
Bandai Namco Games continue sa route de Remaster des Tales of ! Cette fois, c’est le célèbre Tales of Berseria qui passe dans les studios. Vu comme le meilleur de la saga par certains et comme le pire par d’autres, nous allons enfin pouvoir retrouver Velvet sur nos nouvelles consoles ! Sorti en 2016 sur PlayStation 3 et PlayStation 4, il débarque le 27 février 2026 sur PlayStation 5, Xbox Series, Steam et Nintendo Switch. De quoi ravir les fans et tout cela pour 40€ en édition standard.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.
Une histoire de vengeance
Tales of Berseria se passe à une époque différente mais dans le même monde que Tales of Zestiria. Vous rencontrez Velvet et son petit frère malade Laphicet. Après une cinématique digne d’un anime (c’est ce qui fait le charme des Tales of), vous vous retrouvez trois ans plus tard à moitié démon. Vous avez tout perdu, votre famille et votre village. N’ayant plus rien dans votre vie pour accepter d’avancer,vous décidez de vous venger. Vous partez donc en quête de votre beau-frère Artorius, qui est la cause de la mort de vos proches.


Tout au long de votre voyage, vous allez rencontrer de nouveaux personnages. Chacun a son histoire, son caractère, et ils vous aideront dans votre quête. C’est donc une histoire mélancolique et triste qui vous attend. Une histoire où le deuil et la vengeance ne font qu’un et où chaque personnage vous touchera en plein cœur.
Un système de combat qui vieillit mal
Je fais partie de la team RPG tour par tour. Donc forcément, le système de combat de Tales of Berseria Remastered n’est déjà pas ma came de base. Mais je ne rechigne jamais à pianoter sur les touches pour faire des combos. Néanmoins, le système de combat de ce Tales of laisse parfois à désirer.

Déjà, il faut savoir que son système de combat a révolutionné à l’époque le RPG. Vous choisissez vos «artes» (autrement dit vos coups) et vous créez vous-même vos combos. Sur le papier, c’est génial, et ça donne même des combats à couper le souffle. Mais ! Parce qu’il y a un «mais», bien sûr. Les tutos pour vous les apprendre sont très mal expliqués. J’ai eu beaucoup de mal en début de jeu et, bien entendu, tant que vous ne validez pas le tuto avec le coup demandé, vous n’avancez pas. J’ai réussi mais je ne sais pas par quel miracle, clairement. Comme souvent dans les RPG à l’ancienne, les informations vous tombent dessus en masse. Et si comme moi le traitement de l’info est parfois complexe, bah vous sombrez et vous galérez.
Par chance, Tales of Berseria Remastered est faisable sans se prendre la tête avec les combos mais ça retire clairement la saveur du jeu.
On modernise tout et on lisse les graphismes
Tales of Berseria est sorti en 2016. Certes, c’est dix ans, mais sur un graphisme du genre, il y a peu de travail à faire. Les cinématiques ont été lissées et dans le jeu c’est pareil. Nous avons moins de pixels. En soit, pas de réel changement de ce côté-là. Par contre, les développeurs nous ont apporté un peu de confort. Vous aurez donc l’ajout des icônes de destination. Je n’ai pas joué à l’époque à celui-là, mais actuellement, même avec les destinations affichées, j’ai réussi à me perdre par moments, alors je n’ose imaginer les joueurs à l’époque. Mais ça, c’est un autre débat.



Eh oui, à l’époque où on galérait à avancer dans les jeux et où on utilisait notre «cerveau». Perso, je me suis moi aussi habituée à ce genre de confort,je ne vais pas cracher dessus.
Vous avez aussi la possibilité de désactiver les combats ! Expliquez-moi le concept s’il vous plaît, je sèche là. Un RPG, c’est clairement le but de combattre, non ? Il faut faire du niveau ! Personnellement, je n’ai pas utilisé cette fonctionnalité.
Enfin, dernier ajout, les DLC. Tout est dedans, et même de nouvelles tenues !
Une édition Deluxe pour quelques euros de plus
Lors de votre achat, vous aurez la possibilité pour 59,99€ d’acheter la version Deluxe (numérique). Mais que comporte-t-elle ? Pour le prix, vous aurez :
- Le jeu complet
- Un artbook numérique
- La bande-son originale numérique
- Le pack de musique de combat
- Un super kit d’herbe
Pour la version standard, en cas de précommande vous aurez un bonus avec un super kit d’aide à l’aventure.

Personnellement, je ne suis pas une fan de la licence, mais pour le coup je me mets à la place des fans de la première heure. Un petit collector ou un steelbook aurait été sympa. Malheureusement, j’ai l’impression que les «collectors» comme on les a connus sont devenus très rares. L’époque change.
Mon avis sur Tales of Berseria Remastered
Les Tales of ne sont pas mes jeux de prédilection. Mais, à l’époque, j’avais eu un énorme coup de cœur sur Tales of Symphonia. Ce côté manga, ses musiques… Bref, j’ai aimé ce jeu. J’ai toujours entendu dire que Berseria était dans le top 3 des Tales of chez les fans. La sortie de la version Remastered a donc été une belle occasion pour moi.
Commençons par la «nostalgie». Ce n’est peut-être rien pour beaucoup de gameurs, mais pouvoir revenir à un système RPG ancien avec les petits sons des menus et j’en passe, ça me donne envie de retourner dans ma chambre d’adolescente. C’est donc sous mon plaid (oui, les soirées sont encore fraîches) que j’ai savouré cette petite Madeleine de Proust.

L’histoire m’a captivée. On est loin des histoires mielleuses et ici on n’est pas du côté des gentils. Si on se voit comme des vengeurs de l’ombre, c’est tout autre. Velvet est prête à maudire le monde juste pour venger son petit frère. Certes, le jeter dans le trou était une bonne idée pour Artorius. Mais Velvet, il faut le comprendre, il a sauvé le monde.
Je brode peut-être un peu en disant qu’on est méchants et qu’on attaque les gentils. Les exorcistes sauvent le monde mais n’hésitent pas à réduire presque en esclavage les Malak, et clairement j’ai eu un coup de cœur sur Laphicet (numéro deux plus précisément). Sa relation avec Velvet est poignante et j’ai fondu pour eux. Mais bref, revenons à ce côté je joue les méchants. C’est un peu le cas si on se met à la place des citoyens et c’est ce retournement qui m’a beaucoup plu. Cette petite originalité qui assombrit l’histoire.


Côté gameplay, on a l’exploration qu’on aime tant dans les RPG, ce côté pause et exp quand on n’a pas envie de combattre et donc d’avancer l’histoire. C’est clairement ce qui va donner du temps de jeu et c’est pour ça qu’on aime se poser sur un RPG généralement.
Mais côté combats, je dis non. Les combos sont super, mais bien mal expliqués et je n’ai donc pas pu les savourer à leur juste valeur. Je me suis contentée de bourrer les touches pour tuer les adversaires. Heureusement, les IA avec moi ne sont pas trop mauvaises. Le mode normal se fait tranquillement, et oubliez le mode facile qui est clairement trop mou. Mais il fera un bon mode pour ceux qui ne veulent pas se prendre la tête sur les combats et qui veulent surtout l’histoire. Le combo facile + suppression des combats sera donc pour eux.
Quel plaisir de retourner à une époque où je rentrais de cours (étudiante life) et où je n’avais aucune responsabilité autre que prendre ma manette avec le goûter. Tales of Berseria a animé mes après-midi pendant ce test et je ressors de l’expérience avec le sourire. Si les systèmes de combat m’ont agacé, l’histoire, le graphisme et l’ambiance m’ont séduite comme à l’époque de Tales of Symphonia, qui m’avait fait découvrir les Tales of. Un plaisir si on cherche la nostalgie.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Du confort en plus dans cette nouvelle version
Une histoire pleine d’émotions et originale
Des personnages qu’on adore et qu’on veut soutenir
De la musique plus qu’agréable comme tout bon Tales of
Énormément de contenu (mini-jeux, collectibles, DLC, etc)
Les points négatifs
Très très long à démarrer (accrochez-vous, ça vaut le coup)
Système de combat mal expliqué en tuto
Des combos inutiles pour avancer, ce qui est dommage, l’idée était bonne




