Necrophosis : Full Consciousness

Bienvenue sur Necrophosis : Full Consciousness qui réunit le jeu et son DLC. Une ambiance dérangeante à souhait, un design sublime et une histoire où il va falloir s’accrocher pour comprendre. Profitez d’un tableau narratif glauque et parcourez ce monde des enfers en fin de vie. Une aventure surprenante et hallucinante qui ne vous laissera pas de marbre. Retrouvez Necrophosis : Full Consciousness sur Steam, PlayStation 5 et XBOX Series pour 20€.

Ce test a été réalisé sur une version XBOX Serie fournie par l’Éditeur.

Un univers inquiétant et prenant

Necrophosis : Full Consciousness débute dans un univers en fin de vie. Des milliards d’années sont passées et vous vous réveillez dans un corps en décomposition. Une fois sortie de votre crypte, vous découvrez ce qu’il reste d’une ville. Le sable, les squelettes et des décors que parfois vous ne comprendrez pas. La première chose que l’ont fait, c’est observer. Ce décor est vertigineux et hallucinant. Au-delà de l’histoire que l’on a du mal à comprendre, ce qui va surtout nous marquer, c’est ce graphisme hallucinant et c’est ce qui m’a marquée dans mon voyage.

Tout en avançant, vous allez être subjugué : les squelettes, les statuts et les jeux de couleur. Ambiance jaune pour le désert, le rouge pour les enfers. Bref, tout comme le héros, vous allez avancer en observant et pas en réfléchissant. Vous allez vous laisser bercer par l’ambiance visuelle mais aussi sonore.

Des énigmes casses-têtes

Nous connaissons tous la frustration de bloquer dans un jeu devant une énigme. Parfois, il suffit de ne pas chercher loin pour trouver la solution. Necrophosis joue là-dessus. Vous arrivez sur une zone avec une énigme, elle n’est pas grande cette zone et pourtant vous ne trouvez pas quoi faire. Les cerveaux sont souvent la clé, mais pour les avoir il faut réfléchir. Mais ce qui est sûr, c’est qu’une fois l’énigme résolue, on apprécie et on a ce petit sentiment de plaisir.

Certaines énigmes sont assez simples, mais d’autres peuvent parfois rendre fou. Cela colle au thème vous me direz.

Une histoire poétique qui se dévoile au compte-goutte

Ici, on ne suit pas l’histoire, c’est elle qui nous suit. Tout en avançant dans le jeu, vous allez trouver des feuilles de prose. Il faudra lire les poèmes pour comprendre petit à petit ce qu’il se passe. Eh oui ! Ne jouez pas à ce jeu la nuit si vous êtes fatigué, vous risquez de ne comprendre que la moitié du jeu.

En ce qui me concerne, j’ai des périodes où lire les mémos dans un jeu m’agace, alors autant vous dire que j’ai dû me faire violence pour tout lire afin de comprendre à quoi je jouais.

Mais finalement, en jouant, je me suis rendu compte d’une chose… L’histoire, on s’en fiche un peu. Jouer à Necrophosis, c’est un peu comme lire la Charogne de Baudelaire. C’est dérangeant, dégueu, mais on salue le travail fait. Aujourd’hui, je n’ai pas joué à ce jeu pour son histoire mais pour son visuel, son art graphique et son côté gothique glauque.

Un DLC qui continue dans sa lignée

En prenant Necrophosis : Full Consciousness, vous récupérez le jeu de base mais aussi son nouveau DLC sorti le 28 mai 2026. Il s’agit là d’un nouveau chapitre narratif encore plus sombre et dérangeant. Vous partez encore plus loin dans cet univers et on sent bien que les développeurs ont confiance en leur jeu. On sent par ce DLC une confiance en eux plus forte. Ils ont poussé le bouchon encore plus loin !

Tout comme le jeu de base, le DLC est prenant. D’ailleurs, il est assez court et on oublie le temps qui passe. Ce genre d’expérience se joue en une fois et pas en saccadé. On baigne dans l’ambiance jusqu’au bout et quand on en sort, on se sent vidé… Que faire maintenant que l’on a vu les entrailles de ce monde imaginaire ?

Les fans de la photo vont adorer !

C’est un peu ce qui manque, un mode photo ! Dans ce jeu, c’est du pain béni. Si vous êtes du genre à faire plein de screens durant vos sessions de jeu, vous allez adorer cet univers. Certes, vous voyez le plus gros en jouant. Mais si vous prenez le temps, si vous vous aventurez dans les petits coins des maps, vous allez découvrir certaines scènes immobiles. Des moments figés dans le temps mais qui vous glacent le sang tout en vous marquant.

Mon avis sur Necrophosis : Full Consciousness

C’est le moment où il faut être honnête. Clairement, l’histoire ne m’a absolument pas fait accrocher. Les mécaniques de jeu non plus et les énigmes encore moins. Là, on pourrait se dire «elle va mettre deux étoiles». Eh bien, non ! Car même si je n’ai pas accroché à ce que j’ai cité plus haut, j’ai été hypnotisé par le graphisme et, en y réfléchissant, je me dis que ce jeu n’a pas pour but d’avoir une histoire propre et des énigmes utiles.

Non, Necrophosis, c’est un voyage. Pour ne pas trop s’ennuyer, on y ajoute une histoire et des énigmes car, très honnêtement, juste marcher dans les chapitres, ça ne serait pas top. La base même du jeu, c’est donc son graphisme, et là-dessus, désolée mais ça vaut clairement une bonne note. Les décors sont magnifiques et imposants, on se sent tellement minuscule à côté, et si on creuse un peu, on peut trouver des détails de conception juste hallucinants.

Alors oui, côté gameplay, Necrophosis est bof. Les énigmes ne sont pas très marquantes et l’histoire est bien trop lente. Mais côté visuel… Accrochez-vous, il vaut le coup et son prix n’est pas excessif. Necrophosis n’est pas un jeu que l’on joue pour son gameplay mais pour sa proposition artistique.

Pour conclure…

La bouche grande ouverte, les yeux exorbités… Savourez ce graphisme, ce décor et cet univers à couper le souffle. Oubliez Tim Burton, Junji Ito et tous ces hommes qui vous ont marqué avec leur art. Necrophosis vous offre un voyage démentiel à petit prix. Malgré tout, nous aurions aimé un gameplay plus dynamique et une histoire plus prenante. Mais il faudra se contenter d’une balade sous forme de méditation glauque.

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Une bande-son qui vous fera frémir

Un graphisme HALLUCINANT

Le sens du détail

Un prix peu excessif

Les points négatifs

Une histoire dure à comprendre

Des énigmes pas fofolles et parfois trop prise de tête

C’est lent !

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