
La chasse est de nouveau ouverte, les amis ! Le 28 février 2025 débarque Monster Hunter Wilds, sept ans après Monster Hunter World. La licence de Capcom revient avec pas mal de nouveautés mais aussi quelques défauts dont je vais vous parler. Après plus de trois cents heures sur Monster Hunter World, j’ai littéralement plongé dans le Wilds avec mon insectoglaive. Disponible sur PlayStation 5, Xbox Series et sur un « Bon » PC sous trois packs différents.
Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.
La guilde est de retour !
Les destins d’un peuple et de la nature s’entremêlent… En leur centre, un garçon nommé Nata et le mystérieux Spectre Blanc.
Il y a plusieurs années, un garçon nommé Nata fut découvert à la frontière des Terres interdites, une région inexplorée que la Guilde croyait inhabitée.
Nata raconta que son village avait été attaqué par un mystérieux monstre. En réponse, la Guilde organisa une expédition pour enquêter…
Le Chasseur est assigné à l’une des unités chargées d’enquêter sur le « Spectre Blanc » et de sauver le peuple de Nata, appelé les Veilleurs.
Capcom

Si vous avez déjà joué à des Monster Hunter, vous savez sûrement que l’histoire n’est pas ce qui est le plus important dans le jeu. En effet, la licence a déjà prouvé à maintes reprises que c’est l’End Game qui va vous permettre de vous épanouir le plus. Les contrats, les défis, le craft et l’exploration en mode libre, voilà ce qui permet aux chasseurs de s’éclater.



Je vais quand même donner mon avis sur l’histoire. Commençons par la base. Nata ! Cet enfant m’agace au plus haut point. Mais on doit le ramener à son village détruit par le « Spectre ». Autant vous dire que les blablas sont d’une lenteur… On veut du monstre ! Déjà, le World à l’époque avait des phases un peu longues mais au moins on avait pas mal de combats. Là, clairement, on fait blabla, blabla et, oh un monstre ! Mais du coup, comme on est en mode blabla avec la guilde, bah forcément on n’est pas prêt pour affronter les bestiaux !
Comme au cinéma mais que sur console !
Allez, on va rentrer dans ce qui est à mon sens le plus négatif dans le jeu. J’ai pu tester le jeu sur deux supports. Oui, Monsieur a tenu à jouer avec moi donc il a pris une version PC. Autant vous dire que mon PC n’est pas vieux, il a à peine deux ans et tient bien la route. Je vous laisse admirer deux screen de Monsieur lors des premières heures de jeu. Fort heureusement, depuis il y a eu des patchs, et si quelques bugs subsistent sur PC, le plus compliqué c’est la configuration. À moins d’avoir un avion de chasse, vous ne pourrez pas profiter à 100% du design du jeu.



À côté, ma version de jeu, elle est sur Xbox Series. Autant vous dire que moi pour le coup je savoure le graphisme. Donc, soyons honnêtes. À moins d’avoir une bête de compétition qui vous a obligé à vendre un rein, partez sur une version console.
Revenons donc aux graphismes mais sur console. À l’époque de World, j’étais déjà époustouflée par les scènes de combat. C’est digne d’un film d’action et c’est même dommage que le film ne soit pas aussi beau. Oui, pardon, je ne pouvais pas m’empêcher de cracher mon venin.

Comme toujours, le jeu de couleurs est créé pour nous offrir les plus beaux panoramas et le design est plus que lisse. Mais… Oui, il y a un « mais », le coiffeur de Capcom est toujours en vacances. Monster Hunter a vraiment du mal à nous offrir des textures de cheveux correctes. On reste sur du moche, clairement. Mais disons que quand on se bat, le regard est surtout porté sur le décor sublime et les scènes d’explosions hallucinantes.
Un épisode bien plus simple que son aîné
J’ai découvert Monster Hunter avec le World. À l’époque, j’ai vite choisi l’insectoglaive pour son dynamisme et le début du jeu me rendait folle. J’ai encore le souvenir de l’Anjanath et du Rathalos que je galérais à tuer en solo. J’ai donc souvent ragé et surtout j’attendais les potes de la team pour coucher mes monstres.


Dans Monster Hunter Wilds, c’est tout autre. J’ai fait l’histoire avec ma team, certes, mais j’ai aussi fait pas mal de passages de l’histoire en solo et je n’ai eu aucun mal à coucher mes monstres avec une moyenne de quinze minutes. C’est long, certes, mais je suis à l’insecto et je ne suis pas morte une seule fois dans l’histoire.
Comment j’ai fait ? Eh bien, tout simplement parce que dans le Wilds il y a la possibilité de jouer avec des bots qui ne sont pas trop mauvais. En lançant une fusée de détresse, vous avez des joueurs qui viennent vous aider, mais vous pouvez aussi faire le choix de ne prendre qu’Olivia, Rosso et Alexa, les trois PNJ, si vous voulez jouer tranquillement. La facilité est donc ici. Ce qui fait de Monster Hunter Wilds un jeu bien plus abordable pour des novices de la licence. D’ailleurs, pas besoin d’avoir joué à World pour comprendre Wilds.
Beaucoup d’informations mais plus organisées
Ce que je reprochais à Monster Hunter World, c’était de nous envoyer trop d’informations d’un coup. Fusion d’items, joyaux, forge, armure alpha, … À peine l’histoire terminée et hop on prenait un flot de nouvelles choses à faire en plein visage. Si, comme moi, il faut un peu de temps pour tout emmagasiner, vous étiez forcément perdu et je suis clairement passée à côté de pas mal de choses subtiles dans le précédent épisode. Dans le Wilds, a contrario, on y va en douceur et l’histoire fait donc office d’un énorme tutoriel de quinze heures. C’est ici que vous aurez les informations au compte-goutte pour mieux gérer l’End Game à venir.


Un multijoueur corrigé mais encore insatisfaisant
Le multijoueurs sur Monster Hunter ! C’est sûrement la chose la plus frustrante que je connaisse dans le milieu du jeu vidéo. Déjà, un gros point positif, il est cross-platform. Contrairement au précédent, on peut jouer avec des joueurs PC, Xbox et PlayStation tout confondu. Et ça, c’est un plus ! J’ai donc pu jouer avec les copains sur PC alors que j’étais sur Xbox. Et grâce aux ID de chasseurs, aucun souci pour se rejoindre.

Mais ce n’est pas tout ! Afin de faciliter les recherches et pour se rejoindre rapidement, plusieurs types de lobby existent. Vous avez le privé comme dans le World, mais aussi le lobby de clan ! Eh oui, dans Monster Hunter Wilds, vous pouvez créer votre propre clan et lorsque vous voulez rejoindre des quêtes de membres du clan, il suffira de parler à Alma et d’aller dans la catégorie « Quêtes de Clan ». C’est un moyen non négligeable de vite se rejoindre entre amis. Vous pouvez aussi faire des groupes liés pour vous rejoindre sans forcément ajouter la personne au clan. Bref, tout est mis en œuvre pour jouer ensemble facilement…
Mais alors POURQUOI !? Pourquoi encore une fois se rejoindre dans le mode histoire est pire que prendre un billet d’avion pour LicorneLand ? Clairement, vous ne pouvez pas jouer avec un ami s’il est plus loin que vous dans l’histoire. Ça, je peux comprendre. On vous voit les petits tricheurs qui veulent sauter les chapitres. Mais quand on est au même moment dans le jeu, on ne peut pas non plus se rejoindre.


Si je vais attaquer un monstre et que mon partenaire va attaquer le même, nous ne pouvons pas nous rejoindre. Pourtant, nous avons le même niveau et on veut juste faire l’histoire ensemble. Eh bien non ! Donc à moins d’avoir un ami qui a fini l’histoire et donc peut vous rejoindre, prévoyez de faire les dix à quinze heures d’histoire en solo.
Mais pour le reste, on va être sincère, le mode multijoueur est une pépite. Une fois l’histoire terminée, tout est mis en œuvre pour se rejoindre. Le multijoueurs est la base de Monster Hunter après tout, et les défauts du World ont donc été revus.
Mon avis sur Monster Hunter Wilds
Oui, je sais, je n’ai pas parlé du End Game. Je n’ai pas parlé du craft, je n’ai pas parlé des monstres. Bref, je tiens à vous laisser savourer la découverte. Mais je vais quand même en parler ici dans les grandes lignes. Mais surtout dire ce que j’en pense. Niveau bestiaire, quelques stars de la licence reviennent avec un nouveau design. Mais nous avons aussi des petits nouveaux, et clairement ils sont Ha-Lu-Ci-Nants ! Si je devais en retenir un… La Lala barina. Elle sort totalement du lot. Ce n’est pas un dragon qui crache du feu comme on nous en a gavés dans le World. Un peu comme la Paolumu de l’époque, elle sort du lot avec son design saisissant.

La forge a été revue un peu aussi pour être plus simple, et bravo pour les recommandations de Gemma qui permettent aussi de voir si niveau équipement on est au bon niveau. D’ailleurs, Gemma a un design à tomber aussi. J’adore ce PNJ.
Le fait d’avoir aussi donné la possibilité de jouer avec des PNJ est un plus mais aussi une facilité non négligeable pour les débutants.
Le design des armures est moins poussé que chez son aîné. Si, dans le World, j’avais des coups de cœur sur pas mal d’armures, ici j’étais plus en mode panaché d’armure pour faire un style cool que collectionner les armures comme avant.



Et enfin, pour le côté positif, l’End Game, qui est la base de la saga, vous promet de nombreuses heures de jeu. D’ailleurs, des quêtes événements sont déjà en cours. Capcom va donc semble-t-il faire comme il y a sept ans et nous offrir du contenu gratuit sous forme d’événements.
Côté négatif, comme dit plus haut, c’est surtout l’optimisation sur PC. Le jeu est très gourmand et, si vous n’avez pas le matériel pour jouer, vous passerez à côté de son design, et c’est franchement dommage. Le multijoueurs qui, encore une fois, n’est pas au top pour l’histoire et nous pousse à la faire quasiment en solo est aussi un point négatif. Et enfin, l’histoire… Bien trop plate. Certes, les monstres relèvent le niveau, mais Nata est agaçant, inutile et, hormis nous transmettre un beau message écologique, l’histoire n’apporte pas grand-chose au jeu. Mais en soit, j’ai envie de dire que Monster Hunter n’est pas connu pour la profondeur de ses histoires. On est là pour coucher du monstre !
J’ai enfin retrouvé mon insectoglaive ! Autant vous dire qu’en ce moment, je passe mon temps à cheval sur des monstres aussi gros que la tour Eiffel, et c’est un plaisir. J’en prends plein les yeux et, entre deux potions, j’envoie mon Palico piquer le mollet de quelques créatures. Monster Hunter Wilds a revu son multijoueurs et vous pouvez maintenant jouer avec tous les joueurs sur tout type de support confondu. Un plaisir pour les fans. Préparez vos soirées car après l’histoire, c’est là que tout se lance. Des heures de jeux vous attendent.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Graphiquement sublime (juste sur console)
Votre héros parle !
Création de personnages encore plus poussée
Une monture disponible (Seikret). Un cousin éloigné du chocobo ?
Des armures badass à associer à 14 armes !
Un épisode aussi beau et complet que le World
Un beau message écologique malgré l’histoire plate
Les points négatifs
L’histoire se fait en solo (sauf si vos partenaires sont plus loin que vous. Ils pourront rejoindre)
Beaucoup de bugs sur PC (vivement les patchs)
Un jeu ultra gourmand sur PC
Une histoire plate et sans saveur




