PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse

PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse est un jeu narratif à penchant horrifique, où il faudra dénouer une intrigue mystérieuse et impregnée de mystique. Deuxième jeu de ce qui est désormais une série, nous sommes cette fois-ci propulsés au large de la baie d’Ise au Japon, dans une traque à la sirène pleine de rebondissements. Le jeu est disponible depuis le 19 février sur Steam, Nintendo Switch, iOS et Android.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Bons baisers de Kameshima

PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse s’ouvre sur ce qui est désormais une vision familière du Storyteller. Familière, car il est très possible que ce ne soit pas le premier rodéo du joueur : le précédent PARANORMASIGHT démarrait exactement de la même manière. Qui est ce mystérieux individu ? Pourquoi semble-t-il s’adresser au joueur directement ? Aucune réponse ne sera accordée à ce stade de l’intrigue. En revanche, notre hôte énigmatique nous expose les éléments clés du mystère à venir.

Nous allons incarner Yuza Minakuchi, jeune adulte, qui a pour objectif de rencontrer une sirène de toute urgence. C’est à travers ses yeux que nous allons vivre les premiers moments de l’aventure, au large de son île natale de Kameshima. Fils de plongeuse ama, Yuza souhaite à son tour sonder les fonds marins. C’est l’occasion pour PARANORMASIGHT de proposer un mini-jeu de pêche étrangement prenant. J’ai passé plus de temps que je n’ose l’admettre à ramasser oursins et coquillages…

Mais très vite, le surnaturel si cher à PARANORMASIGHT nous rattrape. Au détour d’un chasme, Yuza aperçoit une silhouette fantomatique. Pire encore, cette silhouette lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Pris de panique, Yuza semble entraîné vers les profondeurs puis… Rien du tout ? Nous revoici dans les fonds marins, à pêcher. C’est en remontant à la surface pour en discuter avec notre ami d’enfance Azami que le scénario s’enclenche pour de bon.

Retour vers le passé

Cet événement est l’occasion pour PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse de dévoiler sa carte maîtresse : son organigramme d’intrigue. Comme dans le premier opus, il faudra jongler entre les perspectives et les lignes temporelles pour obtenir toutes les informations nécessaires à la compréhension de l’histoire. Un gameplay qui sera familier pour les fans de visual novels tels que la série Zero Escape. L’occasion de faire connaissance avec les trois autres personnages jouables : Sato Shiranami, Arnav Barnum et Yumeko Shiki.

Chacun de ces personnages a ses propres convictions et raisons de chercher une sirène. Car c’est bien là le cœur de l’intrigue : la chasse à la sirène, et à la supposée immortalité qui viendrait du fait de consommer leur chair. Yuza les cherche car il soupçonne de n’avoir survécu à une terrible tempête uniquement par leur bienveillance. Arnav est un écrivain fantastique passionné d’occulte possédant une carte mystérieuse trouvée dans une fausse momie de sirène. Yumeko et son acolyte Sodo semblent faire partie d’une certaine unité policière, déjà évoquée dans la saga… Quant à Sato, je vous laisserai découvrir ses péripéties par vous-même.

L’organigramme a également pour subtilité de ne pas toujours se débloquer dans l’ordre chronologique. Régulièrement, en plein dialogue, il sera possible de débloquer des “recollections”, qui seront des chapitres se déroulant dans un passé plus ou moins proche. Les clés du mystère se trouveront ainsi au fur et à mesure de notre progression. L’occasion pour PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse de provoquer pas mal de moments eurêka ! D’autant que le Storyteller viendra parfois nous demander ouvertement si nous avons bien assimilé certains éléments clés.

Détective insulaire

Le gameplay de PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse reste en somme très classique pour un visual novel. Nous voyons à travers les yeux du personnage incarné au cours de la séquence et pouvons déplacer la caméra librement pour inspecter les décors. L’occasion pour le jeu de jouer avec nos nerfs, car certains personnages adoreront apparaître dans notre dos. Comme son prédécesseur, le jeu est étonnamment très fort pour créer de la tension, avec des éléments de gameplay pourtant très simples.

Inspecter scrupuleusement chaque décor sera l’occasion d’obtenir de nombreux indices et fichiers ajoutés à notre dossier. Pour les plus habiles, la chasse aux stickers Mocking Birds est de retour, avec en plus un organigramme dédié à leurs relations ! Une parenthèse légère et bienvenue tant l’intrigue peut être parfois verbeuse et tendue. Bien que The Mermaid’s Curse soit nettement moins horrifique que le premier opus, le jeu n’en reste pas moins bourré d’exposition qui peut parfois casser le rythme.

Heureusement, tous ces éléments de folklore et d’intrigue sont consignés dans le menu pause du jeu. Il faudra penser à éplucher ces derniers, car certaines informations cruciales ne sont parfois pas données au cours des dialogues du jeu. J’ai bondi de nombreuses fois devant mon écran en faisant les connexions logiques dans ma tête ! Même si le jeu insistera sur les plus importantes pour être sûr de ne perdre personne, il faudra tout de même effectuer un certain travail de déduction.

Mon avis sur PARANORMASIGHT: The Mermaid’s Curse

Dans l’ensemble, j’ai apprécié que The Mermaid’s Curse ne soit pas une simple redite du précédent PARANORMASIGHT. On retrouve suffisamment d’éléments familiers pour reconnaître l’identité de la série, mais sans avoir d’effet bis repetita. La direction artistique reste parfaitement maîtrisée, les personnages sont attachants, et la musique d’ambiance est formidable. Le thème principal de la série reprend du service et déclenche toujours autant la chair de poule quand il est utilisé pour des révélations majeures.

Je n’ai volontairement pas beaucoup abordé l’intrigue du jeu tant j’estime que la découverte est primordiale à son appréciation. The Mermaid’s Curse fait partie de ces jeux dont les twists finaux doivent être découverts sans spoilers, tant l’effet de surprise est réussi. Si vous pensiez que le premier jeu cassait le quatrième mur, attendez de voir les pré-requis pour atteindre la vraie fin de celui-ci ! Je salue l’inventivité des développeurs, qui prouvent une fois de plus leur ingéniosité.

Comme son prédécesseur, PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse n’est pas un jeu très long. Comptez une grosse dizaine d’heures pour en voir le bout. Je suis personnellement satisfaite de ce format plus concis pour un visual novel, d’autant que je ne suis pas sûre que le scénario ne deviendrait pas redondant autrement. Comme pour le premier, on reste presque surpris que le scénario aille aussi vite passé son point d’exposition. Mais au moins, on ne s’ennuie presque jamais.

Pour conclure…

PARANORMASIGHT : The Mermaid’s Curse vient transformer l’essai de ce qui semble désormais bien parti pour être une série à succès. Pour peu que vous soyez fan de visual novel et d’horreur, vous trouverez chaussure à votre pied.

La  note  de la  rédaction

4-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Direction artistique toujours au top

Intrigue bien ficelée

Le médium jeu vidéo utilisé à son plein potentiel narratif

Les points négatifs

Certaines phases d’exposition, un peu assommantes

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