
Prenez un beau verre à cocktail, sélectionnez les meilleurs RPG depuis des générations, mettez tout dans un shaker, secouez bien, remplissez le verre et ajoutez une ombrelle. Crimson Desert réunit les mécaniques de tous ces jeux que l’on aime et nous offre une expérience qui fait beaucoup parler. Incarnez Kliff Macduff, le capitaine des crinières grises, et arpentez le continent de Pywel et ses nombreux habitants. Crimson Desert est disponible depuis le 19 mars 2026 sur Steam, PlayStation 5 et Xbox Series X.
Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.
Bienvenue à Pywel amis guerriers
Crimson Desert commence dans la forêt. Vous retrouvez vos compagnons, mais bien vite une attaque contre les vôtres est lancée et voilà que votre vie s’envole. Vous perdez vos proches et il semblerait que vous perdiez la vie aussi. Après un passage dans un univers qui rappelle un peu l’Animus d’AC, vous retournez à Pywell.


Vous voilà donc dans l’aventure sur un continent gigantesque qui regorge de lieux-dits, de régions et oùle climat évolue. Ici, beaucoup de choses changent, évoluent et vous suivent au fil de l’histoire. La nature est changeante en fonction de la région et donc du climat. Vous allez aussi devoir cohabiter avec la politique locale de chaque coin. Car des factions contrôlent chaque lieu et il faudra aussi prévoir pas mal de temps de farming. Récolter, miner, pécher, vous l’aurez compris. Ici vous pouvez préparer vos repas, vos soins et même aider à la construction de camps.
Tant de choses à faire tout en avançant dans l’histoire…
Une histoire sans fond
Eh oui, on va pouvoir commencer à lâcher du négatif. Désolée, j’ai voulu rester positive. Mais malgré les grandes qualités du jeu, j’ai relevé plus de défauts qu’autre chose. L’histoire n’a clairement aucun fond ni aucune originalité.
Le continent est instable et ici les habitants survivent à travers de nombreux conflits politiques, guerres et combats de rue. Autant vous dire que ça ne va pas être de tout repos. Vous jouez Kliff, qui a perdu son clan. Mais qui par chance va tout au long de l’histoire les retrouver un par un. Et pouvoir former un camp qu’il faudra faire évoluer. Parmi vos compagnons retrouvés, deux seront jouables en plus de Kliff.


Sur le papier, c’est OK, mais dans l’action non. Vous passez les chapitres en faisant des quêtes. Désolée mais les quêtes n’ont presque pas de lien entre elles. À moins de vraiment bien se concentrer sur chaque détail, on en vient à cette impression de quêtes Fedex. Vous ramenez des objets, vous rendez service et vous faites votre rôle de mercenaire .Vous terminez ensuite chaque chapitre par un boss à affronter. Et c’est ça durant au moins vingt heures.

Car oui, Crimson Desert va vous ennuyer à mourir pendant au moins vingt heures. Mais ce qui va suivre peut tout changer.
Une entrée fade mais un plat copieux
Une fois les premiers chapitres terminés, c’est là que le jeu commence ! Mais surtout, c’est là qu’on n’en a plus rien à faire de l’histoire. À nous la liberté ! Les quêtes vont juste nous donner un fil rouge à suivre et on va surtout jouir d’une liberté énorme. Dresser des montures pour monter un ours, un loup et même un dragon. Préparer des plats qui vous boostent, découvrir des lieux cachés et des trésors… C’est là que Crimson Desert remplit ses promesses. Comme à l’époque de Skyrim, on peut voyager et faire notre propre aventure. Bien sûr, on n’oublie pas l’histoire à suivre. Mais finalement on en vient à se demander si on ne préfère pas s’amuser dans Pywel plutôt.


Un gameplay bien fourni
Crimson Desert tire son épingle du jeu grâce au gameplay. Si on a bien senti que l’histoire n’était pas folle. De par son mélange de styles et son manque d’originalité, le gameplay lui par contre peut faire passer la pilule. Ce n’est pas le scénario qui va vous prendre du temps. Ce sont les activités à côté qui vont occuper vos sessions. La visite des lieux qui vous mènera à de nombreuses surprises dans un premier temps, puis la préparation aux combats. Et pour ça, il faut farmer, crafter, mais aussi améliorer le camp des crinières grises.
Et là-dessus, on a clairement le sens du détail. La première fois que vous donnez du matériel à Carl, il va mettre 18 heures pour améliorer les lieux. Si vous passez par là toutes les heures, vous assisterez à son évolution pierre par pierre. Et rien que ce petit détail fera son effet. Le jeu respecte à la lettre le temps ingame (rassurez-vous, il ne faut pas jouer 18 heures pour avancer). Le temps va plus vite qu’IRL. Pendant que votre camp se monte, vous allez aussi pouvoir retrouver vos compagnons. Notez bien qu’il y a trois personnages jouables. Mais il va falloir compter un peu de temps de jeu avant de les avoir.

Et encore une fois, abordons un point négatif qui, par chance, a été corrigé par les développeurs. Là-dessus, on peut les applaudir, ils ont conscience que leur jeu a des lacunes et les patchs correctifs s’enchaînent. Mais la gestion d’inventaire est horrible. On ramasse tout un peu comme dans Skyrim et donc forcément on est vite full. Si donner le matériel à Carl est la meilleure des solutions, quand on est trop loin, c’est l’enfer. Mais il y a pire, et ça, ce n’est toujours pas corrigé.

Il y a des boutons pour tout et n’importe quoi en termes d’action. Et parfois c’est le même pour deux actions différentes, c’est l’enfer. Mais pour se soigner ou changer d’arme, c’est un enfer avec leurs roulettes et les sélections. Surtout en plein combat ! Le soin pour moi dans un jeu, c’est une touche à utiliser normalement. Un truc rapide et efficace.
Pour résumer, nous avons donc énormément d’activités et un plaisir à explorer. Mais le gameplay a tout de même quelques lacunes, du moins à la manette. À croire que le jeu a été pensé pour le clavier/souris finalement.
Trop, c’est trop !
Les RPG, c’est souvent un flot constant d’informations à emmagasiner. À chaque fois que je me lance dans un RPG, je mets du temps à retenir les touches. Mais alors Crimson Desert… C’est encore pire ! Les attaques, les commandes pour actionner les énigmes et les possibilités qu’on nous offre comme voler, faire des impacts au sol et j’en passe… Si j’avais la possibilité de faire des journées de gaming, ça ne poserait pas de soucis. Mais quand on fait des petites sessions entre les grosses. Et qu’on apprend les techniques. Au moment de relancer le jeu on ne se souvient plus de rien devant les énigmes.


Et les énigmes, parlons-en ! Les quêtes aussi ! Depuis quelques années, on a pas mal de jeux où on ne nous prend pas par la main pour avancer. On a tous dit qu’on aimait être tranquille. Nous sommes capables de savoir quand mettre une boule dans un mécanisme. Mais là, on est à l’opposé total.
Les quêtes sont mal indiquées, et quand vous arrivez au point de rendez-vous, vous êtes perdu. Mais ça encore, ce n’est rien, il suffit de réfléchir un peu. Par contre, quand on tente une quête annexe et que le PNJ n’est pas là car «vous n’avez pas fini la quête histoire où le PNJ est attendu», bah ça vous fait perdre du temps. Vous cherchez ce maudit PNJ et en fait, bah vous ne pouvez pas faire la quête car il faut avancer dans l’histoire. Mais ça, nulle part on vous le dit !

À côté, vous avez aussi des «mini-jeux» obligatoires pour avancer dans l’histoire. Le bras de fer pas assez précis dans ses QTE. D’ailleurs, un conseil,modifiez la qualité graphique pour gagner de la précision. Le tir à l’arc où à peine la cible sort de terre le PNJ a déjà tiré dedans. Alors que vous, vous tournez encore la caméra (pareil, modifiez la sensibilité de la caméra ça peut aider). Bref, ce genre de mini-jeux peut vite vous pénaliser et vous empêcher d’avancer.
Bref ! Je crois qu’il est temps de donner un avis, non ?
Mon avis sur Crimson Desert
Un Open World géant, des mécaniques de jeux super (cuisine, pêche, forge, camps, etc). Tout un tas de promesses durant le développement qui ont fait que ce jeu était attendu. Pour finalement recevoir une douche tiède.
Pourquoi tiède ? Tout simplement parce que visuellement et de manière générale, le jeu est super. Il est graphiquement sympa, stable et en termes de gameplay il offre tout un tas de possibilités.
Mais quand on sort la loupe et qu’on se pose sur le jeu, le négatif en ressort. Déjà, il y a trop d’univers. J’ai encore du mal à comprendre pourquoi on a ce côté futuriste qui n’apporte rien ! La magie n’est pas si présente que cela. Clairement j’aurai bien échangé ce côté animus low cost avec plus de magie.

Ce mélange de quêtes et mini-jeux est horrible au possible. Surtout avec le manque de précision et la latence d’une seconde entre le bouton et l’action à l’écran.
Et, bien sûr, le souci des quêtes où on a très peu d’informations. On peut faire une quête annexe et se retrouver coincé à chercher une solution alors qu’en fait, il suffit juste d’attendre. Il faudra avoir fini la quête histoire qui s’y rattache.
Mettre trop de choses dans un jeu n’est pas toujours la bonne solution. Si Crimson Desert n’est pas aussi «nul» que certains le disent, il n’est pas non plus LA pépite que l’on attendait. Il aurait peut-être fallu faire un choix et éviter toutes ces mécaniques et possibilités qui, mine de rien, font de l’ombre à l’histoire, qui à mon goût n’a pas été développée comme il aurait fallu. C’est assez dommage car Crimson Desert offre quand même pas mal de choses positives. Comme beaucoup de jeux, peut-être que dans quelques années avec pas mal de corrections il deviendra le jeu que l’on attendait.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Un open world géant et plein de surprises
Des combats dynamiques
Trois personnages jouables
Des montures originales à découvrir
Un énorme temps de jeu (peut-être même trop)
Les points négatifs
Trop de touches et d’informations à retenir
Une fantasy qui se couple à du futuriste sans raison (la fantasy se suffisait)
Niveau de difficulté mal ajusté
Des soucis de précision qui pénalisent pendant les mini-jeux
Une histoire peu originale qui passe au second plan à cause de toutes les options à côté
Gestion d’inventaire horrible, encore plus en combat
On ne s’attache pas à nos personnages et c’est dommage
Scénario pas assez exploité et des personnages sans charisme




