont remplacés par des flèches directionnelles. Droite pour Pon, Gauche pour Pata, Haut pour Chaka, et Bas pour Don. Chaque son a son importance et sa place dans le gameplay. Le premier chant appris, Pata Pata Pata Pon, permet de déplacer son armée vers la droite de l’écran. À la manière du bushido, pas de retour en arrière possible : quand les Patapons bougent, c’est vers la fin du niveau.


Ce n’est que partiellement vrai cependant, puisque d’autres chants permettent de varier les actions de nos Patapons. Pon Pata Pon Pata est un signal d’esquive d’urgence, qui les fait s’enfuir en arrière temporairement. Idéal pour les boss et les situations où une simple attaque ne suffira pas. Le challenge est donc d’anticiper les actions des ennemis assez bien pour avoir le temps d’entrer quatre commandes, en rythme bien sûr, pour que nos Patapons obéissent !
PON-PON-PATA-PON
Constituer son armée intelligemment reste la meilleure manière de réussir dans les jeux Patapon. Le premier jeu propose sept types d’unités avec leurs points forts et faibles. Les Yaripons, l’unité de base, envoient des lances à distance et sont d’excellents chasseurs. Mais pour encaisser les coups, il vaudra mieux compter sur les Tatepons et leurs boucliers. En chargeant une attaque avec Chaka Chaka Pata Pon, les Kibapons déchaînent leurs chevaux sur l’ennemi.


Dans Patapon 2, trois types d’unités se joignent au combat, en plus d’un Héros très spécial. Les débloquer nécessite un long travail d’évolution laborieux, mais pour un résultat à la hauteur. Les Toripon sont terriblement forts sur leurs montures volantes. Si vous trouviez que votre armée manquait un peu de magie, les Mahopons répondent à l’appel. Ces lanceurs de sorts agiront selon leur bâton, pouvant même soigner leurs camarades.
Quant au Héros, c’est la grosse différence avec Patapon premier du nom. Là où nous n’étions qu’une force désincarnée qui guide les Patapons, ce Héros est un leader tangible. Capable de changer de classe via des Masques, il est toujours au-devant de votre armée. Et une fois entré en mode Fièvre en respectant le rythme musical, il déclenche une attaque spéciale pouvant renverser la vapeur.


CHAKA-CHAKA-PATA-PON
Véritables guerriers, les Patapons sont aussi d’excellents chasseurs. Cela tombe bien, car il faudra chasser souvent ! J’avais oublié à quel point Patapon et Patapon 2 reposaient sur un grind de ressources assez fréquent. En partant chasser des animaux, les Ka-chings obtenus pourront ainsi être réinvestis dans l’arbre de vie, Mater. En échange de matériaux, l’arbre donnera naissance à un nouveau Patapon qui grandira nos forces. Chaque catégorie de Patapon peut ainsi accueillir plus de main-d’œuvre.


Il faudra cependant être stratégique. Créer de nouveaux Rarepons peut vite coûter cher, surtout si on investit des ressources rares. Mais ces nouveaux venus multicolores bénéficient aussi et surtout de résistances élémentaires accrues. Le premier jeu est assez obscur sur ce système de Patapons alternatifs. À moins de chercher un guide ou d’expérimenter vous-même, vous ne saurez donc jamais à l’avance quel Patapon va sortir de quelle combinaison…
Patapon 2 résolvait partiellement le problème avec un système d’arbre d’évolution. Chaque Patapon pouvait ainsi évoluer en un autre archétype de couleur, à condition d’investir les bonnes ressources. Seul hic, atteindre les plus hauts paliers nécessite d’investir systématiquement les ressources des paliers précédents. Et ce, pour chaque Patapon ! La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de changer d’avis pour chaque évolution.


Mon avis sur Patapon 1+2 Replay
Je ressors moins enthousiaste que je ne l’aurais imaginé de mes sessions de jeu sur Patapon 1+2 Replay. Le concept de battre le rythme pour guider les Patapons reste fun. Mais la nostalgie avait grandement effacé de ma mémoire la quantité de grind requis pour construire son armée. Même en facile, ces jeux de PSP ne pardonnent pas, et il faudra régulièrement mourir et recommencer. Surtout sur le premier jeu, qui ne révèle pas tous ses secrets au premier venu.


L’expérience est nettement plus sympathique sur Steam Deck qui plus est. Peut-être que c’est la nostalgie qui parle, mais le format Patapon se prête tellement bien aux consoles portables. Surtout quand du déchirement vertical se produit sur mon écran 1440p, clashant un peu avec le style visuel volontairement épuré. J’ai aussi pu remarquer un peu d’input lag sur le premier jeu, comme beaucoup d’utilisateurs.
Malgré ces quelques couacs, je recommande tout de même l’expérience Patapon 1+2 Replay. La licence est trop originale et particulière pour tomber dans l’oubli. Car même si on parle de jeux qui approchent de la vingtaine, à mon grand dam, ils restent ultra funs. Le chant de notre armée qui se déclenche lors d’une Fièvre, le rythme endiablé, le triomphe sur ces fichus boss difficiles… On ne reste pas insensible au charme des Patapons.


Patapon 1+2 Replay est une super occasion de (re)découvrir l’univers de ces créatures addictes aux tambours. Pour peu que vous ayez un minimum le rythme dans la peau, c’est l’occasion de passer de longues heures sur deux jeux iconiques de l’époque pré-2010.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Patapon enfin ailleurs que chez Sony !
L’ambiance musicale et visuelle
Deux jeux pour un prix raisonnable
Les points négatifs
Le grind requis par moments
Des portages un peu bruts




