Les Mémoires de Vanitas est une série fantastique créée par Jun Mochizuki, auteur de Pandora Hearts. Toujours en cours, la série est parue sous la collection shōnen de Ki-oon. Le dernier tome, le tome 11, est paru le 05 septembre 2024.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.
Résumé de Les Mémoires de Vanitas

Contre toute attente, l’Inconsistant est intervenu en personne pour interrompre le combat initié par son protégé, avant de disparaître tout aussi soudainement, sans laisser le temps à Noé et Vanitas de comprendre le sens de ses paroles énigmatiques…
L’heure est venue pour l’héritier de la lune bleue de fournir des explications, non seulement à Mikhaïl, mais aussi à Noé. Si son frère refuse de comprendre sa décision, le vampire, quant à lui, entend bien continuer à le suivre. Mais voilà que des invités-surprise se présentent à la porte… Que font donc Jean-Jacques et Chloé à Paris ?
L’histoire d’Astolphe
Durant cette virée quelque peu dangereuse dans le Gévaudan, nous avons eu droit à l’introduction d’un personnage violent et assoiffé de sang : Astolphe. Dans ce tome 11 de Les Mémoires de Vanitas, nous comprenons enfin pourquoi Astolphe est tel qu’il est, aussi bercé par la haine et prêt à tout pour éradiquer les vampires.
Tout a commencé le jour où, plus jeune, il a fait confiance à un vampire. Cela a inévitablement mené à la mort de toute sa famille… En plus de le ronger par la culpabilité, et le pousser à vouloir mettre un terme à sa vie. Il est sauvé et prit sous la tutelle du commandant Roland, après une conversation avec Charles, le premier des paladins. Ce dernier lui a conseillé de devenir comme lui et de rediriger sa haine sur les vampires plutôt que sur lui-même.
C’est alors ce qu’il va faire, même si, en contrepartie, il va développer une obsession malsaine pour lui et le considérer comme son Dieu. Ajouté à cela sa haine profonde des vampires, Astolphe commet l’irréparable lors d’une mission de sauvetage, massacrant les enfants qu’il devait sauver. La raison ? Ils avaient simplement sympathisé avec des vampires. Et pourquoi leur pardonner lorsqu’il ne peut pas se pardonner lui-même ? Ces actes vont pousser Roland à s’éloigner de lui, rendant ainsi leur relation actuelle plus tendue et ambiguë.


Au grand dam des Dhams
De retour à Paris, Vanitas a une idée derrière la tête : rencontrer Lord Francis Varney pour l’interroger sur le comte Saint-Germain. Plus communément appelé Marchis Machina, il est l’un des vampires les plus anciens du Sénat. Ce fou des mécaniques, dont personne n’a jamais vu l’apparence, est en réalité la seule personne à défendre l’existence des Dhams. Ces Dhams qui sont rejetés à la fois par les humains que par les vampires…
Avec toute l’innocence du monde, Noé est bien évidemment insouciant concernant cette discrimination, pourtant apparente dans les rues de Paris, et au sein même du bureau du comte Orlok. Pour lui, il est inconcevable de discriminer quelqu’un en fonction de leur genre ou de leur identité. C’est pourquoi, lorsqu’il demande aux servants du comte Orlok ou à Dominique pourquoi ils n’appellent pas les Dhams par leurs prénoms, il en vient indirectement à les insulter eux, ainsi que les Dhams. Il est difficile pour un vampire de ne pas avoir cette discrimination ancrée en lui, et plus encore pour les Dhams de ne pas se rabaisser face à eux. Mais cette question a tout de même permis de rendre heureuse Trix, une des Dhams qui informent Vanitas. C’est comme si Noé avait voulu la défendre, ou prendre son parti, alors elle lui en a vraiment été reconnaissante.
Les Dhams sont évidemment sujets à de nombreuses persécutions… Alors, il n’est pas surprenant de découvrir qu’ils seraient sans doute à la tête d’une distribution de drogue semblable à l’opium. Cette drogue rendrait fou les gens et les transformerait en bête assoiffée de sang aux yeux rouges, semblables aux vampires… Est-ce que Trix et les autres Dhams courent alors un nouveau danger ? Eux qui ne sont jamais réellement en sécurité nulle part, cette rumeur autour de la drogue pourrait bien les mener à l’extinction.


Mon avis sur Les Mémoires de Vanitas – Tome 11
Ce tome 11 n’est pas fort en action, contrairement aux précédents, mais important pour comprendre certains personnages ! C’est le cas de Aspholte, qui possède un passé aussi émouvant et douloureux que les autres, finalement. Et cela explique surtout sa haine envers les vampires, et son besoin de les exterminer de la surface de la terre. Quitte à exterminer les humains qui sont proches d’eux. Est-ce que cela ne risquerait pas de porter préjudice à Noé et Vanitas un jour ? Après les événements dans le Gévaudan, Aspholte ne les lâchera pas d’une semelle. Nous espérons donc qu’ils ne croiseront pas son chemin avant un bon moment…
Du côté de cette nouvelle drogue arpentant les rues de Paris, il nous tarde d’en savoir plus à son sujet. Et surtout, si oui ou non, elle provient bien des Dhams. Cela pourrait provenir d’un vampire ou d’un humain qui souhaiterait se débarrasser d’eux, ou semer la zizanie simplement. En tout cas, Trix, Dante et Yohan ont tout intérêt à être sur leurs gardes… Les chevaliers mènent l’enquête, et ils ne se feront pas prier pour s’en prendre à eux si l’occasion se présente.
Les Mémoires de Vanitas surprend une fois de plus par ses merveilleux dessins, et son atmosphère à la fois steampunk et romantique. Dans ce tome 11, les choses reviennent un peu à la normale pour Noé et Vanitas, mais ils n’oublient pas pour autant les événements mortels ayant eu lieu dans le Gévaudan. Leur prochaine cible est le Marquis Machina, qui pourrait non seulement les aiguiller sur le comte Saint-Gervais, mais aussi les renseigner sur comment apporter la paix entre les vampires et les humains. Et de la paix… Ils en auront besoin ! Surtout si les Dhams sont en danger. Rendez-vous dans le prochain tome pour le découvrir !




