
Après HAWKED, nous sommes de retour sur un futur jeu édité par Knights Peak. Développé par VEA Games nous avons eu le plaisir de tester la preview de Nikoderiko : The Magical World (Le Monde Magique), dans un univers édulcoré rappelant la série des Crash Bandicoot.
Cette preview a été réalisée sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Une inspiration marquée
Le moins que l’on puisse dire sur les premiers trailers de Nikoderiko, c’est que l’inspiration du jeu est sans équivoque. Que ce soit les game design, ou les personnages. Effectivement, les deux protagonistes reprennent le même schéma de couleur que les frères Bandicoot. Sur le moment, c’est même un peu perturbant tant la ressemblance est frappante.

Pour ce qui est des décors, on s’en rapproche. Néanmoins, il y a une petite patte graphique qui est propre au jeu. On se retrouve dans un entre deux avec le côté un peu plus 3D de HAWKED, et le design de Crash Bandicoot 4. Cette inspiration donne une proximité visuelle qui peut faire douter. Néanmoins, l’essai est propre. On a envie de plonger dans le jeu.
Pour finir, le même trailer nous montre quelques ressemblances avec la série des Donkey Kong. S’inspirant encore d’une autre légende, on y retrouve certains éléments comme les montures ou encore le fait de pouvoir porter et jeter des tonneaux. Maintenant, il nous reste à voir si en jeu le melting-pot fonctionne.
Nos premiers pas
Commençons par le commencement. Au lancement de Nikoderiko nous arrivons sur le menu. Celui-ci est très simple. Deux choix s’offrent à nous, jouer ou les options. Pour le moment, seul l’audio est modifiable et point positif, il n’est pas à 100% par défaut. Ce qui veut dire que le premier lancement n’est pas une torture pour nos pauvres oreilles.


Vient ensuite le choix de la sauvegarde, et finalement du nombre de joueurs. Et oui, il y a un mode coop. Celui-ci n’était pas non plus disponible donc dur de juger de son intérêt. Un dernier clic et nous voilà sur la carte. Pas de dépaysement encore une fois. Celle-ci reprend les codes établis par des jeux comme Crash Bandicoot ou encore Rayman.
Sur celle-ci, on dispose de plein d’informations. Certaines rappellent les collectibles cachés comme les gemmes de Crash par exemple, avec à trouver dans les niveaux 2 clés et une gemme. On remarque aussi des lettres comme Donkey Kong. Enfin, sur la droite, on retrouve le compteur total. Avec un truc qui ressemble aux lums de Rayman, une fiole inconnue, des pièces comme celles de Rayman Origins par exemple et pour finir le total de clés ou gemmes.

On peut supposer que ces différentes devises serviront dans le jeu final. Pour le moment, tout ce que l’on sait c’est qu’elles s’accumulent. Nous verrons plus tard comment les récupérer. Pour finir, on retrouve la possibilité de choisir le personnage à contrôler, et une touche “camp” grisée.
Partons à l’aventure
Première chose sur cette version démo de Nikoderiko : l’impossibilité de changer les touches du clavier. Nous sommes bloqués en QWERTY. Il faudra donc changer la disposition du clavier pour jouer si vous avez un AZERTY. Au-delà de ça, je ne peux que recommander une manette pour l’essayer. Pour ma part, j’ai utilisé le steam controller et il fonctionnait parfaitement dessus.
Une fois dans le niveau, on est parti. Sur un rondin, bloqué. Rapidement, on s’aperçoit que sauter nous permet de le faire descendre. Mieux, on peut faire une charge vers le bas et faire descendre le tronc en une fois. Chose un peu plus surprenante, il est possible de ralentir le temps. Cela nous ralentit aussi ce qui peut aider pour certaines actions. Dans la démo, cette possibilité ne semble pas utile.
Pas de surprise mais tout au long des trois niveaux proposés, Nikoderiko nous propose plus une forme de tuto qu’un réel défi. Néanmoins, certains éléments demandent un peu de dextérité. Quelques mètres plus loin, nous apprenons un autre mouvement utile, glisser. Il faut voir celui-ci comme le tourbillon de notre bon vieux Crash. Il reste tout de même moins précis à contrôler mais relativement puissant par chance. Celui-ci permettant de venir à bout de la plupart des ennemis.
Celle-ci demande un peu de temps pour s’adapter, rendant certains passages un peu fastidieux. Il sera aussi possible de leur sauter dessus. Donc, pas de surprise aux premiers abords. Tout du moins, c’est le cas jusqu’à ce qu’on trouve un tonneau, mais aussi certains “coffres” qui peuvent être jetés à la tête de nos adversaires.
Un petit bestiaire
Encore une fois, c’est dur à dire pour le moment, mais les créatures disponibles dans Nikoderiko sont assez restreintes dans la démo. Néanmoins, chacun d’entre eux a ses caractéristiques. Le but étant de nous obliger à les affronter différemment. On retrouve par exemple les cobras qui sont les ennemis de base. On peut leur sauter dessus ou faire une glissade pour s’en occuper.



A contrario, certains serpents rouges demanderont d’être attaqués de dos, ou en leur sautant dessus. À l’inverse, les hérissons eux devront être attaqués de face. Vous l’aurez compris, chacun de nos ennemis possède des particularités les rendant plus ou moins vulnérables. Les plus embêtants étant une espèce de gros tatou qu’il faudra obligatoirement charger.
Cette mécanique est bien évidement assez classique dans les jeux de plateforme. Les premiers déjà présents sont assez simples mais, on peut espérer des monstres plus complexes dans la suite. De plus, leur simplicité est un bon point, un coup d’œil permet de comprendre comment les vaincre ce qui est un point important pour un jeu de plateforme. Surtout un jeu comme Nikoderiko qui essaye d’être un petit peu nerveux au travers de sa glissade.
Gameplay et monture
Finalement, est-ce que le jeu est agréable à jouer ? Dans l’ensemble oui, le jeu est fluide, et plutôt agréable. Bien qu’il ne soit pas aussi rapide qu’un Rayman Legends, il reste assez rythmé. La glissade donne une bonne impression de vitesse dans Nikoderiko.
Néanmoins, les monstres ont parfois des placements qui forcent à s’arrêter. On sent que rien n’est synchronisé. En particulier dans un des niveaux où un engin volant nous bombarde. Lorsqu’on voit trois monstres alignés, on ne souhaite que faire une chaîne de sauts. Après tout, c’est ce que Mario nous a appris. Un placement un peu hasardeux, et les canons de l’aéronef nous arrêtent. Parfois, c’est juste le type du monstre. Résultat, en plus de casser le rythme, on a une petite frustration. Cela reste dans l’ensemble assez léger.


Pour finir, Nikoderiko nous propose de collecter et d’utiliser des montures. Mises en avant sur les trailers, dans la démo elles sont aux nombres de trois. Un sanglier, un petit dino, et une sorte de grenouille. Chacun avec ses particularités. Le dinosaure, par exemple, mord son adversaire quand la grenouille tire des projectiles. Rappelant les montures de Donkey Kong, elles apportent un peu de fraîcheur bien que le système de collecte soit un peu flou. La démo nous laissant juste découvrir comment s’en servir. Via un petit menu, il est possible de les invoquer.
Secrets et collectibles
Nous avons vu au tout début que plusieurs collectibles se trouvaient dans Nikoderiko. Ils sont récupérables dans les différents niveaux du jeu. Tout d’abord les plus communs sont ces espèces de petits insectes brillants. Ils sont un peu comme les Wumpa de Crash, ou encore les lums de Rayman. Certains d’entre eux donnant une sorte de fiole si on les ramasse tous. Elles semblent s’accumuler au fur et à mesure des niveaux comme une monnaie.



On a ensuite les lettres formant le mot NIKO. Elles sont dispersées dans le niveau. Certaines peuvent se dissimuler. Dans l’ensemble, elles restent assez simples à retrouver. Alors que les gemmes elles sont bien cachées dans les niveaux de Nikoderiko.
Pour finir, on a des clés. Celles-ci se trouvent dans des niveaux bonus. Accessibles via des tonneaux cachés. Lors de ces niveaux, votre personnage ne dispose que d’une seule vie avant de se faire sortir, ainsi que d’un temps limité. Soit pour ramasser tous les objets, soit pour tuer tous les ennemis.
Nos premières impressions
Aux premiers abords, nos sentiments étaient partagés. Effectivement, Nikoderiko ressemble beaucoup à Crash Bandicoot à première vue, et le style de jeu est quasiment le même. Heureusement lorsqu’on commence à jouer, on trouve pas mal de différences. Rapidement, le jeu offre un mélange de plusieurs références du genre.
Joli, agréable et fluide, il est plaisant de parcourir les niveaux. De plus, les collectibles ne sont pas en trop grand nombre par chance. Pas mal d’éléments semblent aussi annoncer des mécaniques intéressantes. Reste que certains monstres sont placés de façon un peu hasardeuse, venant casser le rythme.
Nikoderiko vient se placer au milieu de plusieurs légendes du jeu vidéo comme Rayman, Crash Bandicoot ou encore Donkey Kong. Sans rentrer dans la caricature, le mélange a l’air de fonctionner. Le jeu est agréable aussi bien à jouer qu’à l’œil. On regrettera tout de même quelques monstres mal placés, ou des dispositions cassant le rythme. Ainsi qu’un côté un peu contre-intuitif de pouvoir seulement glisser. Mais dans l’ensemble nous sommes impatients de pouvoir tester la version complète, et de découvrir tout ce que nous cache le titre édité par Knights Peak.
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Fluide
Décor édulcoré et agréables
Ennemies variés
Personnages attachant
Les points négatifs
Glissade un peut hasardeuse
Placement de certains monstres casse le rythme




